Fonscolombagrion caerulescens

[Deliry C. 2026] – Fonscolombagrion caerulescens - In : Odonates du Monde (Histoires Naturelles) (2004-[2026]) – Version 74305 du 13.01.2026. – odonates.net
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→ Odonata > Zygoptera > Calopteragrionida > Coenagrionines > Coenagrionoidea > Coenagrionidae
Fonscolombagrion caerulescens (Boyer de Fonscolombe, 1838) ♥
Coenagrion caerulescens (Boyer de Fonscolombe, 1838) ♣

Boyer de Fonscolombe M. 1838 - Monographie des Libellulines des environs d'Aix. Deuxième et troisième parties. - Annales de la Société Entomologique de France, 7 : 75-106 + 547-575. - ONLINE
Localité-type - Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France.
- Agrion caerulescens Boyer de Fonscolombe, 1838
- Coenagrion caerulescens (Boyer de Fonscolombe, 1838) ♣
- Fonscolombagrion caerulescens (Boyer de Fonscolombe, 1838) ♥ [à traiter !]
- Agrion pulchella Boyer de Fonscolombe, 1838 (nec Vander Linden, 1825)
- Agrion aquisextanum Rambur, 1842
- Coenagrion caerulescens pygmaea Navás, 1919
- Agrion caerulescens caesarum Schmidt, 1959
- Fonscolombagrion caerulescens caesarum (Schmidt, 1959)
- Agrion caerulescens theryi Schmidt, 1959
- Coenagrion caerulescens isabelae Conesa-García, 1995
- Fonscolombagrion caerulescens theryi (Schmidt, 1959)
Agrion méditerranéen [Dommanget 1987], Agrion turquoise [com., 2017 : Jean-Michel Faton], Agrion azuré [2017], Agrion bleuissant [PNAO], Agrion à stigmas pointus [Faune France]

LC 2023 UICN - EN 2024 Europe
| 🔍 - ©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles - Hautes-Alpes (France) en juillet 2000 |
Commentaires
Proposée le 25 mai 2025 dans un nouveau (sous) genre d’odonates, Fonscolombagrion, dérivé de l’examen de Coenagrion caerulescens : celui-ci est caractérisé par la présence d’une bande médio-thoracique plus large que chez Coenagrion, avec des différences notables chez les ♀. Des recherches génétiques supplémentaires s’avèreront utiles (Deliry & Faton [2025]).
| 🔍 - ©© bync – Dr. Jörg Teumer – Espagne, Almería, 12 septembre 2024 – iNaturalist |
L’espèce semble voisine de Coenagrion scitulum, néanmoins Deliry & Faton ([2025]) révèlent que les ♀ sont bien distinctes et que l’examen des dessins thoraciques montrant des similitudes avec ceux d’Enallagma cyathigerum sont un pré-diagnostic facile à contrôler. La forme du prothorax pour les deux sexes et des pièces terminales de l’abdomen sont des critères de détermination fiables ([2025]). Des variations du dessin abdominal des ♂ en S2 est visible par exemple en Italie (odonata.it [2025]). Notons que les femelles brun-orangé clair lorsqu’elles sont jeunes prennent une coloration à fond bleutée à maturité, au moins chez certains individus ([2025]).
Sous-espèces
- Fonscolombagrion caerulescens caerulescens (Boyer de Fonscolombe, 1838)
- Fonscolombagrion caerulescens caesarum (Schmidt, 1959) - Italie
- Fonscolombagrion caerulescens theryi (Schmidt, 1959) - Maroc, Afrique du Nord
La dernière sous-espèce n’est pas toujours reconnue et Coenagrion caerulescens isabelae proposée pour le Maroc (Conesa-García 1995) confondue.
Répartition
Elément méditerranéen (St Quentin 1960), Ouest-méditerranéen ([2019]).
- France - EN 2016. Inscrite au PNAL. - (pulchella, caerulesens : Boyer de Fonscolombe 1838 ; sous-espèce type : Dommanget 1987 ; synthèse : Boudot & al. 1990). Dans les Hautes-Alpes, une ♀ photographiée le 22 mai 2004 par Cyrille Deliry est conforme à la sous-espèce caesarum.
- Corse (Eeben-Petersen 1913, Dommanget 1987).
Afrique du Nord, Sud-Ouest de l'Europe (Dommanget 1987).
Elle couvre globalement la région méditerranéenne occidentale. La sous-espèce nominale se trouve dans la péninsule ibérique, tandis qu’en Italie se trouve la sous-espèce Fonscolombagrion caerulescens caesarum, dont les plus grandes populations ont été trouvées en Sicile et en Sardaigne et, dans une moindre mesure, en Italie continentale. L’autre sous-espèce, Coenagrion caerulescens theryi, est présente au Maroc, en Algérie et en Tunisie (Askew, 2004).
Il s’agit d’une espèce à répartition très étroite, cartographiée dans Boudot et al. (2009).
Ouest-méditerranéenne. Espèce localisée au pourtour du Bassin ouest-méditerranéen. Elle est abondante au Maghreb (espèce la plus abondante du genre ; Jacquemin & Boudot 1999) et se trouve depuis la Péninsule Ibérique à l'Italie par le sud de la France. Présente en Corse ([2019]).
- Espagne - VU 2011 : non protégée ! – Fonscolombagrion caerulescens caerulescens – Relativement rare et plus commune sur la façade méditerranéenne, elle a été recherchée intensivement dès les années 2000, si bien que près de la moitié de quelques 200 localités connues ont été découvertes après cette date (Verdú & al. 2011). L’espèce est dispersée au nord sur l’essentiel de la Péninsule ibérique, ne « manquant » que dans le nord-ouest, elle est connue jusqu’en Asturie et aux Pays-Basque (ex Verdú & al. 2011), elle a depuis cet ouvrage, été trouvée dans le Finistère ([2025]).
- Algérie - Fonscolombagrion caerulescens theryi ([2025]) - En expansion (Yalles Satha & Boudjéma 2018).
- Italie - Fonscolombagrion caerulescens caesarum ([2019]) - Dans toutes les régions, à l’exception du Val d’Aoste, du Trentin-Haut-Adige, de la Vénétie, du Frioul-Vénétie Julienne et des Marches (odonata.it [2025]). Les plus grandes populations se trouvent en Sicile et en Sardaigne.
- Maroc - Fonscolombagrion caerulescens theryi ([2025]).
- Portugal ([2025]).
- Tunisie - Fonscolombagrion caerulescens theryi ([2025]).
Espèce relativement localisée ([2025]), connue dans l’ouest du Bassin méditerranéen depuis le Maroc à l’Italie (INPN [2025]), en passant par la Péninsule ibérique et le sud de la France où elle est rare et localisée (INPN [2025] : EN 2016).
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| 🔍 - ©© bysa - Jean-Michel Faton Drôme (France) le 26 juin 2015 - Wikimedia commons - Ici une ♀. Cette espèce a été la mascotte du département des Hautes-Alpes (France) pour le GRPLS |
France

EN 2016 France, Excessivement localisée (LR 2/10 : Dommanget 1987).
Inscrite au PNAL.
Malgré sa grande rareté, cette espèce n'est pas protégée dans le pays (Faton & Deliry 2000).
Fonscolombagrion caerulescens caerulescens (sous-espèce caesarum : exceptionnelle) – Décrite de la région d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) par Boyer de Fonscolombe (1838) sous les noms d'Agrion pulchella et d’Agrion caerulescens. Cette ambiguïté a conduit Rambur (1842) a forger un nouveau nom : Agrion aquisextanum. Environs de Montpellier (Hérault) (de Selys Longchamps & Hagen 1850). Martin (1889) reprend les données précédentes et ajoute, le secteur de Hyères (Var). Morton (1925) la signale vers Digne (Alpes-de-Haute-Provence) et Aguesse (1958) dans les Pyrénées-Orientales. Type présent en France (Dommanget 1987 : excessivement localisée LR 2/10 : confinée sur la façade méditerranéenne). Bellmann (1987) ajoute Manosque aux Alpes-de-Haute-Provence ainsi que le secteur de la Camargue dans les Bouches-du-Rhône où je confirme l’espèce notamment en Crau (Deliry 1993). Signalée dans le Vaucluse (Papazian 1988). Boudot & al. 1990 font une première synthèse pour le pays et ajoutent le département de l’Aude. J’ai photographié le 22 mai 2004, une ♀ assimilable à la sous-espèce caesarum dans les Hautes-Alpes.
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Il s'agit d'une des espèces les plus rares en France (Dommanget 1987, Boudot & al. 1990). Elle ne bénéficie d'aucune protection malgré sa grande rareté (Faton & Deliry 2000). Son statut est jugé préoccupant dans le pays. Elle est dans le Midi depuis le seuil du Lauragais à la Provence, ainsi que présente Corse. Elle est tout particulièrement bien représentée dans le Bassin de la Durance. Ses limites d'aire sont très méridionales car l'espèce ne monte pas au-delà de l'Aveyron, l'Ardèche, la Drôme et les Hautes-Alpes ([2019]). |
Initialement, restriction totale de publication des observation en tous temps sur Faune France. Cette option a été levée depuis.
- Aquitaine [?] - NA 2016.
- Pyrénées-Atlantiques [?] - Découvert par de Selys- Longchamps (1858) sur une localité voisine de Biaritz (Lac de Mouriscot) lors d'une excursion en juillet - août 1857 (dé Selys Longchamps 1858), non retrouvé et incertaine in Leconte & al. (2002). Non revue depuis 30 ans (Grand & Boudot 2006), mais retrouvée en 2024 (Jourde [2025]).
- Corse - CR 2017 - Eeben-Petersen (1913). Disparue puis retrouvéee en 1999 (Grand & Papazian 2000). Ensuite, l’espèce qui n’avait pas été revue depuis 1999, malgré des recherches spécifiques de la SfO menées en 2008 et 2009, elle a été retrouvée en 2019 en assez grand nombre, sur une station « peu typique », formée d’une rivière assez large accompagnée de Paragomphus genei (com., C.Berquier : 2020). Ce genre d’habitat est connue en Afrique du Nord, voire dans l’Aude (com. pers., 2020).
- Languedoc-Roussillon
- Aude - Ruisseau limpide des Corbières en 1986 et 1988, Boudot & al. (1990), notamment le 7 juillet 1986 à Villesèques-des-Corbières (Brugière & Duval 1992).
- Gard - François Breton (in litt.). Elle est très rare : Gard Nature [2021]).
- Hérault - Vers Montpellier (Martin 1889), indiquée en 1950 (Cassagne-Méjean 1963) et en 1986 (Boudot & al. 1990).
- Pyrénées-Orientales (Aguesse 1958, Grand 1992).
- Midi-Pyrénées - Indiquée le 14 juillet 1993 dans le Tarn (Deliry 1994).
- Aveyron - Nouvelle, en limite d'aire (Dommanget & Jolivet 2001).
- Haute-Garonne - Nouvelle (Ruisseau de la Canette : Chasle 2013).
- Tarn - La première mention de l’espèce est rapportée le 14 juillet 1993 sur Montvalen (Deliry 1994). Découverte d’une importante population dans le département dès 2011 sur une commune voisine dans le cadre d’une recherche de Coenagrion mercuriale ; une ♀ photographiée le 29 mai 2011 a été confirmée par Cyrille Deliry et Jean-Pierre Boudot (déterminateurs). La population découverte se trouve sur Couffouleux vers 120 m d’altitude (5 stations), l’espèce y est régulièrement accompagnée par Coenagrion mercuriale (4 stations sur 5) et concerne plus de 300 individus (Alquier & al. 2012, Coste & al. 2013).
- Occitanie - EN 2018. Elle est en Languedoc-Roussillon (de Selys Longchamps & Hagen 1850) et en Midi-Pyrénées (Deliry 1994).
- Poitou-Charentes [?]
- Charente-Maritime [?] - Signalée en 1989 sur la Bénigousse à Cravans (Blanc 1995), elle mérite d’être confirmée car cette mention est incertaine selon Leconte & al. (2002). Les contacts que j’ai pris avec Jean-Michel Blanc, sont restés sans suites (com. pers.). Aucune trace de cette espèce sur le site, ni ailleurs dans le département, par contre on y rencontre de populations polymorphes de Coenagrion scitulum selon Philippe Jourde (in litt.). Les recherches sont-elles à poursuivre [?].
- Provence (PACA)
- Alpes-de-Haute-Provence - Vers Digne (Morton 1925), vers Manosque (Bellmann 1987).
- Bouches-du-Rhône - Vers Aix-en-Provence : Boyer de Fonscolombe 1838, Rambur 1842, vers la Camargue (Bellmann 1987), indiquée Boudot & al. (1986), Crau (Deliry 1993).
- Var - Vers Hyères (Martin 1889).
- Vaucluse (Papazian 1988, Coffin 1989).
- Hautes-Alpes - Découverte en 1997 par Sylvain Henriquet, non loin de la Drôme, revue en 1998 à Montmorin dans les Baronnies, puis l'espèce est rapidement trouvée sur 4 localités du département (Faton & al. 1997, Faton & Deliry 2000), en danger selon Dupont (2010). Notons que le cas d'une ♀ photographiée le 22 mai 2004 par Cyrille Deliry, conforme à la sous-espèce caesarum.
- Rhône-Alpes
- Ain [erronée] - Signalée à l'état de larve sur le département, mais de toute évidence douteux ou erroné ([2006]).
- Ardèche - Découverte en 1991 (Monnerat 1992, Faton 2003a, Ladet & Bauvet [2008]).
- Drôme _ Découverte en 2002 à Piégros-la-Clastre, au Marais de Beaurière en 2003 (Faton 2003a). Synthèse départementale (Faton & Dumont 2021). Un programme de révision des stations est lancé par Camille Le Merrer (coord. Drôme du GRPLS) le 5 juin 2025.
| © GRPLS | ©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles |
| 🔍 - ©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles Extrait de Deliry (2022) (©©byncsa) - Légende - Fréquence lissée p.p. vis à vis de l'effort de prospection Rouge : Espèce fréquente - Orange : Assez fréquente - Jaune : Rare - Bleu clair : Probablement erratique Gris foncé : Disparue (à vérifier) - Rose : A confirmer ou Douteuse En Bleu limite d'aire connue par Dommanget (1987), ce qui souligne la progression de la connaissance de l'espèce. Des mentions erronées ou douteuses concernent les départements de la Charente-Maritime, le Rhône, l'Isère et l'Ain |
Habitats
Eaux plus ou moins courantes de faible importance : ruisselets, ruisseaux et petites rivières. Connue jusqu’à 2300 m d’altitude au Maroc selon Dumont (1972), à rechercher en conséquence en altitude en Corse. Dommanget (1987) disait que son habitat restait à préciser.
L’habitat de l’espèce est décrit en détail pour les Hautes-Alpes. Il s’agit d’un canal alimentant des mares dans le lit du torrent de Channe proche de son embouchure avec le Buëch. Le site et les mares présentent des Chara, Potamogeton coloratus et Groenlandia densa. Le cortège concerne notamment Orthetrum brunneum, Orthetrum coerulescens, Pumilischnura pumilio (= Ischnura pumilio), la population d’Agrion y dépasse les 100 individus ; on trouve des habitats similaires en marge du lit de la Drôme (et l’espèce y sera finalement découverte en 2002). On connaît l’espèce dans les Hautes-Alpes jusque vers 1000 m d’altitude (Faton & Deliry 2000). Dommanget & Jolivet (2001) décrivent pour l’Aveyron un habitat similaire à celui connu dans les Hautes-Alpes : il s’agit de flaques dans un petit marais et d’une mare peu profonde végétalisées alimentées en eau par la nappe phréatique du Dourdou, soit de pertes provenant d’un canal proche ; occupées par une soixantaine d’individus. On notera entre autres espèces compagnes : Ceriagrion tenellum, Pumilischnura pumilio (= Ischnura pumilio) (abondant), Orthetrum brunneum, Orthetrum coerulescens'... L’habitat est dans la Drôme, similaire à celui décrit pour les Hautes-Alpes par Faton & Deliry (2000) ; ce sont des mares peu profondes alimentées par des sources s’écoulant sur des dalles calcaires en bordure du lit mineur de la rivière Drôme ; on y trouve des Chara et du Groenlandia densa. C’est la localité connue la plus septentrionale en France (Faton 2003).
Pionnière, elle vit dans des habitats renouvelés. Eaux peu profondes, faiblement courantes voire stagnantes une partie de l’année, avec une riche végétation aquatique (Characées, Potamots). Souvent en marge du lit de rivières remaniées par les crues. Aussi, comme en Ardèche sur des ruisseaux temporaires à écoulement faible en été et pouvant s’assécher certaines années (Deliry 2008), jusqu’à 1100 m d’altitude en France (Grand & Boudot 2006 et compléments). On la trouve sur quelques grandes rivières en Afrique du Nord, dans l’Aude] ou en Corse. Capable de dispersion, elle peut recoloniser certaines de ses stations après une absence de quelques années ([2020]). C’est une espèce bioindicatrice du bon fonctionnement des hydrosystèmes fluviaux et de la continuité biologique des zones humides (Faton 2019).
Vit dans des eaux courantes peu profondes, ensoleillées et riches en végétation (INPN [2025]), ainsi que dans les zones de source (Wikipedia [2025]). Les larves recherchent des habitats avec de l’oxygène en abondance (Verdú & al. 2011). Dans le sud de l’Espagne, en Andalousie, elle évite les habitats ensoleillés et occupe de petites rivières intermittentes ombragées, asséchées en été (Conesa García & García Raso 1983). La ponte se fait en tandem dans la végétation (INPN [2025]), régulièrement dans des végétaux morts (Martens 2001 et photo ci-dessous), ce qui n’est pas généralisé, les Characées par exemple convenant volontiers (com. pers., 19 juin 2025 : photo ci-dessous). Montant parfois au-dessus de 1000 m d’altitude, plus de la moitié des mentions se situent sous les 200 m (Atlas dynamique [2025]).
| 🔍 - Ponte en tandem dans des végétaux morts (bois) : j’avais souligné cette originalité partagée avec Sympecma fusca – ©© bysa – J.M.Faton - Wikimedia – La littérature confirme cette particularité de ponte de végétaux morts (Scirpes ou Joncs) (Martens 2001) |
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| 🔍 - ©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles - Alpes-de-Haute-Provence, 7 juin 2009 - Ponte dans des Characés |
Des repères sur la physico-chimie de ses habitats sont disponibles chez Ferreras Romero (1988), en Espagne : taux maximal de chlorure de 100 mg/l, alcalinité inférieure à 500 mg/l, taux de nitrates sous 12 mg/l. La température de l’eau ne doit pas dépasser les 20°C et l’oxygène dissous doit dépasser les 4,5 mg/l.
Phénologie (IV) VI-VII (IX)
Vole de la fin mai à la fin août (Dommanget 1987). Vole de mi à fin août avec des émergences jusqu’à fin juillet. Record le 11 septembre 1993 dans les Bouches-du-Rhône (Deliry 2008). Période optimale de ponte en juillet ([2020]).
Les imagos volent de mai à septembre (INPN [2025]), parfois dès avril (Atlas dynamique [2025]). Le pic des observation se situe vers la mi-juillet (PNAO [2011]). En Italie la période de vol est de mai à août (odonata.it [2025]). Si en Andalousie, en Espagne les premiers imagos sont vus dès la mi-avril, l’espèce est généralement observée dans le pays entre juin et août, avec des attardés jusqu’à la mi-septembre (Verdú & al. 2011). Selon les localités en Espagne, les stations ombragées semble concerner des populations univoltines, alors qu’ailleurs elles pourraient être bivoltines (Verdú & al. 2011). A l’échelle des localités, les populations peuvent disparaître pendants quelques saison (éclipses), elles sont fluctuantes (PNAL [2025]).
Populations, Menaces et préservation
En Espagne les effectifs sont assez importants sur certaines localités où on peut noter jusqu’à une cinquantaine d’individus (Verdú & al. 2011). Le total cumulé de 90 individus est enregistré le 20 juin 2008 sur les gorges du Granzon (Ardèche, France) sur deux micro-habitats, formés « plans d’eau » riches en Characées au fil de la rivière, ainsi que 90 autres sur le ruisseau de la Louyre (Ardèche) le 21 juin 2008, dans des habitats différés, sans aucunes Characées, les individus, discrets, se tenaient sur les hélophytes (Juncus, Carex'...). Les effectifs records constatés étaient jusqu’alors de 40 individus sur le ruisseau de la Louyre le 14 juillet 2004 selon l’Atlas régional (Ladet & Bauvet [2008]), toutefois le chiffre d’une population dépassant la centaine d’individus avait déjà été signalée par Faton & Deliry (2000).
Les menaces envisagées en Espagne, sont la pollution des cours d’eau, la diminution des débits associée à des prélèvements excessifs à des fins agricoles (Verdú & al. 2011).
Illustrations
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| 🔍 - © Jean-Michel Faton |
Références
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Alquier D. & al. 2012 - Observation d'une importante population de Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838) dans le département du Tarn. - Martinia, 28 (1) : 57-63.
Anonyme 2025 - Coenagrion caerulescens en Drôme. - Document interne du GRPLS, 5 juin 2025. - BiB
Askew R.R. 2004 - The Dragonflies of Europe. Revised edition 2004. - Harley Books, Colchester : 308 pp.
Bellmann H. 1987 - Libellen beobachten - bestimmen. - Neumann-Neudamm, Melsungen.
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Boyer de Fonscolombe M. 1838 - Monographie des Libellulines des environs d'Aix. Deuxième et troisième parties. - Annales de la Société Entomologique de France, 7 : 75-106 + 547-575. - ONLINE
Blanc J.M. 1995 - Marquage de Cordulegaster boltonii (Donovan) (Anisoptères : Cordulegasteridae) sur la Bénigousse (Cravans – 17). – Sympetrum, 8 (art. n°41).
Boudot J.P., Goutet P. & Jacquemin G. 1990 - Note sur quelques Odonates peu communs observés en France. - Martinia, 6 (1). - PDF LINK
Boyer de Fonscolombe M. 1838 - Monographie des Libellulines des environs d'Aix. Deuxième et troisième parties. - Annales de la Société Entomologique de France, 7 : 75-106 + 547-575. - ONLINE
Brugiere D. & Duval J. 1992 - Observation de Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838) dans le département de l'Aude (Odonata, Zygoptera, Coenagrionidae). - Martinia, 8 (4) : 101.
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Chasle P. 2013 - Coenagrion caerulescens sur le Ruisseau La Canette en Haute-Garonne (Odonata : Coenagrionidae) : enjeux patrimoniaux. - Martinia, 29 (2).
Coffin J. 1989 - Odonates nouveaux pour le Vaucluse et mise à jour de la liste des espèces observées dans ce département. - Martinia, 5: 17–22.
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Conesa-García M.A. 1995 – Notes on infraspeciation in Coenagrion caerulescens (B. de Fonscolombe, 1839 [sic !]), with description of C. c. isabelae ssp. nov. from Morocco (Zygoptera : Coenagrionidae). – Odonatologica, 24 : 425-440. – ONLINE
Conesa-García M.A. & García Raso J.E. 1983 – Introducción al estudio de los Odonatos de la provincia de Málaga (España). – Actas I Congreso Ibérico de Entomología : 187-206.
Coste A. 2011 - Etat des lieux des connaissances des populations de trois libellules d’intérêt communautaire en Midi-Pyrénées : Macromia splendens, Oxygastra curtisii et Gomphus graslinii. – Conservatoire d’espaces naturels de Midi-Pyrénées : 33 pp.
Coste A. & al. 2013 - Etat des lieux des connaissances des populations de quatre odonates d’intérêt patrimonial en Midi-Pyrénées : la Cordulie splendide Macromia splendens, la Cordulie à corps fin Oxygastra curtisii, le Gomphe de Graslin Gomphus graslinii et l’Agrion bleuissant Coenagrion caerulescens. - [à préciser !] - PDF LINK
de Selys Longchamps E. & Hagen H.A. 1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Muquardt, Bruxelles & Leipzig, Roret, Paris : XXII + 408 pp. + 11 pl. - ONLINE
de Selys Longchamps 1858 - [Biarritz] - [à préciser !]
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[Deliry C. 2000, 2006] - Odonates du Monde. - Histoires Naturelles, première mise en ligne en 2004. - odonates.net
Deliry C. (coord.) 2008 - Atlas illustré des Libellules de la région Rhône-Alpes. - Dir. du Groupe Sympetrum et Muséum d’Histoire Naturelle de Grenoble, éd. Parthénope, Mèze : 404 pp.
[Deliry C. 2017, 2020] - Odonates du Monde. - Histoires Naturelles, première mise en ligne en 2004. - odonates.net
Deliry C. 2022 - Odonates en France. - Histoires Naturelles n°65, v.3 du 17 février 2022 (première édition le 12 février 2022). - ARCHIVE PDF 2022
[Deliry C. 2025] - Odonates du Monde. - Histoires Naturelles, première mise en ligne en 2004. - odonates.net
[Deliry C. & Faton J.M. 2025] - Fonscolombagrion, réflexion sur un nouveau (sous) genre depuis Coenagrion caerulescens. - Histoires Naturelles, Blog, 25 mai 2025. - ONLINE
Dommanget J.L. 1987 - Etude faunistique et bibliographique des Odonates de France. - MNHN, Inv. de Faune et de Flore, fasc. 36 : 283 pp. - ONLINE
Dommanget J.L. & Jolivet S. 2001 – Découverte d’une petite population de Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838) dans le département de l’Aveyron (Zygoptera, Coenagrionidae). – Martinia, 17 (3) : 88.
Dumont G.A. 2019 - Inventaire et suivi de Coenagrion caerulescens dans la basse et moyenne vallée de la Drôme. - Groupe Sympetrum, doc. Licence pro EDN 2018/2019 : 24 pp. - PDF
Dumont H.J. 1972 - The taxonomic status of Calopteryx xanthostoma (Charpentier, 1825) (Zygoptera: Calopterygidae). - Odonatologica, 1 : 21-29.
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Eeben-Petersen 1913 - [à préciser !]
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[b] Faton J.M. 2003 - Inventaire des Libellules (Odonata) de la « Crau humide ». Site Natura 2000 PR100. - Document pour le CEEP.
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Yalles Satha A. & Samraoui B 2018 - Inventaire des Odonates de trois oueds du Nord-est algérien : Kebir-est, Seybouse et Kebir-Rhumel. - CIFE-CIFE9, J.D. Rouault (2018). - ONLINE
Communiqués, notules et Évenements (Liste)
- 26 juin 2008 - Records numériques pour l’Agrion bleuissant (Ardèche) - Communiqué du GRPLS, 26 juin 2008 (site Internet sympetrum.fr). - Histoires Naturelles (archives) Ⓑlog
- 25 mai 2025 – Fonscolombagrion, proposition d’un nouveau genre depuis Coenagrion caerulescens (Deliry C. & Faton J.M.) - Histoires Naturelles Ⓑlog
- 11 juin 2025 – Avis de recherche : Agrion à stigmas pointus – Faune France, Les Nouvelles (Jourde P.)
Espèces classées dans le même genre
Fonscolombagrion (gen. nov.), Fonscolombagrion caerulescens (ad Coenagrion caerulescens)
Coenagrion, Coenagrion aculeatum, Coenagrion angulatum, Coenagrion armatum, Coenagrion australocaspicum, Coenagrion bifurcatum (→ Coenagrion johanssoni), Coenagrion caerulescens (→ Fonscolombagrion caerulescens), Coenagrion castellani, Coenagrion concinnum (→ Coenagrion johanssoni), Coenagrion ecornutum, Coenagrion exclamationis, Coenagrion glaciale, Coenagrion hastulatum, Coenagrion hermeticum, Coenagrion holdereri, Coenagrion hylas, Coenagrion intermedium, Coenagrion interrogatum, Coenagrion johanssoni, Coenagrion lanceolatum, Coenagrion lunulatum, Coenagrion lyelli (→ Austrocoenagrion lyelli), Coenagrion melanoproctum, Coenagrion mercuriale gr., Coenagrion mercuriale, Coenagrion ornatum, Coenagrion persicum, Coenagrion ponticum ([?] → Coenagrion syriacum), Coenagrion puella gr., Coenagrion puella, Coenagrion pulchellum, Coenagrion resolutum, Coenagrion scitulum, Coenagrion syriacum, Coenagrion tengchongensis (→ Coenagrion exclamationis), Coenagrion terue, Coenagrion vanbrinkae (→ Coenagrion ornatum)
Travaux...

Approfondir ou traiter les articles suivants : Bilek (1964), Dumont (2019), Faton (2003, 2019), Jacquemin & Boudot (1999), Marie (1998).




