Epiophlebia
[Deliry C. 2026] – Epiophlebia - In : Odonates du Monde (Histoires Naturelles) (2004-[2026]) – Version 69099 du 11.11.2025. – odonates.net
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→ Odonata > Epiproctophora > Anisozygoptera > Epiophlebiines > Epiophlebioidea > Epiophlebiidae
Epiophlebia Calvert, 1903
- Palaeophlebia de Selys Longchamps, 1889 (nec Brauer, Redtenbacher & Gandlbauer, 1889 Ŧ)
Calvert P.P. 1903 - A genealogic study of dragon-fly wing venation. By James G. Needham, of Lake Forest College, Lake Forest, Illinois. - Entomological News, 14 : 208-209. - BiB
Type - Palaeophlebia superstes de Selys Longchamps, 1889
- Epiophlebia Calvert, 1903 (nom.nov.)
- Neopalaeophlebia Handlirsch, 1906 (nom.nov.)
Espèces
Epiophlebia, Epiophlebia diana (→ Epiophlebia laidlawi diana), Epiophlebia laidlawi, Epiophlebia laidlawi daliensis (→ Epiophlebia diana → Epiophlebia laidlawi diana), Epiophlebia sinensis (nom. dubium), Epiophlebia superstes
Commentaires
- 1889 - De Selys Longchamps (1889) décrit ce sous Palaeophlebia, or, celui-ci est presque synchrone, mais pré-occupé par le même nom donné par Brauer & al. (1889)[1], la même année pour un genre fossile d'Odonate de Sibérie.
- 1903 - En conséquence Calvert propose Epiophlebia comme nouveau nom (nom.nov.) ([2022]).
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| 🔍 - Le genre Palaoephlebia est renommé par Calvert (1903) en note de bas de page. |
- 1906 - Handlirsch 1906 fait de même avec Neopaleophlebia (nom.nov.) ce qui crée finalement un synonyme, postérieur dans le temps ([2022]).
Notons que certains arguments sont en faveur de l'existence d'une seule espèce pour ce genre (com., 2019).
Sous-genres proposés par Carle (2012)
- Epiophlebia (Epiophlebia) Calvert, 1903 [Carle 2012]
- Epiophlebia (Rheoepiophlebia) Carle, 2012
Compléments

Selon Carle (2012), ce genre a été d'abord placé dans les Zygoptères (Selys Longchamps 1889, Needham 1903, Tillyard 1914, 1917), les Anisoptères (Needham 1930, Lew 1933) ou placé dans le groupe artificiel des "Anisozygoptera" (Handlirsch 1906, Tillyard 1929, Tillyard & Fraser 1940) accompagné de plusieurs taxons fossiles du Jurassique.
Les espèces de ce genre particulier ne sont connues qu'en Asie en petites populations relictuelles connues au Népal, au Bouthan, en Inde, au Vietnam, en Chine et en Corée du Nord (Büsse & Ware 2022).
Büsse & Ware (2022) disent que les espèces de ce genre sont bien reconnaissables sur le terrain à leurs couleurs voyantes rayées noir et jaune, leur vol caractéristique qui est lent et mal coordonné, semblant onduler, leur corps type anisoptère et leurs ailes type zygoptère. Leurs larves ressemblent à celles des Anisoptères, avec une chambre rectale permettant la respiration. Par contre leur déplacement par propulsion connue chez les Anisoptères n'a jamais été observé ainsi. Ces larves ressemblent assez étroitement à celles de Gomphidae ou Petaluridae et elles ont même été, un moment, identifiées comme des larves de Gomphidae notamment par Needham (1930).
Alors que les ancêtres des espèces actuelles étaient probablement bien répartis au Mésozoïque (ère Secondaire) sur le continent pré-asiatique, nos espèces ont des aires de répartitions restreintes à de petites zones de l'Asie : Epiophlebia superstes au Japon, Epiophlebia laidlawi au Népal, en Inde, au Bouthan et au Vietnam (ainsi qu'en Chine sous Epiophlebia diana, désormais confondue) et Epiophlebia sinensis se trouve en Chine et en Corée du Nord (Busse & Ware 2022). L'introduction de ce passage sur les espèces fossiles ne tient pas ou doit être révisée dans la mesure où j'ai écarté, à peu près comme Nel & al. (1993) d'ailleurs l'essentiel des espèces fossiles d'Anisozygoptera en 2022.
Habitats
Les espèces d'Epiophlebia préfèrent des ruisseaux de montagne froids avec des températures de 4 à 5°C en hiver et 16 à 17°C en été (valeurs connues pour Epiophlebia superstes selon Tubaru 1984) situés dans une gamme d'altitudes allant de 1300 à 3000 m (recte hic contra Brockhaus & Hartmann 2009). Ce sont donc des espèces sténoèces d'habitats froids comme des refuges glaciaires (Büsse & Ware 2022). L'altitude de 3000 m pourrait même être dépassée (com., 2019).
Notes de biologie
La capture d'imagos paraît très rare, probablement en raison d'une période de vol très courte, de l'isolement des habitats occupés et de modes de vie atypiques. Il est montré (au moins chez Epiophlebia superstes) que les larves entament une période de vie terrestre précédant l'émergence et pouvant aller jusqu'à 5 mois. Les larves émettent une stridulation provoquées par des adaptations spécifiques de l'abdomen. Leur fonction est inconnue (Carle 2012).
Références
Ŧ - Brauer F., Redtenbacher J. & Ganglbauer L. 1889 - Fossile Insekten aus der Juraformation Ost-Sibiriens. - Mémoires de l'Académie Impériale des Sciences de St.-Pétersbourg, VIIe Série 36 (15) : 1-22. - PDF LINK
Brockhaus T. & Hartmann A. 2009 - New records of Epiophlebia laidlawi Tillyard in Bhutan, with notes on its biology, ecology, distribution, biogeography and threat status (Anisozygoptera : Epiophlebiidae). - Odonatologica, 38 : 203–215. - BiB
Büsse S. & Ware J.L. 2022 - Taxonomic note on the species status of Epiophlebia diana (Insecta, Odonata, Epiophlebiidae), including remarks on biogeography and possible species distribution. - ZooKeys, 1127 : 79-90. - BiB
Calvert P.P. 1903 - A genealogic study of dragon-fly wing venation. By James G. Needham, of Lake Forest College, Lake Forest, Illinois. - Entomological News, 14 : 208-209. - BiB
Carle F.L. 2012 - A new Epiophlebia (Odonata: Epiophlebioidea) from China with a review of epiophlebian taxonomy, life history, and biogeography. - Arthropod Systematics & Phylogeny, 70 (2) : 75-83. - PDF LINK
de Selys Longchamps E. 1889 (v1)[2] - Palaeophlebia, nouvelle légion de Caloptérygines, suivi de la description d’une nouvelle Gomphine du Japon : Tachopteryx pryeri. - Société Entomologique de Belgique. Compte-rendu de Séance du 7 septembre 1889 : tiré à part (incl. CLIII-CLXIV).
[a] de Selys Longchamps E. 1889 - [J'ai l'honneur de présenter à l'Académie mes deux dernières notices] In : Classe des Sciences. Séance du 9 novembre 1889. Notes bibliographiques. - Bulletins de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, 3ᵉ série, tome 18, 11 : 514. - ONLINE
[b] de Selys Longchamps 1889 - Note additionnelle. Sur la disposition des deux secteurs de l'Arculus chez le genre Palaeophlebia (Compte-rendu de la séance du 7 septembre 1889). - Annales de la Société Entomologique de Belgique, tome 33, 1889 : CCXXVI. - BiB
[Deliry C. 2019, 2022] - Odonates du Monde. - Histoires Naturelles (2004-2026). - odonates.net
Hämäläinen M. 2020 - Swift action by Edmond de Selys Longchamps in describing two exciting new
'living fossil' odonate species Hemiphlebia mirabilis and Epiophlebia superstes. - Agrion, 24 (2), mai 2020 : 89-96.[3]
Handlirsch A. 1906-08 - Die Fossilen Insekten und die Phylogenie der Rezenten Formen, parts I-IV. - Ein Handbuch fur Palaontologen und Zoologen : 1-640. - ONLINE
Lew G.T. 1933 - Head characters of the Odonata with special reference to the development of the compound eyes. - Entomologica Americana, 14 (2) : 41-96.
Needham J.G. 1903 - A genealogic study of the dragonfly wing venation. - Proceedings of the United States National Museum, 26 : 703–764. - BiB
Needham J.G. 1930 - A manual of the dragonflies of China : a monographic study of Chinese Odonata. - Zoologia sinica, (Series A : Invertebrate of China, vol. II, fasc.1), Fan Memorial Institute of Biology, Peking : 399 pp.
Tillyard R.J. 1914 - On some problems concerning the development of the wing venation of the Odonata. - Proceedings of the Linnaean Society New South Wales, 39 (1) : 163 – 216.
Tillyard R.J. 1917 - The biology of Dragonflies. - Cambridge, univ. press : 396 pp. - PDF LINK
Tillyard R.J. 1925 - The British Liassic Dragonflies (Odonata). - London, British Museum of Natural History, Fossil
Insects, 1 : 38 pp.
Tillyard R.J. & Fraser F.C. 1940 - A reclassification of the order Odonata, based on some new interpretations of the venation of the dragonfly wing. Parts I, II, III. - Australian Zoologist, 9 (2) : 125-169, 9 (3) : 195-221, 9 (4) : 359-396.
Tabaru N. 1984 - Larval development of Epiophlebia superstes in Kyushu. - Tombo, 27 : 27–31.
Notes
- ↑ De fait on lit avec Hämäläinen (2020) que la publication d'Edmond de Selys Longchamps, située en septembre 1889 est postérieure à celle de Brauer & al. (1889) datant du mois de mars. La priorité repérée par Calvert (1903) est donc bien démontrée par les dates ici (com., 11 novembre 2025).
- ↑ de Selys Longchamps E. 1889 (v2) - Palaeophlebia, nouvelle légion de Caloptérygines, suivi de la description d’une nouvelle Gomphine du Japon : Tachopteryx pryeri. - Comptes Rendus de la Société Entomologique de Belgique, 33, [fin] septembre 1889 : CLIII-CLIX, pl.II, excl.
de Selys Longchamps E. 1889 (v2bis) - Palaeophlebia, nouvelle légion de Caloptérygines, suivi de la description d’une nouvelle Gomphine du Japon : Tachopteryx pryeri. - Comptes Rendus de la Société Entomologique de Belgique, 33, [fin] septembre 1889 [version t.32+33 : bibliothèque : Smithonian Intitution National Museum) : CLIII-CLIX, pl.II, incl.
de Selys Longchamps E. 1889 (v3) - Palaeophlebia, nouvelle légion de Caloptérygines, suivi de la description d’une nouvelle Gomphine du Japon : Tachopteryx pryeri. (Extrait des Comptes-rendus de la Société Entomologique de Belgique). (Séance du 7 septembre 1889). - Tiré à part : 7 pp. + pl. incl.
- ↑ Reçu par @ le 11 novembre 2025, avec mes remerciements à K.Wilson (éditeur de la Revue Agrion).


