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* D'abord signalée en [[Corse]] (McLachlan 1866). Cette espèce a été capturée accidentellement à Lyon, Rhône (Martin 1894). Dommanget (1987) ne connaissait cette espèce que de la bordure méditerranéenne (Hérault, Bouches-du-Rhône, [[Corse]]) et d'une ancienne citation de la Charente-Maritime. Elle est confirmée sur ce département par Lebioda (1987), occasionnelle dans le Vaucluse (Bence & Bence 1989), elle est en Vendée (Machet 1990), connue dans le Gard, notamment à Scamandre [Rapport d'activité du GRPLS 2000], département où elle est redécouverte en 2017 (Anonyme 2018), trouvée dans la Loire-Atlantique (Picard & Meurgey 2005a, 2005b), précisée en [[Corse]] (Berquier & Andrei-Ruiz 2019), occasionnelle en Isère [2021]. Un point et un historique sur les premières prospections camarguaises a été réalisé par Sinnasssamy & Pineau (1996) ainsi que par Faton & Deliry (2000, 2013). Elle est réellement en danger sur le littoral méditerranéen et un plan de conservation s'avère nécessaire, le principal bastion de l'espèce semblant limité à la Tour du Valat en Camargue (Faton & Deliry 2000, 2013). L'espèce est considérée comme fréquente en Camargue centrale, mais erratique en Crau humide ou en Crau sèche (Faton 2003). On trouve en [[Corse]] parmi les plus belles populations du pays (Berquier 2016). Houard (2020) dans le document du [[PNAL]] dit l'espèce localisée sur le littoral Atlantique de l'embouchure de la Gironde à celle de la Loire et sur le littoral méditerranéen en Camargue et en [[Corse]], précisant que c'est une espèce à éclipse, ses populations pouvant subir d'importantes variations interannuelles. Il omet la nouvelle population découverte en 2017 (Anonyme 2018) dans le Gard. {{Fra}} (GBIF [2023]). | * D'abord signalée en [[Corse]] (McLachlan 1866). Cette espèce a été capturée accidentellement à Lyon, Rhône (Martin 1894). Dommanget (1987) ne connaissait cette espèce que de la bordure méditerranéenne (Hérault, Bouches-du-Rhône, [[Corse]]) et d'une ancienne citation de la Charente-Maritime. Elle est confirmée sur ce département par Lebioda (1987), occasionnelle dans le Vaucluse (Bence & Bence 1989), elle est en Vendée (Machet 1990), connue dans le Gard, notamment à Scamandre [Rapport d'activité du GRPLS 2000], département où elle est redécouverte en 2017 (Anonyme 2018), trouvée dans la Loire-Atlantique (Picard & Meurgey 2005a, 2005b), précisée en [[Corse]] (Berquier & Andrei-Ruiz 2019), occasionnelle en Isère [2021]. Un point et un historique sur les premières prospections camarguaises a été réalisé par Sinnasssamy & Pineau (1996) ainsi que par Faton & Deliry (2000, 2013). Elle est réellement en danger sur le littoral méditerranéen et un plan de conservation s'avère nécessaire, le principal bastion de l'espèce semblant limité à la Tour du Valat en Camargue (Faton & Deliry 2000, 2013). L'espèce est considérée comme fréquente en Camargue centrale, mais erratique en Crau humide ou en Crau sèche (Faton 2003). On trouve en [[Corse]] parmi les plus belles populations du pays (Berquier 2016). Houard (2020) dans le document du [[PNAL]] dit l'espèce localisée sur le littoral Atlantique de l'embouchure de la Gironde à celle de la Loire et sur le littoral méditerranéen en Camargue et en [[Corse]], précisant que c'est une espèce à éclipse, ses populations pouvant subir d'importantes variations interannuelles. Il omet la nouvelle population découverte en 2017 (Anonyme 2018) dans le Gard. {{Fra}} (GBIF [2023]). | ||
* '''LR 2/10''' (excessivement localisée) (Dommanget 1987), proposée '''CR''', rare, en déclin confirmé (Deliry 2008), '''EN''' 2016 (aire d'occupation d'environ 400 km{{2}}, moins de 5 localités, en déclin sur fond de fluctuations : MNHN & al. 2017) - '''NT''' Corse, '''EN''' Poitou-Charente, '''VU''' Provence (PACA), NA Occitanie, '''EN''' Pays-de-Loire - [[PNAO (2010-2015)]], [[PNAL (2020-2030)]] - Les prélèvements, lorsqu'ils sont nécessaires, doivent être limités au strict minimum (Dommanget 1987). | * '''LR 2/10''' (excessivement localisée) (Dommanget 1987), proposée '''CR''', rare, en déclin confirmé (Deliry 2008), '''EN''' 2016 (aire d'occupation d'environ 400 km{{2}}, moins de 5 localités, en déclin sur fond de fluctuations : MNHN & al. 2017) - '''NT''' Corse, '''EN''' Poitou-Charente, '''VU''' Provence (PACA), NA Occitanie, '''EN''' Pays-de-Loire - [[PNAO (2010-2015)]], [[PNAL (2020-2030)]] - Les prélèvements, lorsqu'ils sont nécessaires, doivent être limités au strict minimum (Dommanget 1987). | ||
* Suivi en {{Fra}} lancé avec le [[PNAO]] (Lambret & al. 2010). Cette espèce présente une forte valeur patrimoniale dans le pays [2019], mais elle n'est pas protégée (Houard | * Suivi en {{Fra}} lancé avec le [[PNAO]] (Lambret & al. 2010). Cette espèce présente une forte valeur patrimoniale dans le pays [2019], mais elle n'est pas protégée (Houard 2021). Un séminaire sur "l'étude de l'écologie" de cette espèces s'est tenu le 3 mars 2014 à la Tour du Valat en Camargue [https://tourduvalat.org/agenda/03032014-seminaire-sur-letude-de-lecologie-dune-libellule-menacee-lestes-macrostigma/]. L'espèce est donc connue en {{Fra}} essentiellement en Camargue et sur quelques sites voisins du littoral Atlantique depuis l'estuaire de la Gironde au Marais de Guérande en Loire-Atlantique. Elle est de plus connue en [[Corse]] et a été redécouverte récemment dans l'Hérault [2019] où elle fut signalée jadis (Cassagne-Méjean 1965). 72{{eme}} espèce de {{Fra}} par nombre de dates [N=782] (J.M.Faton, ''in litt.'' 2022). Les dernières années et notamment 2022 semblent avoir eu un impact critique sur cette espèce en {{Fra}}. En effet elle n'a été indiquée que des îles d'Oléron et de Ré (Charente-Maritime), il n'y a au 23 mai 2023 aucune citation, ni de Vendée, ni de Camargue, l'espèce ayant été détectée par contre en [[Corse]] (C.Deliry, ''com.''). | ||
* En {{Fra}}, elle est donc en Camargue et vient d’être (re)découverte dans l’Hérault. Elle est signalée principalement en Grande Camargue, mais aussi en Crau humide. Une population a existé un temps en Camargue gardoise. Sur le littoral Atlantique les populations se trouvent sur des habitats annexes aux marais salants depuis le Marais de Guérande (station disparue ou instable) à la Charente-Maritime en passant par la Vendée. Enfin les populations du littoral de [[Corse]] sont assez nombreuses et bien représentées (C.Berquier, ''com.'') [2020]. A l’initiative de Philippe Lambret qui coordonne le projet une enquête nationale ''Lestes macrostigma'' est lancée en 2009. Cette démarche est couplée à une enquête de l'Observatoire Naturaliste des Écosystèmes Méditerranéens ([http://www.onem-france.org/leste/wakka.php?wiki=PagePrincipale ONEM]) qui a été clôturée depuis (anciennes enquêtes de l'ONEM). | * En {{Fra}}, elle est donc en Camargue et vient d’être (re)découverte dans l’Hérault. Elle est signalée principalement en Grande Camargue, mais aussi en Crau humide. Une population a existé un temps en Camargue gardoise. Sur le littoral Atlantique les populations se trouvent sur des habitats annexes aux marais salants depuis le Marais de Guérande (station disparue ou instable) à la Charente-Maritime en passant par la Vendée. Enfin les populations du littoral de [[Corse]] sont assez nombreuses et bien représentées (C.Berquier, ''com.'') [2020]. A l’initiative de Philippe Lambret qui coordonne le projet une enquête nationale ''Lestes macrostigma'' est lancée en 2009. Cette démarche est couplée à une enquête de l'Observatoire Naturaliste des Écosystèmes Méditerranéens ([http://www.onem-france.org/leste/wakka.php?wiki=PagePrincipale ONEM]) qui a été clôturée depuis (anciennes enquêtes de l'ONEM). | ||
* Côté Atlantique la reproduction a été très faible en 2022, voire quasi absente sur certains sites. Ainsi aucune des 5 localités connues à Moëze-Oléron (Charente) n'a été fréquentée pour la reproduction et la reproduction a été proche de rien sur la réserve de Müllembourg à Noirmoutiers (Vendée), fait généralisé sur les Odonates en général (LPO France 2023). | * Le groupe de travail '''''Lestes macrostigma''''' est en projet de réactivation en 2022. | ||
* Côté Atlantique la reproduction a été très faible en 2022, voire quasi absente sur certains sites. Ainsi aucune des 5 localités connues à Moëze-Oléron ([[Charente]]) n'a été fréquentée pour la reproduction et la reproduction a été proche de rien sur la réserve de Müllembourg à Noirmoutiers ([[Vendée]]), fait généralisé sur les Odonates en général (LPO France 2023). | |||
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- D'abord signalée en Corse (McLachlan 1866). Cette espèce a été capturée accidentellement à Lyon, Rhône (Martin 1894). Dommanget (1987) ne connaissait cette espèce que de la bordure méditerranéenne (Hérault, Bouches-du-Rhône, Corse) et d'une ancienne citation de la Charente-Maritime. Elle est confirmée sur ce département par Lebioda (1987), occasionnelle dans le Vaucluse (Bence & Bence 1989), elle est en Vendée (Machet 1990), connue dans le Gard, notamment à Scamandre [Rapport d'activité du GRPLS 2000], département où elle est redécouverte en 2017 (Anonyme 2018), trouvée dans la Loire-Atlantique (Picard & Meurgey 2005a, 2005b), précisée en Corse (Berquier & Andrei-Ruiz 2019), occasionnelle en Isère [2021]. Un point et un historique sur les premières prospections camarguaises a été réalisé par Sinnasssamy & Pineau (1996) ainsi que par Faton & Deliry (2000, 2013). Elle est réellement en danger sur le littoral méditerranéen et un plan de conservation s'avère nécessaire, le principal bastion de l'espèce semblant limité à la Tour du Valat en Camargue (Faton & Deliry 2000, 2013). L'espèce est considérée comme fréquente en Camargue centrale, mais erratique en Crau humide ou en Crau sèche (Faton 2003). On trouve en Corse parmi les plus belles populations du pays (Berquier 2016). Houard (2020) dans le document du PNAL dit l'espèce localisée sur le littoral Atlantique de l'embouchure de la Gironde à celle de la Loire et sur le littoral méditerranéen en Camargue et en Corse, précisant que c'est une espèce à éclipse, ses populations pouvant subir d'importantes variations interannuelles. Il omet la nouvelle population découverte en 2017 (Anonyme 2018) dans le Gard. France (GBIF [2023]).
- LR 2/10 (excessivement localisée) (Dommanget 1987), proposée CR, rare, en déclin confirmé (Deliry 2008), EN 2016 (aire d'occupation d'environ 400 km2, moins de 5 localités, en déclin sur fond de fluctuations : MNHN & al. 2017) - NT Corse, EN Poitou-Charente, VU Provence (PACA), NA Occitanie, EN Pays-de-Loire - PNAO (2010-2015), PNAL (2020-2030) - Les prélèvements, lorsqu'ils sont nécessaires, doivent être limités au strict minimum (Dommanget 1987).
- Suivi en France lancé avec le PNAO (Lambret & al. 2010). Cette espèce présente une forte valeur patrimoniale dans le pays [2019], mais elle n'est pas protégée (Houard 2021). Un séminaire sur "l'étude de l'écologie" de cette espèces s'est tenu le 3 mars 2014 à la Tour du Valat en Camargue [1]. L'espèce est donc connue en France essentiellement en Camargue et sur quelques sites voisins du littoral Atlantique depuis l'estuaire de la Gironde au Marais de Guérande en Loire-Atlantique. Elle est de plus connue en Corse et a été redécouverte récemment dans l'Hérault [2019] où elle fut signalée jadis (Cassagne-Méjean 1965). 72ᵉ espèce de France par nombre de dates [N=782] (J.M.Faton, in litt. 2022). Les dernières années et notamment 2022 semblent avoir eu un impact critique sur cette espèce en France. En effet elle n'a été indiquée que des îles d'Oléron et de Ré (Charente-Maritime), il n'y a au 23 mai 2023 aucune citation, ni de Vendée, ni de Camargue, l'espèce ayant été détectée par contre en Corse (C.Deliry, com.).
- En France, elle est donc en Camargue et vient d’être (re)découverte dans l’Hérault. Elle est signalée principalement en Grande Camargue, mais aussi en Crau humide. Une population a existé un temps en Camargue gardoise. Sur le littoral Atlantique les populations se trouvent sur des habitats annexes aux marais salants depuis le Marais de Guérande (station disparue ou instable) à la Charente-Maritime en passant par la Vendée. Enfin les populations du littoral de Corse sont assez nombreuses et bien représentées (C.Berquier, com.) [2020]. A l’initiative de Philippe Lambret qui coordonne le projet une enquête nationale Lestes macrostigma est lancée en 2009. Cette démarche est couplée à une enquête de l'Observatoire Naturaliste des Écosystèmes Méditerranéens (ONEM) qui a été clôturée depuis (anciennes enquêtes de l'ONEM).
- Le groupe de travail Lestes macrostigma est en projet de réactivation en 2022.
- Côté Atlantique la reproduction a été très faible en 2022, voire quasi absente sur certains sites. Ainsi aucune des 5 localités connues à Moëze-Oléron (Charente) n'a été fréquentée pour la reproduction et la reproduction a été proche de rien sur la réserve de Müllembourg à Noirmoutiers (Vendée), fait généralisé sur les Odonates en général (LPO France 2023).
