Aeschnophlebia

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[Deliry C. 2026] – Aeschnophlebia - In : Odonates du Monde (Histoires Naturelles) (2004-[2026]) – Version 67835 du 29.10.2025. – odonates.net

Odonata > Epiproctophora > Anisoptera > Aeshnines > Aeshnoidea > Neoaeshnida > Brachytronidae > Aeschnophlebiinae

Aeschnophlebia de Selys Longchamps, 1883

Type - Aeschnophlebia optata de Selys Longchamps, 1883 [Kirby 1890 in Kosterin 2023], synonyme finalement de Planaeschna milnei donc invalide (Kosterin 2023). Le type de ce genre doit être redéfini (C.Deliry, com. du 30 décembre 2023) [2].
de Selys Longchamps E. 1883 - Les Odonates du Japon. - Ann. de la Soc. Entomol. de Belgique, 27 : 82-143. - ONLINE


  • Planaeschna McLachlan, 1896 [?] [syn. : Kosterin 2023 ; mais erroné ou à vérifier : Deliry [30 décembre 2023]] [1]

Éléments de description - La description de ce genre est donnée par de Selys Longchamps (1883) : Ailes larges à réticulation assez serrée, nervure sous-costale prolongée (tout au moins sur les ailes supérieures), au-delà de la veine du nodus (qu'elle traverse) jusqu'à la première nervule postcubitale, espace basilaire libre, secteur sous-nodal bifurqué, ptérostigma long, membranule médiocre ; yeux globuleux, longuement contigus ; thorax robuste ; le ♂ a le bord anal excavé, l'angle doit (abdomen et appendices manquent) ; ♀ abdomen épais, non étranglé au 3ème segment, cunéiforme, oreillettes rudimentaires, bord inférieur du dernier segment arrondi, denticulé. La nervule sous-costale est prolongée aux quatre ailes chez Aeschnophlebia optata et Aeschnophlebia longistigma alors qu'elle est prolongée sur les ailes supérieures seulement chez Aeschnophlebia anisoptera. Ces espèces sont connues au Japon. [3]

Commentaires - J'ai rangé ce genre dans la famille des Brachytronidae et la sous-famille des Aeschnophlebiinae Deliry, [2014] (en prép.), en 2014 (Deliry 2014, 2018). Noter que Kosterin (2023) préconise que le genre Planaeschna devrait être synonyme du genre Aeschnophlebia. Or, selon moi, alors que je place les deux genres dans des (nouvelles) familles différentes, ceci est basé sur une difficultée liée à l'invalidation du type du genre Aeschnophlebia et non sur une réelle synonymie [1].


Aeschnophlebia, Aeschnophlebia anisoptera (ad Brachytron anisopterum), Aeschnophlebia longistigma (ad Brachytron longistigma), Aeschnophlebia zygoptera (→ Aeschnophlebia longistigma)

Asahina S. 1957 - An annotated list of Japanese Odonata with brief descriptions of their larvae. 12. - Shin-Konchû, 10 (8), 49–55.
de Selys Longchamps E. 1883 - Les Odonates du Japon. - Ann. de la Soc. Entomol. de Belgique, 27 : 82-143. - ONLINE
Deliry C. 2014 - Classification phylogénétique des Libellules. - Histoires Naturelles n°34. - BiB
Kirby W.F. 1890 - A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata or Dragonflies with an appendix of fossil species. - London. - PDF LINK
Kosterin O.E. 2023 - Nomenclatural reconsideration of the genera Aeschnophlebia Selys, 1883 and Planaeschna McLachlan, 1896 (Odonata, Aeshnidae). - Zootaxa, 5353, 2, 12 octobre 2023. - [à traiter !]
McLachlan R. 1896 - LX. On some Odonata of the subfamily Æschnina. - Annals and Magazine of Natural history, Series 6, 17 (102) : 409–425.
Schneider T. & al. 2023 - Molecular Phylogeny of Holarctic Aeshnidae with a Focus on the West Palaearctic and Some Remarks on Its Genera Worldwide (Aeshnidae, Odonata). - Diversity, 15 (9), 23 août 2023. - ONLINE - [à traiter !]


Notes


[1] - Kosterin (2023) dit que dans la mesure où Aeschnophlebia optata type du genre Aeschnophlebia (tel que désigné par Kirby 1890) est synonyme d'Aeschna milnei type, par monotypie lors de la description du genre Planaeschna, que les deux genres sont donc synonymes avec priorité au genre Aeschnophlebia. Cette solution paraît taxonomiquement acceptable, toutefois, il convient de considérer selon moi que c'est en définitive le genre Aeschnophlebia qui doit tout d'abord changer de type en raison de l'indisponibilité d'Aeschnophlebia optata qui a été mis en synonymie avec Aeschna milnei, à choisir parmi les autres espèces du genre et de rechercher la meilleure diagnose du genre Aeschnophlebia afin de la comparer à Planaeschna afin de considérer si nécessaire une éventuelle synonymie (C.Deliry com. du 30 décembre 2023). A noter que j'ai placé les deux genres dans deux (nouvelles) familles différentes, à savoir respectivement les Brachytronidae et les Telephlebiidae. Il convient de noter que le genre Planaeschna est riche de plus d'une trentaine d'espèce, dont la plus anciennement décrite date de 1883 avec Aeschna milnei dont il a déjà été question et les suivantes, toutes décrites directement au genre Planaeschna sauf Austroaeschna intersedens Martin, 1909. Les suivantes sont le fait des travaux du japonais Asahina (entre 1951 er 1996) et de divers auteurs asiatiques notamment de Chine ou de Thaïlande (entre 1980 et 2021). Il y a donc fort à envisager que ces auteurs se fondent bien sur une diagnose acceptable du genre Planaeschna puisqu'ils tombent tous d'accord, ce qui donne du sens à ce genre (C.Deliry, com. du 30 décembre 2023). A suivre donc... - [à préciser !]
[2] - Le type de ce genre est Aeschnophlebia optata de Selys Longchamps, 1883 et a été désigné a posteriori par Kirby (1890), dans la mesure où de Selys Longchamps (1883) ne l'avait pas fait. Or, cette espèce qui n'avait été décrite que par un ♂ du Japon, dépourvu d'abdomen, a été synonymisé par Asahina (1957) avec Planaeschna milnei. En conséquence ce type devient invalide. Je considère donc que le type de ce genre doit être redéfini (C.Deliry, com. du 30 décembre 2023). Or, il convient d'examiner le contexte associé à sa désignation comme typus par Kirby (1890). Cet auteur ne disposait pour établir son choix que des trois espèces d''Aeschnophlebia décrites par de Selys Longchamps en 1883, d'ailleurs en parallèle du typus qu'il a désigné, sans en donner les critères de choix. Kirby (1890) aurait donc tout aussi bien pu choisir Aeschnophlebia longistigma ou Aeschnophlebia anisoptera, deux autres espèces présentes aussi au Japon. Sa maladresse sera d'avoir choisi l'espèce dont la description était la plus fragile. Remontons à la source, à savoir de Selys Longchamps (1883) pour avancer sur ce point.
[3] - L'auteur souligne en nota bene, qu'il connaît désormais quatre sous-genres d'Æschnines à nervure sous-costale prolongée au-delà de la veine du nodus : Neuraeschna de l'Amérique tropicale dont le type est Aeschna costalis, Telephlebia de la Nouvelle Guinée du Sud dont le type est Telephlebia godeffroyi, Aeschnophlebia du Japon (il omet de préciser ici le type !). Enfin en quatrième, il rapproche le genre Staurophlebia de l'Amérique tropicale dont le genre a été présenté par Brauer. de Selys Longchamps (1883) souligne que cette caractéristique partagée par ces genres est très exceptionnelle chez les Odonates et ne se retrouve que de manière inconstante dans le genre Phenes ou chez quelques individus du genre Macrogomphus à titre de monstruosité (abérration !).