« Valeur patrimoniale des Odonates » : différence entre les versions
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Dans le premier volet de l’Atlas des Libellules rhônalpines (Deliry 1997) j’avais en collaboration avec des collègues du GRPLS posé les bases du sujet donné en titre. Lorsque j’écris en 2024, il s’agirait de voir ce que sont devenus ces concepts et comment ont-ils évolués ou été améliorés ? | Dans le premier volet de l’Atlas des Libellules rhônalpines (Deliry 1997) j’avais en collaboration avec des collègues du GRPLS posé les bases du sujet donné en titre. Lorsque j’écris en 2024, il s’agirait de voir ce que sont devenus ces concepts et comment ont-ils évolués ou été améliorés ? | ||
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''Les Odonates ont un développement larvaire aquatique qui peut durer de plusieurs mois à plusieurs années, leur diversité étant maximale pour des étangs aux eaux sont pures et présentant une végétation diversifiée. Ainsi ces Insectes prédateurs [à tous les stades de leur vie, renseignent] sur la diversité et l’abondance des proies disponibles. Ainsi sont-il toujours d’excellents indicateurs de la richesse écologique des zones humides, y compris pour des habitats restreints, ce qui permet une évaluation de biotopes à petite échelle. Ceci souligne tout l’intérêt de l’étude des Libellules pour la protection de la Nature (Faton 1987).'' | |||
Je précisais que la notion d’'''espèce patrimoniale''' pouvait être défavorable à un lot d’espèces trop considérées comme « non patrimoniales ». J’ai présenté après les écrits de 1997, ces dernière comme des espèces de la '''faune ordinaire''', tout en soulignant leur importance fondamentale dans la structuration et le fonctionnement des écosystèmes. Ainsi, les espèces « non patrimoniales » n’ont pas lieu d’être négligées. | |||
Les outils disponibles alors étaient à notre connaissance (Deliry 1997), les '''conventions européennes''' (Berne, Directive Habitats), ainsi que les '''Listes rouges'''. On peut considérer alors la liste rouge des espèces menacées en Europe présentée par van Tol & Verdonk (1988), les listes rouges nationales (Dommanget 1987, Maurin 1994) ainsi que des travaux préparés par l’équipe du GRPLS. Ce sont les premières bases d’une liste rouge rhônalpine (Deliry 1997), ainsi que les listes rouges départementales qui avaient vue leurs prototypes présentés antérieurement (Loose 1987, Deliry 1987, 1991, GRPLS 1992, Deliry 1997), voire en parallèle en termes de préparation (Deliry 1998). Viennent ensuite des outils inspiré d’un travail préparé pour le Marais de Lavours (1992) qui sont la '''dépendance par rapport au milieu''' et l’'''importance des populations''' présentes basée sur une estimation des effectifs optima observés. Le premier indicateur se base sur le principe que plus une espèce est dépendante par rapport à un milieu donné et plus ce milieu a d’importance pour sa conservation. Le second indicateur considère que si les populations sont importantes, la conservation d’une station alors étudiée sera d’autant plus significative pour la conservation de l’espèce considérée. Cette dernière notion engage certains aspects en phase avec la notion de '''pérennité des populations''', donc des espèces, concept mis en place dans la synthèse préparée alors (Deliry 1997). | |||
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Version du 11 novembre 2024 à 02:03
[Deliry C. 2026] – Valeur patrimoniale des Odonates - In : Odonates du Monde (Histoires Naturelles) (2004-[2026]) – Version 46678 du 11.11.2024. – odonates.net
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Valeur patrimoniale des Odonates
Outils de diagnostic permettant de dégager la valeur patrimoniale des espèces : Odonates
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Dans le premier volet de l’Atlas des Libellules rhônalpines (Deliry 1997) j’avais en collaboration avec des collègues du GRPLS posé les bases du sujet donné en titre. Lorsque j’écris en 2024, il s’agirait de voir ce que sont devenus ces concepts et comment ont-ils évolués ou été améliorés ? |
→ Mhéo
Les Odonates ont un développement larvaire aquatique qui peut durer de plusieurs mois à plusieurs années, leur diversité étant maximale pour des étangs aux eaux sont pures et présentant une végétation diversifiée. Ainsi ces Insectes prédateurs [à tous les stades de leur vie, renseignent] sur la diversité et l’abondance des proies disponibles. Ainsi sont-il toujours d’excellents indicateurs de la richesse écologique des zones humides, y compris pour des habitats restreints, ce qui permet une évaluation de biotopes à petite échelle. Ceci souligne tout l’intérêt de l’étude des Libellules pour la protection de la Nature (Faton 1987).
Je précisais que la notion d’espèce patrimoniale pouvait être défavorable à un lot d’espèces trop considérées comme « non patrimoniales ». J’ai présenté après les écrits de 1997, ces dernière comme des espèces de la faune ordinaire, tout en soulignant leur importance fondamentale dans la structuration et le fonctionnement des écosystèmes. Ainsi, les espèces « non patrimoniales » n’ont pas lieu d’être négligées.
Les outils disponibles alors étaient à notre connaissance (Deliry 1997), les conventions européennes (Berne, Directive Habitats), ainsi que les Listes rouges. On peut considérer alors la liste rouge des espèces menacées en Europe présentée par van Tol & Verdonk (1988), les listes rouges nationales (Dommanget 1987, Maurin 1994) ainsi que des travaux préparés par l’équipe du GRPLS. Ce sont les premières bases d’une liste rouge rhônalpine (Deliry 1997), ainsi que les listes rouges départementales qui avaient vue leurs prototypes présentés antérieurement (Loose 1987, Deliry 1987, 1991, GRPLS 1992, Deliry 1997), voire en parallèle en termes de préparation (Deliry 1998). Viennent ensuite des outils inspiré d’un travail préparé pour le Marais de Lavours (1992) qui sont la dépendance par rapport au milieu et l’importance des populations présentes basée sur une estimation des effectifs optima observés. Le premier indicateur se base sur le principe que plus une espèce est dépendante par rapport à un milieu donné et plus ce milieu a d’importance pour sa conservation. Le second indicateur considère que si les populations sont importantes, la conservation d’une station alors étudiée sera d’autant plus significative pour la conservation de l’espèce considérée. Cette dernière notion engage certains aspects en phase avec la notion de pérennité des populations, donc des espèces, concept mis en place dans la synthèse préparée alors (Deliry 1997).
Références
Deliry C. 1997 - Massif de Bonnevaux. Quelques remarques sur les Odonates et l’agriculture (38). - FRAPNA Isère, Sympetrum. - PDF
Faton J.M. 1987 - Les libellules de la Drôme. Saisons 1985 et 1986. - Sympetrum, 1 : 23-29.

