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=== ''[[Lestes]] macrostigma'' (Eversmann, 1836) ===
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* ''Agrion macrostigma'' Eversmann, 1836 [Eversmann 1836 ; protonyme : Steinmann 1997]<br>
* ''Lestes macrostigma'' (Eversmann, 1836) [Rambur 1842, de Selys Longchamps 1850, Jacobson & Bianchi 1905, Nielsen 1940, Akramovski 1948, Morera 1950, Belyshev 1961, Steinmann 1984, Steinmann 1997, {{h|2004}}{{e}}
* ''Lestes (Lestes) macrostigma'' (Eversmann, 1836) [de Selys Longchamps 1862]
* ''Lestes macrostigmus'' (Eversmann, 1836) [Deliry 2017]
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Leste à grands stigmas [Dommanget 1987, Deliry 2008, Houard 2020, INPN [2023{{e}}], Leste à grands ptérostigmas [Deliry 2008, MNHN & al. 2017, Houard 2020, INPN [2023{{e}}], Leste des salins [Deliry 2008]
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[Deliry C. 2026] – Thalassalestes macrostigma - In : Odonates du Monde (Histoires Naturelles) (2004-[2026]) – Version 9836 du 24.05.2023. – odonates.net

Odonata > Zygoptera > Lestida > Lestines > Lestoidea > Lestidae

[ Thalassalestes ] macrostigma (Eversmann, 1836)

Lestes macrostigma (Eversmann, 1836)

Eversmann E.F. 1836 - Libellulinae, Wolgam fluvium inter et montes Uralenses observatae. - Libellululinarum species novae quas inter Wolgam fluvium et montes Uralenses obsevavit. - Bull. de la Soc. imp. des Naturalistes de Moscou, 8. - ONLINE
Localité-type - Chkalov, Russie [Steinmann 1997], Orembourg [Deliry 2008]
Étymologie - (grec) μακρός : long, large, στίγμα : marque, point : pour le grand ptérostigma.


  • Agrion macrostigma Eversmann, 1836 [Eversmann 1836 ; protonyme : Steinmann 1997]
  • Lestes macrostigma (Eversmann, 1836) [Rambur 1842, de Selys Longchamps 1850, Jacobson & Bianchi 1905, Nielsen 1940, Akramovski 1948, Morera 1950, Belyshev 1961, Steinmann 1984, Steinmann 1997, [wOw : Deliry : 2004]]
  • Lestes (Lestes) macrostigma (Eversmann, 1836) [de Selys Longchamps 1862]
  • Lestes macrostigmus (Eversmann, 1836) [Deliry 2017]

Leste à grands stigmas [Dommanget 1987, Deliry 2008, Houard 2020, INPN [2023]], Leste à grands ptérostigmas [Deliry 2008, MNHN & al. 2017, Houard 2020, INPN [2023]], Leste des salins [Deliry 2008]


LC 2014 UICN (en déclin) - VU 2010 Europe - EN 2010 Europe occidentale

🔍 - © Yoan Braud - Bouches-du-Rhône (France) le 30 mai 2005
Cette illustration est une des première à avoir intégré cet espace odonatologique des Histoires Naturelles, avec l'autorisation, appréciée de son auteur, Yoan Braud

Commentaires - Le synonyme Lestes virentis de Charpentier, 1840 apparaît chez Dupont (2010), or après vérification à la source, il n’est pas dans l’ouvrage considéré. On y trouve bien un Agrion virentis entre parenthèses, mais sans description, ni claire attribution. Au mieux ce serait un synonyme très mineur. [à préciser !]

Répartition

  • France
    • D'abord signalée en Corse (McLachlan 1866). Cette espèce a été capturée accidentellement à Lyon, Rhône (Martin 1894). Dommanget (1987) ne connaissait cette espèce que de la bordure méditerranéenne (Hérault, Bouches-du-Rhône, Corse) et d'une ancienne citation de la Charente-Maritime. Elle est confirmée sur ce département par Lebioda (1987), occasionnelle dans le Vaucluse (Bence & Bence 1989), elle est en Vendée (Machet 1990), connue dans le Gard, notamment à Scamandre [Rapport d'activité du GRPLS 2000], département où elle est redécouverte en 2017 (Anonyme 2018), trouvée dans la Loire-Atlantique (Picard & Meurgey 2005a, 2005b), précisée en Corse (Berquier & Andrei-Ruiz 2019), occasionnelle en Isère [wOw : Deliry : 2021]. Houard (2020) dans le document du PNAL dit l'espèce localisée sur le littoral Atlantique de l'embouchure de la Gironde à celle de la Loire et sur le littoral méditerranéen en Camargue et en Corse, précisant que c'est une espèce à éclipse, ses populations pouvant subir d'importantes variations interannuelles. Il omet la nouvelle population découverte en 2017 (Anonyme 2018) dans le Gard.
    • LR 2/10 (excessivement localisée) (Dommanget 1987), EN 2016 (aire d'occupation d'environ 400 km2, moins de 5 localités, en déclin sur fond de fluctuations : MNHN & al. 2017) - NT Corse, EN Poitou-Charente, VU Provence (PACA), NA Occitanie, EN Pays-de-Loire - PNAO (2010-2015), PNAL (2020-2030) - Les prélèvements, lorsqu'ils sont nécessaires, doivent être limités au strict minimum (Dommanget 1987).
    • Suivi en France lancé avec le PNAO (Lambret & al. 2010). Cette espèce présente une forte valeur patrimoniale dans le pays [wOw : Deliry : 2019]. Un séminaire sur "l'étude de l'écologie" de cette espèces s'est tenu le 3 mars 2014 à la Tour du Valat en Camargue [1]. L'espèce est donc connue en France essentiellement en Camargue et sur quelques sites voisins du littoral Atlantique depuis l'estuaire de la Gironde au Marais de Guérande en Loire-Atlantique. Elle est de plus connue en Corse et a été redécouverte récemment dans l'Hérault où elle fut signalée jadis [wOw : Deliry : 2019]. 72ᵉ espèce de France par nombre de dates [N=782] (J.M.Faton, in litt. 2022). Les dernières années et notamment 2022 semblent avoir eu un impact critique sur cette espèce en France. En effet elle n'a été indiquée que des îles d'Oléron et de Ré (Charente-Maritime), il n'y a au 23 mai 2023 aucune citation, ni de Vendée, ni de Camargue, l'espèce ayant été détectée par contre en Corse (C.Deliry, com.).
    • En France, elle est donc en Camargue et vient d’être (re)découverte dans l’Hérault. Elle est signalée principalement en Grande Camargue, mais aussi en Crau humide. Une population a existé un temps en Camargue gardoise. Sur le littoral Atlantique les populations se trouvent sur des habitats annexes aux marais salants depuis le Marais de Guérande (station disparue ou instable) à la Charente-Maritime en passant par la Vendée. Enfin les populations du littoral de Corse sont assez nombreuses et bien représentées (C.Berquier, com.) [wOw : Deliry : 2020]. A l’initiative de Philippe Lambret qui coordonne le projet une enquête nationale Lestes macrostigma est lancée en 2009. Cette démarche est couplée à une enquête de l'Observatoire Naturaliste des Écosystèmes Méditerranéens (ONEM) qui a été clôturée depuis (anciennes enquêtes de l'ONEM).
  • Autriche [wOw : Deliry : 2020].
  • Bulgarie (Chelmick & Lambret 2020).
  • Espagne (Chelmick & Lambret 2020).
  • Grèce (Chelmick & Lambret 2020).
  • Hongrie [wOw : Deliry : 2020].
  • Iran (Schneider & Ikemeyer 2020).
  • Mongolie (Chelmick & Lambret 2020, [wOw : Deliry : 2020]).
  • Portugal [wOw : Deliry : 2020].

Lestes macrostigma est présent dans le sud du Paléarctique, de la côte atlantique jusqu'à la Mongolie à l'est. Cette espèce est localement commune dans la partie centrale de son aire de répartition, notamment en Grèce et en Bulgarie, mais elle devient de plus en plus de plus en plus rare dans les parties occidentales de son aire où, à quelques exceptions notables, elle est essentiellement côtières. Elle est régulièrement associée à des habitats temporaires, saumâtres et salins et, très souvent, à Bolboschoenus maritimus (Scirpe maritime). Nombre de ses habitats côtiers sont menacés, notamment par des projets de transformation des zones humides de différents types et, pour cette raison, l'espèce est classée dans la catégorie "En danger" (EN) de la Liste rouge européenne. Les stations les plus remarquables pour cette espèce sont le Coto Doñana en Espagne ainsi que le Marais du Viguiérat et la Tour du Valat en France (Chelmick & Lambret 2020).
Espèce mediterranéo-touranienne. Elle se trouve sur des stations du littoral du nord de la Méditerannée, de la Mer Noire, de la Caspienne et de la Mer d’Aral. On la trouve aussi sur des habitats steppiques (salés) s’étalant de l’Autriche, la Hongrie à l’Asie centrale et le sud-ouest de la Sibérie, voire jusqu’en Mongolie. En Europe de l’ouest des populations isolées se trouvent en outre sur le littoral Atlantique depuis le Portugal à la France [wOw : Deliry : 2020].

Habitats L’espèce occupe en France les marais saumâtres littoraux, dans des habitats annexes aux marais salants sur la façade Atlantique du pays [1]. Des apports d’eau douce hivernaux viennent modérer la salinité des habitats au printemps et toutes les stations connues présentent un assèchement estival. Un assèchement trop précoce se traduit par l’arrêt du développement des larves qui meurent. Au moment des émergences l’évaporation ayant opéré, les eaux peuvent atteindre les 23 g/l de sel [wOw : Deliry : 2020]. Ce sont parfois de petit habitats en Camargue ou en Crau humide, mais ils peuvent atteindre jusqu’à 69 ha (Lambret & al. 2009). Ils se caractérisent par la présence de Bolboschoenus maritimus ou parfois Juncus maritimus. En Corse on les trouve parfois sur de petits plans d’eau douce (J.L.Dommanget, com.) et sont peut être en erratisme (C.Deliry, com.). Les adultes restent généralement vers les sites de reproduction, néanmoins certaines années lors d’explosions démographiques il peuvent se disperser à grande distance [wOw : Deliry : 2020]. Ainsi des individus - probablement issus de Camargue ou de Crau humide - se sont-ils dispersés jusque dans le Vaucluse (Bence & Bence 1989), l’Isère, voire la région lyonnaise. Ce type de dispersion reste rare et les meilleures années c’est simplement la Crau voisine qui est envahie. On trouve alors l’espèce sur des eaux douces, des fossés, des mares, étangs ou gravières [wOw : Deliry : 2020]. Les pontes sont principalement observées dans les tiges de Bolboschoenus maritimus ou parfois de Juncus maritimus (Faton & Deliry 2000, Lambret & al. 2009), néanmoins d’autres substrats végétaux sont utilisés (D.Cohez, com.). Les œufs se maintiennent pendant la période d’attente hivernale dans l’aérenchyme des hélophytes [wOw : Deliry : 2020].

Phénologie - Vole de mi mai à mi septembre (Dommanget 1987), cette dernière période paraissant exceptionnelle ou erronée (C.Deliry, com. 2022). Premiers contacts début mai en Corse (Berquier 2016). En France les dates extrêmes vont du 18 mai jusqu'au moins la fin du mois de juillet, avec un optimum des émergences début juin sur la façade Atlantique (Chelmick & Lambret 2020), de la mi mai à tout début août (Houard 2020), la date la plus tardive en France est le 27 août 2001 en Vendée, F.Arnaboldi [OpenObs] (Faton 2021). La période de maturation dure une quinzaine de jours (Lambret 2010). Les adultes vivent jusqu'à 50 jours (Chelmick & Lambret 2020).
Les adultes volent entre la mi mai et fin août, ce en fonction de la latitude ou selon les années selon les conditions météorologiques. Pic des observations en juin. Les œufs passent l’hiver sans éclore comme chez les autres espèces du genre en Europe [wOw : Deliry : 2020]. Le développement larvaire survient alors au printemps et est très rapide puisqu’il dure selon Aguesse (1960) de 8 à 10 semaines [wOw : Deliry : 2020].
Il s'agit d'une "espèce à éclipse" qui fluctue naturellement, phénomène sensible, et, aggravé par les facteurs de menaces identifiés (voir plus bas) (MNHN & al. 2017). Les stations semblent bien fonctionner sur un principe de métapopulations et leur occupation ou production peut clairement fluctuer d’une année à l’autre [wOw : Deliry : 2020].

Notes de biologie - Parasité au niveau des ailes par les Arabis (Forcipomyia paludis), 60 autres espèces d'Odonates sont connues pour être parasités par cette espèce (Martens 2012).

Menaces et préservation - La liste rouge des Odonates de France souligne dans ses développements (MNHN & al. 2017) les menaces associées à la démoustication à l'aide du Bti (Baciullus thuringiensis israelensis) qui conduit à la disparition des ressources alimentaires des larves (cf. Chironomes, Cladocères), ainsi qu'aux problèmes liées à l'artificialisation du littoral. J'ajoute que la gestion hydraulique des salins vient altérer (ou a contrario favoriser), ainsi que la mise en "culture" des anciens bassins jusqu'alors délaissés sont des sources majeures de menaces pour le Leste à grands stigmas [wOw : Deliry : 2023].

🔍 - ©© byncsa – Jean-Michel Faton
Couple sur des Scirpes maritimes dans la réserve de la Tour du Valat en Camargue (Bouches-du-Rhône - France)

Références

[à traiter !] - Ventiler cette bibliographie très longue et supprimer les références inutiles ici [wOw : Deliry : 2023].


[Anonyme 2011] - Hiérarchisation des odonates présents en Languedoc-Roussillon. - Tableau.
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Berquier C. 2015 - Etude écologique et patrimoniale du peuplement des odonates de Corse appliquée à la conservation des espèces et des zones humides à enjeux. - Ecologie, Environnement. Université Pascal Paoli, 23 novembre 2015. - PDF LINK
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Houard X. (coord.) 2021 - 2020-2030. Plan national d’actions en faveur des « libellules ». Agir pour la préservation des odonates menacés et de leurs habitats. – OPIE, DREAL Haut-de-France, Min. de la transition écologique et solidaire, (2020), mars 2021 : 66 pp. - PDF LINK
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[a] Picard L. & Meurgey F. 2005 - Découverte d’une population de Lestes macrostigma dans le département de la Loire-Atlantique (Odonata, Zygoptera, Lestidae). - Martinia, 21 (3).
[b] Picard L. & Meurgey F. 2005 - Lestes macrostigma (Eversmann, 1836) dans les marais saumâtres de Loire-Atlantique (Odonata, Zygoptera, Lestidae). - Martinia, 21 (4) : 139-150.
Picard L. & Meurgey F. 2006 - [Lestes macrostigma] - [à préciser !]
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Vilain A. 2014Effet des facteurs biotiques et abiotiques sur la présence des larves de Lestes macrostigma. - Licence professionnelle Espaces Naturels, Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Notes

[1] - Habitats présentés par Jean-Michel Faton (in litt. du 16 février 2000, Liste Boyeria) - Cette espèce semble particulièrement adaptée aux milieux temporaires de l’extrême. J’ai eu la chance de voir quelques centaines d’individus début mai 1995 dans la partie Est de la Camargue. Nous avons recherché cette espèce sur les sites connus en juin 1999, mais sans succès. Cette espèce est typique des milieux saumâtres : Aguesse parle de 16 g de chlorure de sodium par litre. En Camargue, le Lestes macrostigma semble connaître de fortes variations selon les années. Des explosions démographiques ont même été observées en comme en 1987/88 où ce leste a été vu dans la Vallée du Rhône à plus de 60 km de la Camargue (Coffin 1989). Ce leste pond dans la partie basse des tiges du Scirpes maritimes. Les émergences doivent certainement commencer vers la mi-avril, ce qui est vraiment très précoce pour un leste. Un explication au développement très rapides des larves peut être donnée : pas de prédateurs concurrents comme les poissons, prolifération des proies crustacés et diptères. Dès la fin mai, les mares qui abritent cette espèce sont en voie d’assèchement et les œufs doivent être bien protégés dans les tiges de scirpes pour attendre le retour des eaux, dans le courant de l’automne. On peut imaginer que les larves se développent dès l’automne et au début du printemps. Nous n’avons pas trouvé de biblio très précise sur ce sujet. En Camargue, les surfaces d’habitats couverts de Scirpes maritimes et de mares temporaires sont en très forte régression du fait de la forte diminution des zones de pâturage extensif et la pression des aménagements humaines (riziculture, aménagements touristiques ou cynégétiques...). Il nous semble que les rares zones encore favorables à cette espèce menacée de disparition se trouvent dans les deux Réserves Naturelles : Réserve Nationale et Domaine de la Tour du Valat. Nous devons retourner en Camargue en mai 2000 pour mieux comprendre la biologie et la répartition de cette espèce.

Citation : [Faton J.M. 2000] - Les habitats de Lestes macrostigma en Camargue. - Libellul'mE, 16 février 2000. - ARCHIVES