Sympetrum depressiusculum (France)

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[Deliry C. 2026] – Sympetrum depressiusculum (France) - In : Odonates du Monde (Histoires Naturelles) (2004-[2026]) – Version 73808 du 10.01.2026. – odonates.net

France

Sympetrum depressiusculum (de Selys Longchamps, 1841) →

DEUX VERSIONS DE CETTE PAGE à TRANSFERER dans la PARTIE GENERALE

Libellule dépressiuscule [de Selys Longchamps & Hagen 1850], Sympétrum à corps déprimé [Dommanget 1987], Sympétrum déprimé [Dupont 2010, UICN France & col. 2016], Sympétrum dépressiuscule [Deliry 2017]
Famille des Sympetridae (Libellulidae s.l.)

Le nom vernaculaire de cette espèce a été initialement la Libellule dépressiuscule, ce qui est conforme à une désignation du descripteur, de Selys Longchamps, si bien que je tends à privilégier la version Sympétrum dépressiuscule, plutôt que celles qui hésitent autour de la notion de "déprimé".

  • Libellula depressiuscula de Selys Longchamps, 1841 [de Selys Longchamps & Hagen 1850]
  • Diplax depressiuscula (de Selys Longchamps, 1841) [de Selys Longchamps 1884, Martin 1931]
  • Sympetrum depressiusculum (de Selys Longchamps, 1841) [Kirby 1890, Dommanget 1987, Dupont 2010, Deliry 2017]
🔍 - © Stéphane Pissavin - Pierrelatte (Drôme) en août 1996

Statuts

VU 2010 Europe - VU 2009 Bassin méditerranéen
Statut 5/10 - Localisée et disséminée à effectifs assez faibles (Dommanget 1987).
EN 2009, 2016 France - PNAO

EN 2018 Occitanie
LC 2014 Rhône-Alpes[1].
DD 2006, CR 2013 Ain - EN 2013 Ardèche - EN 2013 Loire - RE 2013, 2016 Rhône - DD 2013 Haute-Savoie [A suivre... !]

Liste Verte (SE de la France) - Associée aux Grandes rivières et fleuves : annexes fluviales

Historique et Répartition

Élément méditerranéen (St Quentin 1960), mongolien (Devai 1976). Italie, Sardaigne, Sicile, France (vers Lyon : E.Foudras : incertain [?]), Suisse, Autriche (de Selys Longchamps 1850). Europe moyenne, Asie tempérée jusqu’à la mer du Japon (Dommanget 1987). Nord de l'Afrique, Eurasie de la France au Japon [A vérifier !], avec tendances steppiques et méridionales. Anciennement en Corse (XIX{{eme) siècle, col. Selys). En fort déclin dans le bassin méditerranéen avec tendance à la disparition locale comme en Camargue (Bouches-du-Rhône) ou au niveau des rizières de la plaine du Pô (Italie). En augmentation en Belgique par contre (Deliry 2017).

Illustrée par Hoefnagel (1575) vraisemblablement à partir d’un exemplaire de France.
Lorraine (Barbiche), Indre (Martin), Savoie, Corse (col. Selys) (Ris 1911). Observée vers Lyon (de Selys Longchamps), en Lorraine, dans la Vienne, dans l’Indre où elle est locale (Martin 1931). Très disséminée en France, sauf dans le Sud-est du pays, où elle apparaît plus fréquente. Manque dans le Sud-ouest, une ancienne citation de Corse (Dommanget 1987). En définitive l’espèce paraît très rare dans le Sud-ouest. Elle n’a pas été confirmée en Corse [2022].

🔍 - Sympetrum depressiusculum - Par départements
🔍 - Sympetrum depressiusculum – Données placées par localités
  • Alsace - Présence de populations dans la Vallée du Rhin, à préciser.
  • Auvergne - Haute-Loire (Ulmer 2011) : une grosse population se trouve sur les Gorges de la Loire, débordant sur le département voisin de la Loire.
  • Occitanie - EN 2018.
  • Poitou-Charente - L'espèce a été observée à Montmorillon dans la Modèle:86 par Martin en 1888 et deux spécimens capturés en Charente par le même auteur se trouvent dans la collection de H.& T.Piel de Curcheville déposée au Muséum de Nantes (Meurgey 2001 in Précigout 2013). L'espèce n'a pas été revue depuis dans la région (Précigout 2013).
  • Provence (PACA) - Connue anciennement en Camargue (Bouches-du-Rhône), a priori installée avec le développement des rizières, elle a été jugée d'abord disparue, toutefois j'y ai revu l'espèce en compagnie de Jean-Michel Faton sur des fossés au sud du Mas d'Agon. Celle-ci ne semble pas avoir été vérifiée depuis. L'espèce est par contre régulières en certains points de la Crau sèche, sur quelques canaux. La première mention pour les Hautes-Alpes le 11 août 1992 [A vérifier !] à Saint-Eusèbe-en-Champsaur (Cyrille Deliry). La Vallée de la Durance (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes), au régime nivo-glaciaire, est adaptée au bon développement de l'espèce. Par ailleurs, le marnage en bordure du plan d'eau du barrage à St-André-des-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence) permet en outre le développement épisodique de belles populations (obs. pers.).
  • Rhône-Alpes - À préserver 2000, EN (tentative !) 2013, LC 2014 - Rare (2,9% des communes) (Deliry 2008). - Si l’effectif le plus important rapporté en France se situait sur un canal de la plaine agricole de Pierrelatte (200 individus) Drôme), les populations sur la Loire entre les départements de la Loire et de la Haute-Loire sont estimées à plusieurs centaines d’individus et sont parmi les plus remarquables d’Europe. La première mention datée de cette espèce correspond au 25 août 1916 (Philibert Riel), Rilleux-la-Pape (Rhône). Elle avait déjà été signalée sans localité précise au XIXᵉ siècle, vers Lyon, par Eugène Foudras selon de Selys Longchamps et sans réelle certitude. Auparavant Charles de Villers (1789) semble bien parler de cette espèce sur la même région. La citation suivante est celle de l'Etang des Eparres, un site détruit depuis, à Gières (Isère) le 7 septembre 1957 (Charles Degrange). L'espèce est découverte en Haute-Savoie le 27 juillet 1986 à Bons-en-Chablais (Denis Jordan) et à Montagny-les-Lanches le 1er octobre 1986 (Cyrille Deliry), en Savoie à Chanas le 3 août 1989 (Cyrille Deliry ; station pérenne et toujours suivie), le 28 juillet 1991 pour la Drôme à Pierrelatte (Daniel Grand ; station pérenne et suivie depuis 1996), trouvée en 1992 en Ardèche à Saint-Alban-Auriolles le 18 juillet (Alain Ladet). Elle est découverte dans l'Ain le 25 juillet 1997 à Culoz (Cyrille Deliry ; station pérenne et suivie dès lors), enfin Stéphane Pissavin et Joël Blanchemain l'ajoûtent en 2002 pour la Loire (Plaine du Forez) (une mention de 1987 est à confirmer pour ce département). Le 20 juillet 2006, André Ulmer, découvre l'importante population des Gorges de la Loire (Loire) (Ulmer 2011). Celle-ci est l'objet, avec celle de Pierrelatte (Drôme) d'un suivi odonatologique régulier. Les prospections réalisées à l'époque dans le Massifs de Bonnevaux (Isère) ne permettent pas de retrouver l'espèce et les populations de Basse Maurienne (Savoie) ne sont pas confirmées non plus. Les suivis commencent dans le cadre du PNAO dès 2011 (Plan Haut-Rhône 2011 et 2012), alors que la même année des panneaux pédagogiques concernant cette espèces sont installée à la Ferme aux Crocodiles à Pierrelatte (Drôme : fig. ci-dessous). Le premier et alors unique dossier régional de terrain accompagnant le PNAO I, est organisé par la FRAPNA Loire, en collaboration avec le GRPLS (Cyrille Deliry) sous la direction d'André Ulmer sur les Gorges de la Loire (Loire et Haute-Loire) dès 2013. Le GRPLS sous la coordination de Cyrille Deliry, un OdoRunAlpes les 30 et 31 août 2014, spécial Sympetrum depressiusculum sur Culoz et le Haut-Rhône. Par ailleurs un camp odonatologique centré sur les Gorges de la Loire, tenu du 16 au 23 août 2014 à Aurec-sur-Loire (Haute-Loire) est animé par le même naturaliste pour le GRPLS et en collaboration avec la FRAPNA Loire et André Ulmer, avec pour objet d'étudier cette espèce, ainsi que Sympetrum pedemontanum sur cette localité. Dès 2018 le suivi de cette espèce devient une priorité pour la Drôme (Pierrelatte) et l'espèce est mise en exergue pour la région par Cyrille Deliry dans le cadre de l'atelier national du PNAO tenu au MNHN les 22 et 23 octobre 2019. Plusieurs réunions accompagnent le PNAO rhônalpin, notamment les 12 mai 2020 et 17 octobre 2022. Par ailleurs une petite population est connue et suivie sur le Haut-Rhône en Savoie qui est en continuité avec celles des voisines du secteur de Culoz dans l'Ain. Enfin les premières données sont désormais plus régulières au niveau de la Dranse où se trouve aussi une petite localité (Haute-Savoie). Le site de Pierrelatte (Drôme) continue en 2024 d'être l'objet de suivis spécifiques dans le cadre du PNAL sous la coordination de Jean-Michel Faton (GRPLS[1]). Un réseau est alors en train de se mettre en place au niveau AuRA et les secteurs voisins comme le Vaucluse (Faton [2024])
🔍 - Panneau pédagogique installé en 2011 à la Ferme aux Crocodiles (Pierrelatte - Drôme) et préparé par Jean-Michel Faton
🔍 - ©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles - Plaine de Pierrelatte (Drôme, France) le 7 juillet 2008

Habitats

Eaux stagnantes ou faiblement courantes, ensoleillées et envahies d’une abondante végétation ; larves sur la vase ou parmi les herbiers immergés : mares ouvertes, étangs, gravières, marais, milieux littoraux, parties marécageuses des lacs, cours d’eau lents. Se développe en plaine et ne dépasse pas les 600 m d’altitude (Dommanget 1987). Les habitats sont ensoleillés et riches en hélophytes, tendant à s'assécher en hiver, pour être remis en eau en été. On trouve de tels habitats dans des vallées alluviales sous régime nivo-glaciaire comme la Durance (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes). Sinon les fossés mis en eau en été pour l'agriculture, mais à sec en hiver, comme ceux de la plaine de Pierrelatte dans la Drôme conviennent, tout comme les bordures de barrages dont les réservoirs sont rechargés en été, ce qui conduit à un marnage favorable au Sympétrum dépressiuscule, tel celui dans les gorges de la Loire (Loire, Haute-Loire) ou à St André-des-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence). L'empoissonnement des sites est défavorable à l'espèce.
En 2024, J.M.Faton explore de nouveaux types d'habitats associés aux systèmes d'irrigation de la Durance dans le Vaucluse ou à un site de baignade en piscine naturelle dans la Loire (Faton 2024). Les effectifs observés dans le Vaucluse sont les plus importants observés en France. Ce sont des habitats très artificiels pour la Loire notamment qui permettent et favorisent la présence de Sympetrum depressiusculum et Sympetrum pedemontanum.

Phénologie

Vole de fin juin à fin septembre (Martin 1931). Vole de mi-juin à mi-octobre, émergences jusqu’à début-août (Dommanget 1987). Vole de fin mai à octobre. Les œufs n'éclosent qu'au printemps suivant la ponte avec un développement larvaire de deux mois (Deliry 2017).
Les études menées sur Pierrelatte (Drôme) en 2024 permettent de visualiser une phénologie décalée (retard d'environ 3 semaines) entre début juillet et fin août, avec un pic d'émergence observé entre 20 et 30 jours après le début des métamorphose, soit entre le 31 juillet et le 7 août, alors que celui de Sympetrum pedemontanum est déjà optimal dès le 10 juillet et diminue ensuite avec encore de beaux effectifs à l'émergence en fin de mois de juillet (GRPLS [[2]).

🔍 - © Jean-Michel Faton - France, Drôme le 14 juillet 2008
🔍 - ©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles - Pierrelatte (France, Drôme)

Références

[à traiter !]
Charlot B. & al. 2018 - Liste rouge des Odonates d'Occitanie. - CEN Midi-Pyrénées, Toulouse : 12 pp. - PDF LINK
Chauvet C., Encinas L. & Faton J.M. 2020 - Les Sympétrums des canaux. Ile de Pierrelatte (26) 2019/2020. - Rapport d'étude PNAO, LPO AuRA, Groupe Sympetrum. - BiB
Chauvet C. & Faton J.M. 2023 - Action Sympetrum depressiusculum dans la Drôme, année 2022. Dans le cadre du Plan Régional d'Actions pour les Odonates en Auvergne-Rhône-Alpes. - LPO AuRA, Groupe Sympetrum : 25 pp. - BiB
David G., Deliry C. & le Groupe Sympetrum 2016 - Liste d’Alerte des Odonates du Rhône – 2016. - Doc. GRPLS. - PDF
Deliry C. 1997 - Massif de Bonnevaux. Quelques remarques sur les Odonates et l’agriculture (38). - FRAPNA Isère, Sympetrum. - PDF
Deliry C. (coord.) 2008 - Atlas illustré des Libellules de la région Rhône-Alpes. - Dir. du Groupe Sympetrum et Muséum d’Histoire Naturelle de Grenoble, éd. Parthénope, Mèze : 404 pp.
Deliry C. 2014 - Odonates du Haut-Rhône. Prospections 2013. - Dossier d’étude du GRPLS. - BiB
Deliry C. 2014 - Odonates du Haut Rhône. Prospections 2014. - Dossier d’étude du GRPLS. - BiB
Deliry C. 2019 - Le point sur la présence du Sympétrum dépressiuscule (Sympetrum depressiusculum (Selys, 1841)) en France. - Libellul’mE, 21 février 2019.
Deliry C., Pont B., Faton J.M., Ladet A. & Oertli B. 2013 - Le Rhône, du glacier de la Furka au delta de la Camargue. Les Odonates d’un grand fleuve européen. - Sympetrum , 17 : 33-80. - PDF
Deliry C. & le Groupe Sympetrum 2013 - Liste Rouge des Odonates de Rhône-Alpes & Dauphiné 2013. [départements] - Col. Concepts & Méthodes, Groupe Sympetrum, Histoires Naturelles n°25bis. - PDF
Deliry C. & le Groupe Sympetrum 2014Liste Rouge des Odonates de Rhône-Alpes 2014. – Col. Concepts & Méthodes, Groupe Sympetrum, Histoires Naturelles, n°25 (Première édition en 2011). – PDF
Durand E. 2023 - Distribution et éléments d’écologie de Sympetrum depressiusculum (Libellulidae) dans le pays avignonnais (Vaucluse et Bouches-du-Rhône). - Martinia, 37 (1) : 1-10. - ONLINE
[Faton J.M. 2024] - Echanges techniques sur les sites à Sympetrum depressiusculum. - Site du Internet du Groupe Sympetrum, 20 et 21 juillet 2024. - ONLINE
Faton J.M. & Dumont G.A. 2021 - Ruisseaux et rivières : Retour d’expériences sur Sympetrum depressiusculum et Coenagrion caerulescens en Rhône-Alpes. - Diaporama du Groupe Sympetrum, présenté au séminaire du PNAO de Grenoble, le 13 décembre 2021. - BiB
Lervy-Mayère V. 2023 - Etude des préférences écologiques de reproduction de Sympetrum depressiusculum (Selys, 1841) dans les départements de la Loire et de la Haute-Loire. – BEE, ECIRE, FNE Loire, rapport de Master 2, 29 septembre 2023 : 37 pp. + annexes.
Meurgey 2001 - [cf. Muséum de Nantes]. - [à préciser !]
Précigout L. (coord.), Poitou-Charentes Nature 2013 - Plan national d’actions en faveur des odonates : Déclinaison Poitou-Charentes (2013-2017). - PCN & col. : 112 pp. - PDF LINK
Ulmer A. 2011 - Sympetrum pedemontanum (Allioni, 1766) nouveau pour les départements de la Loire et de la Haute-Loire, et sites majeurs pour Sympetrum depressiusculum (Selys, 1841) dans ces deux départements. - Martinia, 27 (2) : 95-100.
Ulmer A. 2013 - Deux espèces de libellules prestigieuses à St-Paul en Cornillon. - Commune de St-Paul en Cornillon, Lettre d’information n°5.
Ulmer A. 2018 - 20 ans d’implication d’une association de protection de la nature dans la connaissance des Odonates, leur préservation et la mise en œuvre d’actions de gestion. - Rev. Sc. Bourgogne Franche-Comté Nature, 27 : 215-221. - BiB

Communiqués, notules et Évenements (Liste)

5 octobre 2024 - Des nouvelles du Sympétrum déprimé dans la Loire - Communiqué FNE Loire : La Pause Nature (octobre 2024) : Odonates du Monde (archives) (online)

DUPLICATA

France - EN 2016 (EN 2009, VU 1997, Mal connue 2000, Effectifs assez faibles 1987) - [Sympétrum déprimé] - PNAO (2010-2015) Espèce assez rare en France, disparue de l'Ouest du pays, elle est bien représentée dans le Sud-Est, éparse et lacunaire ailleurs et en déclin. En limite d’aire de répartition, présente essentiellement dans le Sud-Est. Quelques anciennes données concernent le nord et l’ouest du pays, pour partie dues à des erreurs de détermination. Non confirmée depuis le milieu du XIXe siècle en Corse, voire douteuse (Grand & Papazian 2000).
Espèce des fossés alimentés de la plaine de Donzère (Drôme) notamment, connue sur la vallée de la Loire et de plus présente significativement à St André des Alpes (Alpes-de-Haute-Provence). Sa reproduction en Franche-Comté n'est pas démontrée. Elle s'observe de plus assez régulièrement en Alsace. La confluence durancienne et le bassin correspondant semblent favorisées par cette Libellule.
Si l'effectif le plus important rapporté en France se situait sur un canal de la plaine agricole de Pierrelatte (200 individus), les populations sur la Loire entre les départements de la Haute-Loire et de la Loire sont estimés à plusieurs centaines d'individus et sont parmi les plus remarquables d'Europe.

©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles ©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles

Auvergne Rhône-Alpes

Auvergne - VU 2018.

Rhône-Alpes - LC 2014 (EN 2013, VU ~2007), A préserver - Rare (2,5% des communes).
Indiquée le 7 septembre 1957 à St Martin-d'Hères (Isère) par Charles Degrange [à préciser !], on a des mentions antérieures dans la littérature selon Dommanget (1987), notamment dans l'Ain (Grand 1992). Donnée incertaine de Lyon (E.Foudras in de Selys Longchamps 1850).
51 communes (2005), les anciennes cartographies présentent une série de données erronées pour la Haute Savoie, parfois reprises sur quelques documents plus récents. 49 communes (2006), 53 (2013). En 2007, l'espèce était connue essentiellement sur des étangs ouverts, les autres habitats paraissant secondaires.

©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles © Groupe Sympetrum

Ain - CR 2013 (DD [à préciser !]), RE [à préciser !])

Ardèche - EN 2013 - Assez rare.

Drôme - EN 2013 - Assez rare.

Isère - EN 2013 (VU [à préciser !])

Loire - EN 2013 (Très rare, redécouverte en 2002)

Rhône - RE 2013 (Accidentelle)

Savoie - EN 2013 (Rare [à préciser !]) [Récemment proposée comme CR]

Haute Savoie - DD 2013 ([à préciser !])


Centre Val-de-Loire

Indre - En régression depuis le XIXème siècle (Dommanget 1993), semble disparue, finalement citée sur une localité entre 1976 et 1988 (Lett & al. 2001).


Grand Est

Lorraine – Espèce en limite d’aire dans la région (Dupont 2010).


Nouvelle Aquitaine

Poitou-Charentes – C’est un visiteur occasionnel dans la région (P.Jourde, com. in Dupont 2010).


Occitanie - EN 2018.


Provence Alpes Côte-d'Azur - VU 2018.

Bouches du Rhône - Une très importante immigration en 1994 est rapportée de Camargue (Askew 2004).

Hautes Alpes - DD 2013 (Très rare)


🔍 - ©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles
🔍 - ©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles - Culoz, Ain

Grand D. 1992 - Sur la présence de Coenagrion ornatum (Sélys, 1850) dans le département de la Saône-et-Loire (Odonata, Zygoptera, Coenagrionidae). - Martinia, 8 (4) : 95-97. - [à traiter !]
Iorio E. 2012 - Nouvelles données sur la répartition et l'écologie de Sympetrum depressiusculum (Selys, 1841) dans les Bouches-du-Rhône (Odonata, Anisoptera : Libellulidae). - Martinia, 28 (1). - ONLINE
Schmidt B. 1993 - Okologische Untersuchnungen zur Libellenfauna der Petite Camargue Alsacienne 1993 : speziell des Sumpf-Heidelibelle (Sympetrum depressiusculum) unter Berucksichtigung der Vegetation und der Hydrodynamik. - Ber. Forsch. Stn. RANA, 1993 : 1-6.

== Notes ==

  1. Les évaluations menées par le GRPLS en 2013 la proposait dans la catégorie EN (Deliry & al. 2013), mais suite aux validations et préconisations d'UICN France, elle est replacée en catégorie LC en 2014 (Deliry & al. 2014).