Aeshna caerulea

Espèces

Aeshna carulea (Ström, 1783)

Æschne azurée

Azure Hawker

Famille des Æschnidés (Æschnidés)

LC 2009 UICN – VU 2009 Bassin méditerranéen – VU 2016 France

Haute Savoie le 7 août 2006
©© bync – Pierre Juliand – Monde des Insectes

Espèce Paléarctique boréo-alpine. Se trouve dans le nord de l’Eurasie ainsi que dans certaines montagnes de l’Europe et de l’Asie centrale.

Seules les indications récentes sont considérées comme valides : première mention à Vallorcine le 19 août 1994 (Haute-Savoie : Grand 1995). Elle n’est connue pour la France que dans le Massif du Mont Blanc et le Haut-Giffre.

Elle n’est connue que dans quelques massifs de l’est de la Haute-Savoie en France.

Aguesse (1964) l’a signalée sur la Tourbière de Bourdouze (Puy-de-Dôme). Aguesse (1968) donne des éléments très vagues sur cette Libellules en l’indiquant en France : Massif Central, Vosges et Alpes. Deliry (1992) y souligne une citation de Brunhes & Villepoux (1988) au Marais de Lavours, mais Grand (2010) considère qu’il doit s’agir d’une confusion avec Aeshna affinis. On trouve d’autres mentions incertaines pour le Semnoz (Haute-Savoie), possible à la Tourbière des Creusates (Savoie), sur le Plateau du Taillefer (Isère) et au Col de Vars (Hautes-Alpes).

Aeshna caerulea
Extrait de Deliry (2022) (©©byncsa)
Légende – Fréquence lissée p.p. vis à vis de l’effort de prospection
Rouge : Espèce fréquente – Orange : Assez fréquente – Jaune : Rare – Bleu clair : Probablement erratique
Gris foncé : Disparue (à vérifier) – Rose : A confirmer ou Douteuse

Marais et tourbières d’altitude, généralement autour de 2000 m, mais dès 1400 m en Haute-Savoie, voire plus bas. Elle atteint les 2300 m. Elle habite les marais et les tourbières aux eaux oligotrophes ou dystrophes, de dimension plutôt réduits. Elle vole près des gîtes larvaires et on suppose que ses capacités de dispersion est faible.

Vole au cœur de l’été généralement de (mi juin) fin juillet à fin août (début octobre) ; en France on signale l’espèce de juillet à début septembre. Sur une station donnée, les émergences sont synchrones. La maturation dure de 2 à 3 semaines. Pic de vol avant la mi-août. Développement larvaire fonction des conditions climatiques durant entre 3 et 5 ans. Si un tiers des observations ne concernent que des individus isolés on peut en voir jusqu’à une quinzaine, mais généralement moins de 10 ensemble.

  • Aguesse P. 1964 – Notes sur l’écologie et la répartition des Odonates du Massif Central. – Bull. Soc. ent. Fr., 69 (11/12) : 223-234.
  • Aguesse P. 1968 – Les Odonates de l’Europe occidentale, du Nord de l’Afrique et des îles atlantiques. – Masson, Paris : 258 pp.
  • Cornuet J.F. & Desmet J.F. 2006 – Les observations d’Aeshna caerulea en Haute-Savoie prises en compte dans la Monographie. – GRIFEM, janvier 2006 : 10 pp.
  • Deliry C. 1992 – Les libellules du marais de Lavours (alt. 232 m) Ain : statut, écologie et relation avec le milieux tourbeux. – Sympetrum, 6 : 29-79.
  • Grand D. 1995 – Premières rencontres avec Aeshna caerulea (Ström, 1783) dans les Alpes françaises (Odonata, Anisoptera, Libellulidae). – Martinia, 11 (1) : 3-6.
  • Guillemot A. & Krieg-Jacquier R. 2018 – Aeshna caerulea en France, une espèce en limite d’aire et menacée par le changement climatique (Odonata : Aeshnidae). – Bourgogne-Franche-Comté Nature, 28.