Epiophlebia superstes

[Deliry C. 2026] – Epiophlebia superstes - In : Odonates du Monde (Histoires Naturelles) (2004-[2026]) – Version 69102 du 11.11.2025. – odonates.net
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Epiophlebia superstes (de Selys Longchamps, 1889)

de Selys Longchamps E. 1889 (v1) - Palaeophlebia, nouvelle légion de Caloptérygines, suivi de la description d’une nouvelle Gomphine du Japon : Tachopteryx pryeri. - Société Entomologique de Belgique. Compte-rendu de Séance du 7 septembre 1889 : tiré à part (incl. CLIII-CLXIV).
Localité-type - Japon, Honshu, Gifu. - 1 ♂ et 1 ♀, 1er mai 1876 (Hämäläinen 2020)[1]
- Palaeophlebia superstes de Selys Longchamps, 1889
- Epiophlebia superstes (de Selys Longchamps, 1889) (Calvert 1903, comb. nov.) ♣ ♥
- Neopalaeophlebidae superstes (de Selys Longchamps, 1889) (Handlirsch, 1906, comb. nov.) [gen. inval.]
- Epiophlebia (Epiophlebia) superstes (de Selys Longchamps, 1889) (Carle 2012, subgen.)
[à traiter !] - Voir aussi Orogomphus [!?]
Commentaires
Hämäläinen (2020) raconte la mise en place de la description de cette espèce par Edmond de Selys Longchamps. Le Baron a reçu le 1er mai 1889, 15 boites de "feu M.Pryer" provenant du Japon. Les spécimens concernés ont été acquis par Henry Pryer qui a résidé au Japon pendant 17 ans, matériel envoyé par Olivier Erichson Jason (de Londres), agent de Pryer pour les questions zoologiques. Selys considérait cette espèce comme tellement unique qu'iel a demandé à Guillaume Séverin d'en réaliser une planche dont il suit la réalisation en juillet 1889. Edmond de Selys Longchamps a présenté son article descriptif le 3 août 1889 à la Société Entomologique de Belgique selon Hämäläinen (2020).
Le placement de cette espèce dans des genres successifs est fondé sur le genre Palaeophlebia de Selys Longchamps, 1869 (nec Brauer, 1869) qui est déjà occupé, depuis très peu de temps, pour un genre fossile Palaeophlebia Brauer, 1869 Ŧ. Ainsi Handlirsch alors que fonde les Anisozygoptera, y place l'espèce, alors la seul connue en son genre du Japon, Neopalaeophlebia Handlirsch, 1906, ne connaissant pas le genre très nouvellement créé Epiophlebia Calvert, 1903 qui a de fait la priorité, ce qui est d'ailleurs très rapidement détecté par les auteurs à l'époque (voir Epiophlebiidae).
Asahina (1961) rassemble les éléments de comparaison des larves de cette espèce et celles d'Epiophlebia laidlawi, son homologue indienne et envisage que les deux espèces pourraient être confondues.
L'espèce a été décrite sur l'imago, et la larve a été découverte par Furukawa (1934 in Asahina 1961).
Longtemps seule espèce du genre, la larve restait inconnue lorsque Tillyard (1921) la décrit pour la nouvelle espèce Epiophlebia laidlawi trouvée dans l’Himalaya. Ce n’est qu’avec Carle (1983) que la larve d’Epiophlebia superstes est précisée, néanmoins Asahina (1961) évoque sa capture dès 1934 (com., 2023).
Répartition
- Japon (Carle 2012, Büsse & Ware 2022, Yan & al. 2025).
Habitats
Les jeunes larves s'accrochent aux pierres des torrents impétueux, les plus âgés préférant les plus grandes pierres dans des zones de courant rapide (Asahina 1950). La ponte [semble] se faire dans des mousses (Bryophytes) (Asahina & Eda 1982).
Phénologie
Vole de début avril (3 avril 1990) à juillet, dès fin mars à Kyusyu et jusqu'en juillet à Hokkaido. La période de vol n'est que d'environ un mois pour une localité donnée (Carle 2012). Le développement larvaire (14 stades estimés) se déroule pendant 5 à 8 ans selon les conditions de l'habitat. Les larves ont un comportement unique chez les Odonates car elles quittent le gîte larvaire aquatique pendant une période pouvant aller jusqu'à 5 mois et rampent dans l'environnement terrestre au voisinage. L'émergence survient suite à cette période terrestre. Elle se produit généralement le matin, sur un rocher ou un tige au bord du cours d'eau, des exuvies ayant été découvertes jusqu'à près de 10 mètres de distance de l'eau (Carle 2012).
Japon (Honshu, Hokkaido, Kyushu, Shikoku). Vole d’avril à juillet. L’espèce pond notamment dans les Bryophytes ([2014]).
Notes de biologie
Epiophlebia superstes pond ses œufs sur une plante située plus haut que la surface de l'eau. Alors la prolarve qui éclot doit effectuer plusieurs sauts avant d'atteindre son habitat aquatique. Ce n'est qu'une fois arrivée à la surface qu'elle devient une larve de premier stade. Ainsi la durée du stade prolarve varie de quelques minutes à plusieurs dizaines de minutes chez cette espèce. Il est plus long que chez les autres Odonates ([2025]).
Illustrations
| 🔍 - Planche II - Palaeophlebia superstes de Selys Longchamps, 1889 - Parue à part dans le Bulletin de la Société Entomologique de Belgique après la série de comptes-rendus des séances (année 1989) BHL
Explications extraites de l'article d'Edmond de Selys Longchamps (1889)
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Références
Ando H. 1962 - The comparative embryology of Odonata with special reference to a relic dragonfly Epiophlebia superstes Selys. - The Japan Society for the Promotion of Science, Tokyo.
Asahina S. 1934 - Ecological observations on Epiophlebia superstes. - Kontyû, 8 (2) : 103-106.
Asahina S. 1949 - On some archaic structures retained in Epiophlebia superstes (Odonata, Anisozygoptera). - Mushi, 19 : 49–51.
Asahina S. 1950 - On the life history of Ephiophlebia superstes (Odonata, Anisozygoptera). - In : Proceedings of the VIII International Congress of Entomology, Stockholm : 337-341.
Asahina S. 1954 - A morphological study of a relic dragonfly Epiophlebia superstes Selys (Odonata, Anisozygoptera). - The Japan Society for the Promotion of Science, Tokyo : 153 pp.
Asahina S. 1961 - Is Epiophlebia laidlawi Tillyard (Odonata, Anisozygoptera) a good species ? - Int. Rev. ges. Hydrobiol., 46 (3) : 441-446.
Asahina S. 1986 - Centennial of the capture of Epiophlebia superstes. [japonais, résumé anglais] - Tombo, 29 (1-2): 2–4.
Asahina S. & Eda S. 1982 - Further observations on bryophyte oviposition by Epiophlebia superstes. - Tombo, 25 : 2-6.
Blanke A. & al. 2012 - The head anatomy of Epiophlebia superstes (Odonata: Epiophlebiidae). - Organisms, Diversity & Evolution, 13 (1) : 55–66.
Blanke A., Büsse S. & Machida R. 2015 - Coding characters from different life stages for phylogenetic reconstruction: a case study on dragonfly adults and larvae, including a description of the larval head anatomy of Epiophlebia superstes (Odonata: Epiophlebiidae). - Zoological Journal of the Linnean Society, 174 (4) : 718–732.
Büsse S. 2016 - Morphological re-examination of Epiophlebia laidlawi (Insecta : Odonata) including remarks on taxonomy. - International Journal of Odonatology, 19 (4) : 221–238. - BiB
Büsse S. & Ware J.L. 2022 - Taxonomic note on the species status of Epiophlebia diana (Insecta, Odonata, Epiophlebiidae), including remarks on biogeography and possible species distribution. - ZooKeys, 1127 : 79-90. - BiB
Carle F.L. 1983 - The first collection of larval Epiophlebia superstes (Selys) (Anisozygoptera: Epiophlebiidae). - Tombo, 26 (1/4) : 16.
Carle F.L. 2012 - A new Epiophlebia (Odonata: Epiophlebioidea) from China with a review of epiophlebian taxonomy, life history, and biogeography. - Arthropod Systematics & Phylogeny, 70 (2) : 75-83. - PDF LINK
de Selys Longchamps E. 1889 (v1)[2] - Palaeophlebia, nouvelle légion de Caloptérygines, suivi de la description d’une nouvelle Gomphine du Japon : Tachopteryx pryeri. - Société Entomologique de Belgique. Compte-rendu de Séance du 7 septembre 1889 : tiré à part (incl. CLIII-CLXIV).
[Deliry C. 2014, 2023, 2025] - Odonates du Monde. - Histoires Naturelles, première mise en ligne en 2004. - odonates.net
Furukawa H. 1934 - On the nymph of a dragonfly, Epiophlebia superstes Selys. - Annotationes Zoologicae Japonenses, 14 : 451-456.
Hämäläinen M. 2020 - Swift action by Edmond de Selys Longchamps in describing two exciting new
'living fossil' odonate species Hemiphlebia mirabilis and Epiophlebia superstes. - Agrion, 24 (2), mai 2020 : 89-96.[3]
Tamiya Y. & Miyakawa K. 1984 - On the oviposition habitat of Epiophlebia superstes (Selys) (Anisozygoptera : Epiophlebiidae). - Odonatologica, 13 (2) : 301-307.
Tokunaga M. & Odagaki S. 1939 - Ecological and morphological studies on a dragonfly Epiophlebia superstes Selys. [Japonais] - Celebration Bulletin of Professor Sadao Yoshida : 472–496.
Yang G.H. & al. 2025 - Epiophlebia laidlawi daliensis, a new subspecies from Hengduan Mountains in Yunnan (Insecta, Odonata, Epiophlebiidae). - Zootaxa, 5653 (3), 27 juin 2025 : 343-363.
Espèces classées dans le même genre
Epiophlebia, Epiophlebia diana (→ Epiophlebia laidlawi diana), Epiophlebia laidlawi, Epiophlebia laidlawi daliensis (→ Epiophlebia diana → Epiophlebia laidlawi diana), Epiophlebia sinensis (nom. dubium), Epiophlebia superstes
Notes
- ↑ Selon Asahina (1986) la date correcte lues sur les étiquettes des spécimens conservés à l'IRSN (Bruxelles) est le 27 avril 1886 (in Hämäläinen 2020).
- ↑ de Selys Longchamps E. 1889 (v2) - Palaeophlebia, nouvelle légion de Caloptérygines, suivi de la description d’une nouvelle Gomphine du Japon : Tachopteryx pryeri. - Comptes Rendus de la Société Entomologique de Belgique, 33, [fin] septembre 1889 : CLIII-CLIX, pl.II, excl.
de Selys Longchamps E. 1889 (v2bis) - Palaeophlebia, nouvelle légion de Caloptérygines, suivi de la description d’une nouvelle Gomphine du Japon : Tachopteryx pryeri. - Comptes Rendus de la Société Entomologique de Belgique, 33, [fin] septembre 1889 [version t.32+33 : bibliothèque : Smithonian Intitution National Museum) : CLIII-CLIX, pl.II, incl.
de Selys Longchamps E. 1889 (v3) - Palaeophlebia, nouvelle légion de Caloptérygines, suivi de la description d’une nouvelle Gomphine du Japon : Tachopteryx pryeri. (Extrait des Comptes-rendus de la Société Entomologique de Belgique). (Séance du 7 septembre 1889). - Tiré à part : 7 pp. + pl. incl.
- ↑ Reçu par @ le 11 novembre 2025, avec mes remerciements à K.Wilson (éditeur de la Revue Agrion).


