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Ordre des Orthoptères - Sous-ordre des [[Odonates]] - Tribu des ''[[ | Ordre des Orthoptères - Sous-ordre des [[Odonates]] - Tribu des ''[[Anisoptera]]'' - Famille des [[Aeschnidées]] - Sous-famille des ''[[Gomphinae]]'' - Sous-division des ''Vacuibasae'' - Légion ''[[Cordulegaster]]'' | ||
* Genre ''[[Cordulegaster]]'' Leach ''in'' Brewster, 1815 | * Genre ''[[Cordulegaster]]'' Leach ''in'' Brewster, 1815 | ||
** Sous-genre ''Cordulegaster (Thecaphora)'' de Selys Longchamps, 1854 | ** Sous-genre ''Cordulegaster (Thecaphora)'' de Selys Longchamps, 1854 | ||
Version du 24 août 2024 à 14:27
1503-08 : premières illustrations de Cordulegaster - Les premières illustrations de Cordulegaster se trouvent chez Bourdichon (1503-08) dans les Grandes Heures d'Anne de Bretagne. Il s'agit de toute évidence de Cordulegaster boltonii qui se retrouve représenté à plusieurs reprises au sein des enluminures, tantôt relativement réaliste avec un corps jaune et noir, tantôt modifié avec alors un fond plutôt bleuté.
| 🔍 - Extrait de Bourdichon (1503-08) - Une des planches les plus proche de ce qu'on peut interpréter comme une représentation de Cordulegaster boltonii (supposé en France) |
Libellula grandis Scopoli, 1763 (nec Linnaeus, 1758) [?] - C'est probablement Cordulegaster boltonii que présente Scopoli (1763) sous Libellula grandis dans son Entomologia Carniolica pour la Slovénie, si on se base sur les avis émis par de Charpentier (1825) ou de Burmeister (1839). Cet auteur parle de "lignes jaunes" sur son exemplaire, ce qui est conforme. Néanmoins l'absence de description à l'époque d'autres espèces de Cordulegaster rend la concordance exacte incertaine (cf. Cordulegaster heros notamment).
Libellula forcipata sensu Harris, 1780 (nec Linnaeus, 1758) - Dans son ouvrage sur les English insects (Angleterre) et la livraison de 1780, Harris illustre une ♀ de Cordulegaster boltonii sur la planche XXIII (fig.3), en parallèle à Aeshna cyanea (fig.4). Il pense posséder Libellula forcipata de Linnaeus et produit en définitive une nouvelle description et en conséquence un synonyme (Libellula forcipata sensu Harris, 1780 (nec Linnaeus, 1758)). Sa description est en anglais et en français.
Planche XXIII d'Harris (1780) présentant fig.3, Libellula forcipata et fig.4, Libellula anguis, correspondant respectivement à Cordulegaster boltonii et Aeshna cyanea

Aeshna annulata Latreille, 1805 - La première description a priori valide pour Cordulegaster boltonii est celle de Latreille (1805) faite sous Aeshna annulata, l'Æshne annelée (ci-contre). C'est la première espèce de la présentation des Libellules faite par Latreille qui associe parfaitement son Insecte à la planche d'Harris (1780) présentée ci-dessus. Il connaît l'espèce du Midi de la France et d'Angleterre. Ce nom sera employé longtemps par les auteurs et perdure dans son nom français : le Cordulégastre annelé.
Libellula boltonii Donovan, 1807 - C'est la description de Donovan (1807) accompagnée d'une planche (CCCCXXX) d'un ♂ capturant un Papillon et correspondant à Libellula boltonii qui sera retenue par la science, mais pas immédiatement. Ce nom ne lui sera restitué pas avant plus d'un siècle. Cette espèce est dédiée à Bolton qui en est le découvreur dans le Yorkshire (Angleterre).

Cordulegaster Leach in Brewster, 1815 - Leach in Brewster (1815) fait une très brève description du genre Cordulegaster (Hinder wings of the male angulated at their anal edge. Abdomen of the male clavate, of the female with an acuminate process). Il ne connaît qu'une seule espèce qu'il présente sous Cordulegaster annulatus de Latreille. Leach connaît les citations d'Harris (1780) sous Libellula forcipata et de Donovan (1807) sous Libellula boltonii. Il connaît l'espèce dans plusieurs régions de l'Angleterre et de l'Ecosse qu'il précise dans son ouvrage.
Aeschna lunulata de Charpentier, 1825 - Les auteurs suivants connaissent en général les différentes versions du Cordulegastre annelé (Libellula forcipata, Aeshna annulata, moins, Libellula grandis de Scopoli et parfois Libellula boltonii de Donovan) et préfèrent comme nous l'avons vu l'annulata de Latreille (1805). Toutefois de Charpentier (1825) introduit un nouveau nom : Aeschna lunulata qui a son tour sera cité par les auteurs suivants. Il s'agit donc d'une espèce dont la taxonomie est bien comprise et bien suivie par les auteurs du début du XIXᵉ siècle. Toussaint de Charpentier (1825) ne connaît pas la boltonii de Donovan (1807) et justifie son nouveau nom par le fait que celui-ci est déjà occupé par une espèce décrite par Fabricius en 1798 sous Aeshna annulata (un nom obscur d'un taxon indien qui correspond peut-être à Gynacantha millardi ou Gynacantha bayadera). Il ajoute à l'Angleterre et la France, sa présence en Suisse et en Allemagne. La même année, Vander Linden (1825) ajoute la Belgique et l'Italie.
Aeshna plutôt que Cordulegaster - Le genre Cordulegaster n'est par contre pas repris immédiatement par tous les auteurs qui lui préfèrent souvent Aeshna ou Aeschna. Stephens (1835) complète un peu la description initiale qui avait été faite par Leach (in Brewster 1815). Avec Boyer de Fonscolombe (1838) de Provence, l'habitat de l'espèce commence à être bien cerné car ce dernier aussi celle-ci aux cours d'eau et la dit parfois loin de l'eau.
Thecaphora de Charpentier in Burmeister, 1839 (mss) (nom. invalid.) - En 1839, Burmeister ne connaît encore que cette espèce. Il l'a dit présente sur l'ensemble de l'Europe. Son travail en odonatologie est basé sur celui de Toussaint de Charpentier (1825) et il dispose par ailleurs d'une version manuscrite de l'ouvrage de ce dernier auteur qui paraîtra en 1840. Il range ce taxon sous Aeschna lunulata et suggère le genre Thecaphora selon le manuscrit de Toussaint de Charpentier. De la même manière que de Charpentier (1825), il ne connaît pas la boltonii de Donovan (1807) et ne retient pas l'annulata de Latreille (1805) car ce nom est invalide comme nous l'avons vu ci-dessus.
Aeshna obliqua Say, 1840 en Amérique - On trouve côté américain Aeshna obliqua Say, 1840 ainsi que son synonyme Cordulegaster fasciatus Rambur, 1842 dans la foulée. La synonymisation sera prononcée en 1854 (voir plus bas).
Intégration du genre Cordulegaster par de Selys Longchamps, 1840 - En 1840, de Selys Longchamps scinde le genre Libellula en Libellula, Libella de Selys Longchamps, 1840 et il utilise le genre Cordulia déjà présenté par Leach (in Brewster 1815). Pour le genre Aeshna Fabricius, 1775, il impose les nouveaux genres, ce, désormais plus "définitivement", déjà décrit brièvement 25 ans plus tôt par Leach in Brewster (1815) : Gomphus, [[Cordulegaster] et Anax. Lindenia, pris chez de Haan (1826) est ajouté et validé. L'auteur belge, présente, après avoir amplement repris la description du genre Cordulegaster, Cordulegaster annulatus, le Cordulégastre annelé. Toutefois il intègre dans sa présentation Cordulegaster bidentata dont il va rapidement reprendre la description en 1843 sous Cordulegaster bidentatus dans deux articles se précisant l'un, l'autre. La description officielle de bidentata parait en fait dans les Annales de la Société Entomologique de France (de Selys Longchamps 1843a : 107-109). Ainsi de Selys Longchamps & Hagen (1850) présentent en parallèle les deux espèces sous Cordulegaster annulatus et Cordulegaster bidentatus. Ils distinguent, sans la nommer scientifiquement, pour la première une variété méridionale présentant des marques jaunes plus étendues. Entre temps Schneider (1845) ajoute Cordulegaster insignis et Kolenati (1846) dans une faune des Insectes du Caucase décrit brièvement Aeschna charpentieri. Cette dernière nouvelle espèce a été prise au niveau du fleuve Koura (fluvium Cyrum) dont la vallée alluviale borde le sud du Grand Caucase. Ce fleuve qui prend sa source en bordure de la Turquie s'écoule vers l'est en direction de la Mer Caspienne en passant par la Georgie et l'Azerbaidjan.
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Synopsis des Gomphines (1854) : splitage du genre Cordulegaster - En 1854, dans le Synopsis des Gomphines, les Odonates sont regardés comme un sous-ordre et les Gomphines comme une sous-famille par de Selys Longchamps, subordonnée à la famille des Aeschnidées. Sa présentation est la suivante (avec adaptation taxonomique moderne) : Famille des Aeschnidées - Sous-famille des Gomphines - Légion Cordulegaster
Notons que les descriptions de Donovan (1807) (boltonii) et de Kolenati (1846) (charpentieri) ont échappé à de Selys Longchamps, ce qui ne sera pas sans conséquences taxonomiques pour la suite (Deliry [2022]) ! |
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Monographie des Gomphines (1858) - Alors que l'ouvrage devait sortir rapidement la Monographie des Gomphines n'est éditée qu'en 1858. Elle est réalisée par de Selys Longchamps et bien faite en collaboration avec H.A.Hagen, ce qui est indiqué au début de l'ouvrage. Ce travail présente les Odonates de nouveau comme un sous-ordre, étant précisé qu'ils appartiennent à l'ordre de Orthoptères. Alors de Selys Longchamps introduit un rang taxonomique qu'il nomme tribu pour les Anisoptera de Selys Longchamps, 1854, laquelle comprends les familles des Libellulidées et des Aeschnidées. Les Gomphinae sont une sous-famille comme dans l'ouvrage précédent.
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Cordulegaster lateralis Scudder, 1866 (syn.) - Scudder (1866) décrit dans un bref article Cordulegaster lateralis qui est rapidement mise en synonymie avec Cordulegaster sayi par de Selys Longchamps en 1869, néanmoins c'est à Cordulegaster diastatops que la synonymie sera plus définitivement donnée [à préciser !]. Dans une communication sur quelques Odonates du Mexique, faite le 1er février 1868, E. de Selys Longchamps ajoute Cordulegaster diadema de Selys Longchamps, 1868.
Dans ses additions aux Gomphines, de Selys Longchamps, reprend quelques éléments antérieurs et les complète :
En 1873, il décrit Thecagaster parvistigma, ajoute de manière "ferme" la race immaculifrons à Cordulegaster annulatus et la race anatolicus à Cordulegaster bidentatus. En 1878 c'est Cordulegaster godmani qui est décrit par McLachlan dans l'ouvrage d'E.de Selys Longchamps. Ce taxon sera finalement mis en synonymie avec Cordulegaster diadema ultérieurement. [à préciser !]. On trouve encore en 1878 Cordulegaster erroneus d'après un manuscrit d'Hagen, de même que Cordulegaster luniferus. Par ailleurs de Selys Longchamps (1878) envisage que Cordulegaster fasciatus de Rambur (1842) ne soit pas un (strict) synonyme avec Cordulegaster obliquus (Say, 1840), comme cela avait été envisagé jusqu'alors. Enfin il ajoute le "genre" Allogaster de Selys Longchamps, 1878 à la liste avec Allogaster latifrons de Selys Longchamps, 1878.
Förster (1899) ajoute Cordulegaster kuchenbeiseri. Ce taxon sera ultérieurement rangé dans le genre Anotogaster. [à préciser !]
Quelques articles clés jalonnent par la suite les connaissances sur les espèces associées au genre Cordulegaster (voir Morton 1916, Fraser 1929, Dumont 1976, Lohmann 1993, Boudot & Jacquemin 1995, Boudot 2001, Froufe & al. 2014, Solano & al. 2018, Schneider & al. 2021 et 2022). Il conviendra pour le Paléarctique ouest d'examiner en parallèle quelques référentiels taxonomiques (Bridges 1994, Steinmann 1997) ou synthèses guides de détermination (Kirby 1890, Aguesse 1968, d'Aguilar & Dommanget 1985, Askew 1988, d'Aguilar & Dommanget 1998, Askew 2004, Skvortsov 2010, Deliry 2017, Galiani & al. 2017, Wildermuth & Martens 2019, Dijkstra & al. 2021).
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Morton (1916) distingue le groupe annulatus et le groupe bidentatus, avec une ou deux dents sur les appendices abdominaux supérieurs. Il reprend ou complète les descriptions et en ajoute quelques unes. Je précise entre parenthèses après le signe égal le nom ou l'orthographe du taxon correspondant considéré actuellement.
Le cas de Cordulegaster pictus de Selys Longchamps, 1854 n'est pas résolu par Morton (1916) qui en expose toutes les hésitations. (= Cordulegaster picta)
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Fraser (1929) range la famille des Cordulegasteridae [sic] dans la super-famille des Fissilabioidea au sein du sous-ordre des Anisoptera, ordre des Odonata. La famille comprend les genres "habituels" : Anotogaster, Allogaster et Cordulegaster, mais on y trouve aussi les Chlorogomphus. Allogaster de Selys Longchamps, 1878 [Kirby 1890, Williamson 1907, Fraser 1923, 1927]
Anotogaster de Selys Longchamps, 1854 [de Selys Longchamps 1857, Kirby 1890, Williamson 1907, Fraser 1923]
Cordulegaster Leach in Brewster, 1815 [Stephens 1835, de Selys Longchamps 1840, Rambur 1842, de Selys Longchamps 1850, 1854, 1857, Kirby 1890, Lucas 1900, Williamson 1907, Morton 1916, Fraser 1923] (plusieurs dates sont corrigées ici. Il en est de même plus bas : recte hic). syn. - Thecaphora de Charpentier, 1840 [à préciser !], Thecagaster de Selys Longchamps, 1854 [Kirby 1890]
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Dumont (1976) précise que les Cordulégastres du Caucase sont associés généralement à Cordulegaster charpentieri (au niveau de bonne espèce ou de sous-espèce de Cordulegaster boltonii). Kolenati (1846) fit un brève description de ce taxon et de Selys Longchamps (1850) la reprend en français, soulignant la ressemblance avec Cordulegaster boltonii. Les spécimens de collections originaux ont disparu. Schneider (1845) présente quant à lui un taxon plus sombre pour Cordulegaster insignis. De Selys Longchamps (1850) traite de manière maladroite les deux taxons, bien qu'il fasse la démarche de les comparer. Ultérieurement cet auteur (1854, 1857) met Cordulegaster charpentieri en synonymie avec Cordulegaster annulatus (= Cordulegaster boltonii), mais il restaure Cordulegaster charpentieri dans sa synthèse datant de 1887 avec une redescription. L'usage de Cordulegaster charpentieri est en fait confus chez les auteurs. Dumont (1976) accompagne son texte de nombreux détails. Il conclut au contexte suivant :
- Cordulegaster insignis Schneider, 1845 avec pour synonyme Aeschna charpentieri Kolenati, 1846
- Cordulegaster insignis charpentieri (Kolenati, 1846) avec pour synonymes Cordulegaster insignis lagodechicus Bartenev, 1930 et Cordulegaster insignis montandoni St Quentin, 1971
- Cordulegaster pictus de Selys Longchamps, 1854 correspondant à Cordulegaster charpentieri tel que présenté par de Selys Longchamps (1887), Morton (1916), Fraser (1929) et Bartenev (1930). Ceci correspond aussi à Cordulegaster boltoni charpentieri de St Quentin (1952, 1956, 1959) et de Stark (1971), enfin au Cordulegaster annulatus tel que cité par de Selys Longchamps (1887) et Amadović (1947, 1948).
Nous avons donc charpentieri synonyme d'insignis, mais pouvant être placé comme sous-espèce d'insignis et dans divers cas charpentieri a été employé par erreur à la place de pictus. C'est un nom ambigu (nom. ambig.) [2022].
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Lohmann (1992, 1993) fait une nouvelle classification détaillée des Cordulégastres : Famille des Cordulegastridae Hagen, 1875 :
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Boudot & Jacquemin (1995) rendent compte d'une répartition complexe et de mélanges entre les sous-espèces (supposées) de Cordulegaster boltonii et ajoutent une nouvelle sous-espèce avec Cordulegaster boltonii iberica Boudot & Jacquemin, 1995. Ils précisent que l'examen des populations est nécessaire pour déterminer une sous-espèce donnée et qu'un seul individu pris à part ne suffit pas.
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Boudot (2001) fait un point complet sur les Cordulegaster du Paléactique occidental. Il distingue deux groupes autour de boltonii et de bidentata ainsi que pour le premier groupe, un sous groupe oriental autour d'heros et occidental centré sur boltonii. Je reprends la liste des taxon ci-dessous en corrigeant quelques erreurs de dates.
Groupe boltonii oriental
Groupe bidentata
Boudot (2001) invalide le genre Sonjagaster qui n'est basé que sur des critères de coloration particulièrement variants. Il apparaît à la lecture des éléments de conserver éventuellement Thecagaster de Selys Longchamps, 1854, qui se base sur des détails morphologiques constants [2021]. |
Froufe & al. (2014) dégagent côté boltonii deux ensembles distincts : le premier comprend Cordulegaster boltonii et ses sous-espèces plus ou moins en mélange et en clines (boltonii, immaculifrons, iberica) et ce que je désigne ici sous Cordulegaster algirica. Il apparaît par ailleurs probable que Cordulegaster bidentata sicilica soit confondu avec le type. Par contre Cordulegaster buchholzi apparaît d'ores et déjà en exergue [2022]. Quant à Solano & al. (2018), ils fondent la validité de Cordulegaster trinacriae et soulignent des hybridations avec Cordulegaster boltonii en Italie.
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Schneider & al. (2021) réalisent une analyse génétique de l'essentiel des populations orientales des Cordulegaster du Paléarctique ouest. Cette analyse dessine les différents taxons valides et indique ceux qui sont immergés dans d'autres et a permis la détection de nouvelles espèces. |
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L'équipe de Schneider & al. (2022) poursuivent leur éclaircissement du genre Cordulegaster dans la partie orientale du Paléarctique Ouest en traitant les taxons centrés sur la Grèce et y associent une partie des espèces occidentales. Il apparaît en exergue que Cordulegaster buchholzi doit être considéré comme une bonne espèce, que Cordulegaster heros et Cordulegaster picta présentent des affinités génétiques (peut-être suffisamment étroites à notre avis pour que les deux taxons soient confondus [2022]) et enfin qu'on trouve encore une certaine hétérogénéité chez Cordulegaster insignis, Cordulegaster heros (la sous-espèce pelionensis ne se distingue pas bien génétiquement) et Cordulegaster bidentata, voire aussi Cordulegaster helladica. Cordulegaster buchholzi présente par ailleurs une branche principale sur l'arbre phylogénétique où se distinguent deux sous-ensembles. Cordulegaster helladica kastalia se révèle être un hybride entre bidentata et buchholzi et Cordulegaster insignis montandoni est dans le même cas pour une hybridation entre bidentata et insignis. |
