Suivis odonatologiques

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[Deliry C. 2026] – Suivis odonatologiques - In : Odonates du Monde (Histoires Naturelles) (2004-[2026]) – Version 75268 du 07.02.2026. – odonates.net

Suivis odonatologiques

Voir aussi : Macrophytes et Odonates - Méthodologie - Suivi Temporel des Libellules (Steli) - RhoMeo
Programme Mhéo (Milieux humides, évaluation, observation) (Histoires Naturelles, Blog) [à préciser !]

Commentaires

Il convient de distinguer la notion d'inventaires qui sont d'ordre principalement qualitatifs (liste des espèces) de celle des suivis qui par une répétition de relevés protocolés autant qualitatifs, que quantitatifs, permettent de suivre l'évolution des cortèges et des populations. Les suivis sont organisés selon des objectifs qui sont précisés en amont. Ils sont planifiés, à savoir programmés et mettent en œuvre un protocole de relevés sur le terrain. Une première période de calage et d'ajustements est parfois nécessaire (version ß). Les données récupérées sont analysées en regard des objectifs fixé et peuvent permettre de construire de nouveaux concepts. Les protocoles de suivis sur la base de la récolte d'exuvies préconisent de rassembler les exemplaires de manière aussi exhaustive que possibles. S'il est clair qu'ils permettent d'obtenir une informations peu discutable sur la reproduction de l'espèce (ou autochtonie en termes de localité), le fait qu'ils permettent de donner un nombre minimal d'individus n'est à mon sens pas une réalité, ou du moins, ce minimum n'est pas très fiable en cela que ces valeurs minimales sont mal comparables entre elles. En effet, ce ne sont pas les sorties sur le terrain (faite souvent les journées agréables) qui agissent, mais bien les périodes précédant le jour de récolte. Le nombre d'exuvie récolté est sous l'influence sensible de nombreux paramètres : succession de journées chaudes ou froides, durée de présence dans l'habitat liée à des émergences plus tardives avec réduction par effet prédation, changement même minime de la configuration des berges, émergences massives anticipées, succession de pluies, voire de crues... trop d'éléments font que les chiffres annoncés s'ils représentent bien le minumum lors de la visite, n'est pas le même minimum qui surviendrait quelques jours plus tards. Ces minima ne sont pas comparables. Enfin les déterminations si elles permettent d'établir un sex-ratio, on peut s'interroger sur l'intérêt de ce paramètre (régulièrement très proche de 50% = moitié ♂ pour moitié ♀, avec assez régulièrement un déficit chez les ♀). Et là je suis encore dans l'interrogation ! A suivre... Les biais basés sur l'étude quantitative des exuvies seront levés en réalisant une récolte exhaustive, par un passage quasi quotidien sur les sites, en veillant à précéder les crues et les fortes pluies dans la mesure où ces phénomènes sont prévisibles. Les travaux de Daniel Grand sur Leucorrhinia pectoralis à Pizay sont réalisés dans un tel contexte, mais ce n'est très généralement pas le cas. Des méthodes statistiques avec augmentation et répétition des sessions sur plusieurs années permettent toutefois de lisser les biais selon le principe de la variance aléatoires des phénomènes agissant. L'étude qualitative des imagos (pour les espèces bien détectables à ce stade, or, ce n'est pas le cas des Cordulegaster, des Gomphidés et d'Epitheca bimaculata ou Somatochlora arctica, voire Boyeria irene ou Oxygastra curtisii espèces pour lesquelles la détection par l'entremise des exuvies et bien plus performante ; en ce qui concerne Thecagaster bidentata c'est même la recherche des larves qui sera efficace, toutefois celle-ci peut tendre à dégrader des micro-habitats très fragiles parfois) est bien faite à partir du moment où trois sorties stratégiquement placées au cours de la saison. On obtient pas cette méthode une vision correcte de la Biodiversité d'un site donné. On peut améliorer la méthode en répétant les sorties selon trois périodes en jugeant du plateau sortant sur les courbes, lié à la détection de toutes les espèces d'abord printanières, estivales et automnales pour un site donné. Si les conditions météorologiques sont bien choisies, une des qualités des relevés imagos est que l'espace aérien et des habitats est fixé par la dimension des populations réelles. Donc si on dispose de chiffres a minima et souvent bien inférieurs que les meilleures récoltes par exuvies, ces minima sont proportionnels à la dimension des populations, pour peu qu'on ait respecté les conditions météorologiques optimales d'observation. Toutefois selon les années des événements "cataclismiques" (orages violents, étiage et assèchement rapide, canicule forte et longue, accidents anthropique comme une pollution même ponctuelle, un bouleversement de la végétation...) tendent alors à remettre en cause la fiabilité des valeurs qui ne peuvent être intégrées dans les comparaisons inter-annuelles. Si les imagos, sauf par l'étude de leurs comportements ou leurs âges renseignent moins bien que les exuvies sur l'autochtonie stationnelle que les exuvies, les valeurs constatés sont certes des minima, mais des chiffres plus valables en terme de comparaison inter-annuelle et dans la durée. L'étude sur plusieurs années des imagos permettent en outre, tout comme les exuvies d'étudier la pérennité de l'espèce sur les sites ce qui s'approche plus volontiers d'une véritable autochtonie stationelle. En réalité l'autochtonie au sens normal, doit se baser par l'étude d'une série des stations dans un secteur ou une région donnée. Une espèce n'est réellement autochtone que si elle est à résidence de manière régulière sur un territoire significatif et non pas sur une station particulière. On distingue ainsi l'autochtonie stationnelle, de manière pertinente par rapport à l'autochtonie réelle d'une espèce pour une région donnée. En d'autres terme il ne faudrait pas confondre en quelque sorte la "colonie" qui peut être fragile et sans avenir de la "population" globale qui est "résidente" sur un territoire, qui seule est réellement autochtone (C.Deliry, com. du 10 octobre 2023).

Références

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