Sympecma fusca

[Deliry C. 2026] – Sympecma fusca - In : Odonates du Monde (Histoires Naturelles) (2004-[2026]) – Version 76945 du 21.03.2026. – odonates.net
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→ Odonata > Zygoptera > Lestida > Lestines > Lestoidea > Lestidae
Proverbe sympétrin : Si le Leste branche fait souche sur la paille de l'étang, l'hiver a rendu sa dernière bise. (C.Deliry, samedi 20 avril 2002).

Sympecma fusca (Vander Linden, 1820)
Vander Linden P.L. 1820 - Agriones Bononienses. - Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae.
Localité-type - Italie, Bologne.
- Agrion fusca Vander Linden, 1820
- Sympecma fusca (Vander Linden, 1820)
- Agrion phallatum de Charpentier, 1825
- Sympynca fusca var. aestiva Dziedzielewicz, 1902 [A voir pour la WOL]
- Sympecma aragonensis Navás, 1927
Autres taxonymes signalés - Agrion fuscum, Lestes fuscus, Sympecma phallatum
Leste brun [Deliry [2005]], Leste brindille [Deliry [2005]], Leste d'hiver [Deliry [2005]], Leste des pilotis [Deliry [2005]], Brunette hivernale - Сіролютка руда (ukrainien)
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Taxonomie : détails résumés
- Agrion fusca Vander Linden, 1820 - [syn. : NCC 1993, Deliry [2005]]
- Sympecma fusca (Vander Linden, 1820) - [d'Aguilar & Dommanget 1985, Deliry [2005], NCC 1993]
- Agrion phallatum de Charpentier, 1825 [syn. : Deliry [2005]]
Autres taxonymes signalés - Deliry [2005] - Agrion fuscum, Agrion limnas, Agrion puella var. g Schrank , Sympecma phallatum, Lestes fuscus - dont [A vérifier !] [à préciser !]
Commentaires
Décrite sous le genre Agrion par Vander Linden (1820), le passage au genre Lestes est encore hésitant dans les années 1840 (à suivre). La confusion avec le Coenagrion puella s.l. qui de fait représente à l'époque l'essentiel des Zygoptères sauf les Calopteryx semble avoir eu lieu dans un premier temps. Il est possible que l'espèce ait alors été isolée sous Agrion puella var. g Schrank, mais je ne dispose pas de la date de cette description [A vérifier !]. Bien que décrit sous Agrion fuscum en 1820 de manière surprenante, c'est l'Agrion phallatum présenté par de Charpentier (1825) qui a l'adhésion des auteurs dans un premier temps, jusqu'à la restitution du nom, sous Lestes fusca chez de Selys Longchamps & Hagen (1850). Sympecma paedisca est séparé tardivement dans les années 1860, bien qu'ayant été "maladroitement" détecté dès les années 1830 (Deliry [2005]). Et la situation n'est toujours pas si claire lors de la description de Sympecma annulata par de Selys Longchamps en 1887, cette première espèce ayant été confondue avec la précédente. Dans les années 2000, je souligne que la situation taxonomique n'est toujours pas si claire pour la genre Sympecma en Europe (Deliry [2005]).
Éléments de description
Voir : de Selys Longchamps (1840), Robert (1958), Askew (1988), d'Aguilar & Dommanget (1998)
La maturation de l'espèce se traduit par une évolution de la teinte des yeux qui change progressivement et passe par plusieurs étapes (Deliry 2021) : ils sont brun clair unis à l'émergence, bruns clairs avec des motifs complexes au bout de quelques jours et au sortir de l'hivernage, ce indépendamment des premiers comportements reproducteurs au premier printemps, les individus en mesure de se reproduire prennent une teinte bleue entamée par le haut de l'œil et ceux-ci foncent encore avec le temps chez les individus scénescents.
| 🔍 - Скворцов (2010) - Стрекозы Восточной Европы и Кавказа: Атлас-определитель - Source [1] |
| 🔍 - Extrait de Hentz & al. (2012). |
| 🔍 - shared - © Christophe Brochard (Site Internet) |
Répartition
Eurosibérienne.
- France - LC 2016 - (ill. : Hoefnagel 1575 : pl.LXIII ; de Selys Longchamps & Hagen 1850). Présente dans tous les départements de France, dont la Corse. En Rhône-Alpes, elle est peu commune dans l'Ain et la Loire ([2006]).
- Algérie (de Selys Longchamps & Hagen 1850).
- Allemagne (de Selys Longchamps & Hagen 1850).
- Belgique (de Selys Longchamps & Hagen 1850).
- Hongrie (de Selys Longchamps & Hagen 1850).
- Italie (de Selys Longchamps & Hagen 1850).
- Pologne (de Selys Longchamps & Hagen 1850).
- Russie (de Selys Longchamps & Hagen 1850).
- Sardaigne (de Selys Longchamps & Hagen 1850).
- Sicile (de Selys Longchamps & Hagen 1850).
- Suède (méridionale : de Selys Longchamps & Hagen 1850).
Presque toute l'Europe. Inconnue dans les îles britanniques et l'Espagne (de Selys Longchamps & Hagen 1850).
- Autriche (Löw 1866 in Jödicke & Mitamura 1995).
- Slovénie (Löw 1866 in Jödicke & Mitamura 1995).
- Maroc (Jacquemin 1994, d'Aguilar & Dommanget 1998).
Assez fréquente. Europe centrale, orientale et méridionale, Afrique du nord, Moyen Orient, Asie centrale (d'Aguilar & Dommanget 1998).
- Lesbos (Deliry [2005]).
- Ukraine - Répandue mais rare, assez commune sur le delta du Dniepr (Diatlova [2007]).
- Biélorussie (Ostrovski 2023).
Habitats
Eaux stagnantes, parfois légèrement saumâtres, souvent dans un environnement forestier jusqu'à 1800 m d'altitude, aussi dans des eaux courantes au Maroc (d'Aguilar & Dommanget 1998). Sur l'Allier, l'espèce, peu fréquente, habite les boires et les mares plus ou moins ombragées (Lohr 2003). Dans le sud-ouest de l'Ukraine, on trouve cette espèce sur les rives de grands cours d'eau à faible débit, dans les zones humides, les forêts et les prairies (Diatlova [2007]).
La larve de développe dans des eaux stagnantes de diverse nature, souvent près de terrains sauvages (friches, boisements) où les imagos passe l'hiver avant d'entamer la reproduction au début du printemps suivant leur émergence ([2023]).
En automne et en hiver, les imagos restent vivants et s'observent lors de journées ensoleillées ou figés et plaqués contre une tige ou dissimulés sous des pierres ou des végétaux. Ils sont alors souvent assez loin de l'eau, sur des coteaux secs, au milieu des friches ou dans des haies. On trouve par exemple aux Pays-Bas des clichés d'individus givrés, comme saisis par le froid (Krieg-Jacquier & Deliry 2011), ils peuvent même se déplacer par des températures sous 0°C comme le montrent certaines vidéos. Il convient de noter que les gîtes hivernaux sont pour certains relativement humides avec des suintements au niveau du sol ([2024]).
Les larves vivent dans les eaux stagnantes ou lentes, en particulier là où s'accumulent les débris végétaux tels que les tiges de Roseaux, de joncs ou les feuilles (Krieg-Jacquier & Deliry 2011).
Les altitudes maximales connues dans le Sud-Est dans les années 2000 sont de 860 m pour le Rhône et de 845 m pour la Drôme (Deliry [2005]), néanmoins les études postérieures indiquent que l'espèce peut même passer la cote des 2000 m occasionnellement dès le sud des Ecrins, la cote de 1100 m étant validée pour sa reproduction dans les Hautes-Alpes (com., 2026).
Phénologie
La principale période de vol en Europe centrale va de (juillet) août à mai (avec mentions précoce le 5 avril en Suisse) (Robert 1958). Dans le Rhône la nouvelle génération apparaît parfois dès juin et la boucle annuelle est couverte par les derniers imagos en juin de l'année suivante, avec une ♀ notée, pondant le 5 juillet 1989. En Loire-Atlantique la période imaginale commence à la mi-juillet avec des individus significativement observés jusqu'en octobre, et une reprise printanière du vol en avril-mai. En raison de son hivernage à l'état imaginal, les individus volant ont une longévité record ([2005]).
L'émergence a surtout lieu en août en Europe centrale et les insectes restent d'abord près de l'eau (dates extrêmes : 20 juillet 1920 - 13 septembre). Alors la larve grimpe à une hauteur de 7 à 30 cm, embrasse solidement la feuille qui la soutien et s'y applique de tout son long pour réaliser son émergence. Selon les cas elle dure entre 2 h et 2h30, en matinée, avant le premier envol (Robert 1958).
Les insectes après l'émergence restent en général près de l'eau. Ils dorment alors dans les prairies marécageuses et avoisinantes, les ailes serrées contre le corps et celui-ci bien appliqué contre la tige des hautes herbes. Le matin ils sont couverts de rosée et ne s'envolent que quand le soleil les a réchauffés. 4 à 6 semaines après l'émergence, en septembre, ils gagnent les lisières des forêts et les vallons abrités et ensoleillés où ils passeront l'hiver à l'état imaginal, cachés dans les taillis, les buissons, les herbes sèches, souvent fort loin de l'eau. Il n'est pas rare de les voir voler dans les clairières bien exposées tard en automne, voire par les belles journées d'hiver. Ils se posent sur les chaumes de graminées dont ils ont la couleur et passent très facilement inaperçus, ayant l'habitude de glisser rapidement de l'autre côté de la tige dès qu'on s'approche. Ils sont très difficiles à repérer endormis pendant l'hiver. À la fin de mars, ou en avril, voire en mai si le printemps tarde, ils regagnent les étangs et petits lacs (Robert 1958).
Cette espèce est donc bien connue pour passer l'hiver à "l'état de torpeur" comme le dit déjà de Selys Longchamps (1848). Après l'émergence en été, les individus fréquentent des habitats [terrestres] ensoleillés, semi-ouverts avant d'affronter les rigueurs hivernales plaqués contre une tige ou dissimulés sous des pierres ou des végétaux Les individus peuvent être observés en vol ou posés entre la fin novembre et la mi février au bénéfice de journées ensoleillées. On trouve par exemple aux Pays-Bas des clichés d'individus givrés, comme saisis par le froid (Krieg-Jacquier & Deliry 2011). En effet l'espèce a été observée givrée, voire se déplaçant dans la neige aux Pays Bas (den Ouden & van Roosmalen 2011). La coloration des yeux des individus viennent changer de teinte au printemps au moment où la maturité sexuelle est atteinte, toutefois quelques individus réalisent des actes reproducteurs peu avant ce virage de couleur (Deliry 2021).
La durée du développement larvaire est de l'ordre deux à trois mois, estimée par le fait que les pontes du printemps produisent des individus à l'émergence dès la fin du mois de juillet (Savoie). Pour Robert (1958), il se déroule trois mois environ entre l'éclosion de l'œuf et l'émergence imaginale. Dans le sud de l'aire de répartition le cycle est modifié avec des pontes entre décembre et mars suivies d'émergences en avril ou en mai (Krieg-Jacquier & Deliry 2011).
Historique des connaissances sur l'hibernation du Leste brun
Il est possible de dresser un historique des connaissances sur l'hibernation de cette Libellule à partir de l'article de Jödicke & Mitamura (1995) (résumé ci-dessous et complété : [2005]). Déjà de Selys Longchamps & Hagen (1850) émettaient l'hypothèse d'hibernation chez cette espèce en se basant sur l'observation d'adultes volant dans des forêts par de belles journées de la fin du mois de novembre ou en mars, voire plus tôt au printemps réalisées en Pologne, Belgique et en Allemagne. Il en est même déjà question dans un article d'Edmond de Selys Longchamps en 1848. Löw (1866 in Jödicke & Mitamura) découvre un adulte installé sous une pierre en janvier 1856 proche des berges d'un ruisseau en Slovénie et ajoute diverses mentions sur la phénologie de l'espèce provenant de la région de Vienne (Autriche) et confortant l'idée de l'hibernation des imagos. En France, Martin (1887 & 1888 in Jödicke & Mitamura 1995) découvre divers individus dissimulés sous des amoncellement d'herbes dans des bruyère brûlées, ou réfugiés sous la mousse, à la fin du mois de décembre 1886 et un spécimen en janvier 1887. Les insectes bougent les pattes rapidement et sont tout à fait capable de reprendre leur vol, notamment une fois introduits dans une pièce tempérée. de Selys Longchamps (1888 in Jödicke & Mitamura 1995) fait référence à une lettre de René Martin sur le sujet qui reprends des éléments des observations précédentes. Martin (1893 in Jödicke & Mitamura 1995) réitère ses observations et découvre lors d'une recherche active d'insectes en hibernation, 3 ♀ en novembre (1892 [?]) sous un tas de bois de chauffage. Martin (1887 & 1888, op. cit.) évoque des observations de février 1887 en France, l'espèce étant active lors de frêles rayons de soleil. L'espèce est ainsi capable de voler lors des journées ensoleillées de février et mars mais disparaît immédiatement dès le retour du froid. Il pense à partir des secteurs où l'espèce est observée en vol ou chassant que les sites d'hibernation sont des zones de landes de bruyères brûlées ou des forêts peu denses avec des zones d'herbes bien développée. Geijskes (1929 in Jödicke & Mitamura 1995) parle de landes de Callunes parsemées de jeunes plants de Pins, Chênes et Bouleaux, non loin des sites de reproduction. Ainsi dans des conditions favorables pour le vol, en novembre et en mars (Est de l'Allemagne). Münchberg (1933 in Jödicke & Mitamura 1995) observe le Leste dans des sites forestiers avec des Callunes et des tas de bois secs, mais ne signale pas d'individus en léthargie. Des zones denses à Calamagrostis protégées du vent (Bellmann 1987 in Jödicke & Mitamura 1995) ou des zones de Phragmites diffus ou de conifères situées à plus de 2 km des sites de reproduction (Jödicke 1991 in Jödicke & Mitamura 1995) sont aussi envisagées. Les Lestes bruns se nourrissent tant à la fin de l'automne qu'au premier printemps si les rayons de soleil sont suffisants. Les landes de Bruyères s.l. et les forêts peu denses sont souvent évoquées. De manière générale, les cas d'observation d'hibernation pure sont très rarement signalés, mieux connu à partir de données nombreuses du Japon S.paedisca, se réfugie, parfois en nombre, dans des fissures tant naturelles qu'artificielles . La possibilité de sites différents lors des chasses d'automne et l'hibernation est évoquée pour Sympecma paedisca selon Schmidt (1993 in Jödicke & Mitamura 1995), mais semble selon Jödicke & Mitamura (1995) devoir être considéré comme un phénomène local et ne pouvoir être généralisé. L'analyse des informations de Schmidt (op. cit.) : Tourbières du Molinion ensoleillées en automne et bosquets ou bordures forestières en hivers me semblent toutefois logiques (com., 2005)). En effet, l'espace des dernières chasses, plus exposé est cohérent avec la possibilité d'ensoleillement, suivie de secteurs refuges plus appropriés car moins exposés - tant aux variations thermiques qu'aux gels les plus importants - en période hivernale. Enfin, il est intéressant de noter que l'hibernation n'est pas obligatoire sous certains climats de la directe côte atlantique du Maroc. Les pontes sont alors observées en décembre au début de la saison pluvieuse, suivies d'émergences en avril-mai (Jacquemin 1994).
D'autres informations pourront être compilés peu à peu (com., 2005) : ainsi une observation de novembre en Haute-Savoie (B.Bal, in litt.) concerne un secteur planté en Épicéas et mélangé de taillis plus ou moins humides, le tout au sein d'une zone agricole périurbaine. Par ailleurs, un groupe qui peut être imaginé exceptionnel en l'état actuel des connaissances, de 100 individus a été noté dans une clairière ensoleillée d'un bois de pins, près d'une zone d'étangs à Saint-Mars-la-Brière (Sarthe) le 24 septembre 1996 (Christian Kérihuel, in litt.).
Populations
Les plus importantes concentrations sont observées au printemps (de fin mars à début mai en général) ([2005]). Elles ne rassemblent généralement qu'une vingtaine d'individus dans certains secteurs comme la Haute-Savoie (Bernard Bal, in litt.). Toutefois le même observateur signale un groupe d'une quinzaine d'individus un 19 août, non loin d'un site présumé d'émergence. Christian Kérihuel (in litt.) fait état de quelques rassemblements dans la Sarthe : en activité de reproduction, 30 individus les 21 et 24 avril 1992 (Parigné-l'Evêque, étang forestier), et d'une soixantaine le 5 mai 1990 à Changé (proches d'une gravière). Une vingtaine d'individus en comportement reproducteurs sont aussi signalés en avril 1999 sur Liffré (Ille-et-Vilaine ; P.Rousse, in litt.). Localement elle est réputée solitaire (Christophe Bernier, in litt.).
Notes de biologie
Les individus se tiennent fréquemment posés ou perchés sur des supports de couleur terne avec lesquels ils se confondent par homochromie (d'Aguilar & Dommanget 1998).
Cette espèce dort à la différence du Leste fiancé (Lestes sponsa) le corps appliqué de tout son long sur son support (Robert 1958). Quand on le découvre il tourne volontiers autour de la tige sur laquelle il est placée se cachant vis à vis de l'observateur (com., 2026).
Pontes dès le tout début du printemps, en tandem, dans les débris végétaux morts de l'année précédente, disponibles alors comme les seuls flottant à la surface de l'eau. Les adultes meurent ensuite (Krieg-Jacquier & Deliry 2011).
La larve subit huit mues avec des intervalles de 7 à 10 jours. Ces mues sont rapides et il ne faut en général que 4 à 5 minutes depuis l'instant où la peau se fend jusqu'à celui où la nouvelle larve se dégage entièrement de sa dépouille. Contrairement à ce qui se passe chez la plupart des autres larves des autres groupes, les ailes de celle-ci sont assez mobiles, en dépit de leur petitesse. Quant aux branchies caudales, la médiane est très relevée et les deux autres légèrement abaissées. La larve marche lentement sur la vase, à faible profondeur ou sur les herbes sèches et les Carex qui retombent depuis le bord, la tête un peu infléchie vers le bas, cherchant sa proie. Elle chasse aussi de jour. Si on l'effraie, elle part rapidement à la nage, en faisant ondoyer son corps et en frappant l'eau de ses branchies caudales réunies. Dix jours après la dernière mue, les ailes se gonflent et 11 à 14 jours plus tard se déroule l'émergence. À ce moment là, alors que nombre d'espèces sont lentes à se déplacer, la larve du Leste brun est vive et agile (Robert 1958).
Les Araignées suivantes sont signalées comme prédatrices au Pinail (Vienne) (Durepaire & Prévost 1994) 3 parmi 50 cas chez les Libellules : tous par Argiope bruennichii.
Actualités : notes entre 2000 et 2004
Le réveil de l'an 2000 : Le premier Sympecma fusca signalé est observé aux alentours du 7 février en Loire-Atlantique (Cellier) par Laurent Gouret (in litt.). L'individu était posé sur un affleurement rocheux bien exposé au sud dans une petite vallée aux versants boisés (essentiellement chênes et châtaigniers) et à proximité d'un petit affluent de la Loire, le fleuve étant situé à environ 2 km de là. En haut de versants, les plateaux sont constitués de bocages où l'on peut trouver quelques mares. Le 12 février Christophe Bernier (in litt.) signale le premier individu à Vallérargue (Gard) et un groupe d'une vingtaine le 11 mars à Céreste (Alpes-de-Haute-Provence) autour d'une "mare de culture". Christian Kérihuel a observé deux individus dans une Pinède au substrat sablonneux à Parigné-l'Evèque (Sarthe) (avec Polygonium c-album, Papillon), le 7 mars par beau temps. Thomas Williamson signale un individu en forêt de Grâve (Loire-Atlantique) le 8 mars.
Le réveil de l'an 2001 : Le premier est signalé le 4 février en Gironde par François Vaillant (in litt.).
Le réveil de l'an 2003 : Noté le 28 février dans le nord du département de l'Isère (Guillaume Delcourt, in litt.). Le 20 mars de nombreux Sympecma fusca se tenaient dans la Vallée des Baux (Bouches-du-Rhône - André Blasco, in litt.), le 22 mars, 1 femelle (émergente, sic !!!) est notée à Anglet (Pyrénées-Atlantiques - D.Genoud, in litt.), 6 ♂ dont 4 encore en sous-bois à proximité d'un étang, sur Saint-Savin (Isère : Cyrille Deliry). Les individus sont nombreux au marais du Viguiérat le 5 avril (Bouches-du-Rhône - Cyrille Deliry, Jean-Michel Faton, Stéphane Pissavin).
Le réveil de l'an 2004 : Noté le 17 mars 2004 aux Ramières du Val de Drôme (Drôme : Jean-Michel Faton).
Illustrations
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shared - Sympecma paedisca // Sympecma fusca - ♂ et ♀ - Extraits de Jödicke (1997), ajustés
Jödicke R. 1997 - Die Binsenjungfern & Winterlibellen Europas. Lestidae. - DNBB.
Références
Askew R.R. 1988 - The Dragonflies of Europe. - Harley Books, Colchester : 291 pp.
d'Aguilar J. & Dommanget J.L. 1985 - Guide des Libellules d'Europe et d'Afrique du Nord. - Delachaux et Niestlé, Neuchâtel et Paris.
d'Aguilar J. & Dommanget J.L. 1998 - Guide des Libellules d'Europe et d'Afrique du Nord. - Delachaux & Niestlé, Lausanne : 463 pp.
Brockhaus T. 2014 – Mark-Recapture Studies on Co-Occurring Sympecma Fusca (Vander Linden, 1820) and S. Paedisca (Brauer, 1877)(Odonata: Zygoptera: Lestidae). – Polish Journal of Entomology, 83: 225–234.
de Charpentier T. 1825 - De Libellulinis europaeis In : Horae entomologicae. - Wratislaviae. - ONLINE
de Selys Longchamps E. 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles. - ONLINE
de Selys Longchamps E. 1848 - Observations sur les phénomènes périodiques du règne animal et particulièrement sur les migrations des oiseaux en Belgique, de 1841 à 1846. - Mémoires des membres, Académie royale de Belgique, XXI : 88 pp.
de Selys Longchamps E. 1888 - Sur l'hibernation de deux espèces d'odonates (Sympycna fusca et Sympetrum scoticum). - C.R. Soc. ent. Belg., 32 : XXVII-XXVIII.
de Selys Longchamps E. & Hagen H.A. 1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Muquardt, Bruxelles & Leipzig, Roret, Paris : XXII + 408 pp. + 11 pl. - ONLINE
Deliry C. 1987 - Les Sympecma sont-ils les seuls à hiverner en Europe ? – Sympetrum, 1.
[Deliry C. 2005, 2006] - Odonates du Monde. - Histoires Naturelles, première mise en ligne en 2004. - odonates.net
Deliry C. 2021 – La Brunette hivernale a les yeux bleus… mais quand ? – Nature Life n°21, 21 février 2021. – PDF
[Deliry C. 2023, 2026] - Odonates du Monde. - Histoires Naturelles, première mise en ligne en 2004. - odonates.net
[Diatlova I. 2007] - Dragonflies of Ukraine. - Site Internet, en ligne, mis à jour jusqu'en 2014. - ONLINE
Durepaire & Prévost - [Araignées Pinail] - [à préciser !]
Geijskes1929 - Een juffertje uit Oisterwijk. Sympecma fusca Vanderl., hare levenswijze en ontwikkeling (= Sympycna fusca Charp.) (= Lestes fuscus Vanderl.). - Levende Nat., 34 : 139-143 & 179-187.
Harabiš F. 2023 - Post-mining areas as the last area for the expansion of the declining Siberian Winter damselfly (Odonata: Lestidae). - J. of Insect Conservation, 15 juillet 2023.
Hentz J.L, Deliry C. & Bernier C. 2012 - Libellules de France, guide photographique des imagos de France métropolitaine. Deuxième édition. - Gard Nature/GRPLS, Beaucaire : 200 pp. - PDF
Hoefnagel Joris 1575 - Animalia Rationalia et Insecta (Ignis). - Planches.
Jödicke R. & Mitamura T. 1995 - Contribution towards an annotated bibliographie on hibernation in Sympecma Burmeister (Odonata : Lestidae). - Opusc. zool. flumin., 133 : 1-9.
Jacquemin G. 1994 - Odonata of the Rif, northern Morocoo. - Odonatologica, 23(3) : 217-237.
Krieg-Jacquier R. & Deliry C. (Groupe Sympetrum) 2011 - La Brunette hivernale, ou Leste brun (février 2011). - Observatoire de la Biodiversité de Savoie, février 2011. - ONLINE - ARCHIVE PDF
Krieg-Jacquier R. & Deliry C. (Groupe Sympetrum) 2011 - La Brunette hivernale, ou Leste brun (février 2011). - Observatoire de la Biodiversité de Savoie, février 2011. - ONLINE - ARCHIVE PDF
Krieg-Jacquier R. & Deliry C. 2014 - A la recherche du Sympecma perdu. OdoRunAlpes™ des 19 et 20 avril 2014 en Savoie. - PDF
Martens A. 2001 – Initial preference of oviposition sites : discrimination between living and dead plant material in Sympecma fusca and Coenagrion caerulescens (Odonata : Lestidae, Coenagrionidae). – European Journal of Entomology, 98 : 121-123. – PDF LINK
Martin R. 1887 - A hibernating dragonfly. - Ent. mon. Mag, 23.
Martin R. 1888 - Hibernation de la Sympecma fusca. - Revue scient. Bourb., 1 : 53-57.
Métais R. 2020 - Défi du mois de février : la Brunette hivernale. - LPO Drôme, plaquette PDF. - PDF LINK - BiB
[NCC 1993] - [Liste des taxon européens du Nordic Code Center]. - Muséum de Suède, tableau en ligne, version du 19 juillet 1993.
Ostrovski A.M. 2023 - New Data on the Fauna of Dragonflies and Damselflies (Insecta, Odonata) of Southeastern Belarus. - Aquatic Flora Fauna, 16 (19 décembre 2023) : 999-1010.
den Ouden A. & van Roosmalen J.A. 2011 - Favoriete overwinteringsplaatsen van Bruine winterjuffers (Sympecma fusca). - Brachytron, 14 (1) : 28-39. - BiB
Robert P.A. 1958 - Les Libellules (Odonates). – Del. & Niestl., Neuchâtel, Paris : 364 pp. - BiB
Vander Linden P.L. 1820 - Agriones Bononienses. - Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae.
Communiqués, notules et Évenements (Liste)
- 21 février 2005 - Proverbes sympétrins. - Sympetrum Universalis, miscellanées.
- 26 février 2019 - Reproduction très précoce de Sympecma fusca dans la région Rhône-Alpes - Communiqué, Cyrille Deliry et Jean-Michel Faton (archives GRPLS) Ⓑlog
Liens Internets (Webographie)
> Macrografie.nl (images dans la neige)
Espèces classées dans le même genre
Sympecma, Sympecma annulata (→ Sympecma paedisca), Sympecma fusca, Sympecma gobica gr. (→ Sympecma paedisca gr.), Sympecma gobica, Sympecma paedisca gr., Sympecma paedisca

