Ordre des Odonates : Demoiselles et Libellules
Citation de la page ☞
[Deliry C. 2025] – Ordre des Odonates : Demoiselles et Libellules. – Odonates du Monde (odonates.net), consultée le 31 août 2025.

- incl. Libella fluviatilis (Rondelet 1558) [Zygoptera : larve]
- Libella (Muffet 1589-90) [incl. imagos]
- [Libelle] (Ray 1710)
- Libellula (Linnaeus 1735) [diminutif nouveau]
- Libella Linnaeus, 1758 [genre : lapsus]
- Libellula Linnaeus, 1758 [genre]
- [Tetraptera alis nudis] (Geoffroy 1762)
- Unognata Fabricius, 1775 partim
- Libelluloides von Laicharting, 1781 partim
Fabricius J.C. 1793 – Entomologia systematica emendata et aucta. Tom. II. – Hafniae. – ONLINE
Type – Libellula Linnaeus, 1758
Odonata Fabricius, 1798 [ordre]
- ~ Cryptodonta Latreille, 1802
- Libellulines (Latreille 1804) : Libellulidae Latreille, 1804 [famille]
- Libellulides Leach in Brewster, 1815 [clade : « tribu »]
- Odonatea Rafinesque, 1815 [lapsus]
- Libellulidae de Selys Longchamps, 1840 [famille homonyme]
- ~ Paraneuroptera Schipley, 1904
- Zygopteradelphia Crampton, 1916 [à préciser]
- Panzygoptera Crampton, 1916 [à préciser]
- Odonatida Pearce, 1936
- Neodonata Martynov, 1938 [à vérifier]
- [Odonatoptères] (Chopard 1948) [trivial]
- Orthomyaria Schwanwitsch, 1946 [à préciser]
- Bimotoria Schwanwitsch, 1946 [à préciser]
- ~ Heterognatha Chen, 1962 (nec de Saussure & Humpert, 1872, nec Börner, 1920)
- Euodonata Grimel & Engel, 2005
Demoiselles et Libellules – (en) Dragonflies1 and Damselflies
Marteau d’eau douce [larves : Rondelet 1558], Niveau d’eau douce [larve : Rondelet 1558], Mouches d’eau douce [imagos : Rondelet 1558], Perle2 [ad Perla : Aldrovando 1602 ; Goedart 1685], Mordelle3 [ad Mordella : Goedart 1685 ; de Réaumur 1742], Demoiselles4 [Lister 1700], Libellula [Linnaeus 1735]5, Virguncula [Linnaeus 1735], Libellules [Olivier 1792], Libellulidés [de Selys Longchamps 1840], Odonates [de Selys Longchamps 1840]
(de) Jungfer, Libellen – (es) Libélula6 – (sv) Trollsanda
Compléments taxonomiques ☞
- 1558, 1735 – (lat) Libella (Rondelet 1558) [Ray 1710, Drury 1770] → Libellula (Linnaeus 1735) [Linnaeus 1744, Drury 1770] → (fr) Libellules (Olivier 1792) → Libellulidées (de Selys Longchamps 1840)
- 1589 – Libella (Muffet 1589-90) [incl. imagos : Lister 1700, Ray 1710, de Réaumur 1742]
- 1602, 1685 – (lat) Perla (Aldrovando 1602) [Ray 1710, Linnaeus 1735, de Réaumur 1742] → (fr) Perle (Goedart 1685) [Lister 1700]
- 1626 – (en) ~ Dragonflies (Bacon 1626) [Goedart 1685, Drury 1770]
- 1685 – (lat) Modella (Goedart 1685) [de Réaumur 1742] → (fr) Mordelles
- 1700 – (fr) Demoiselles (Lister 1700) [de Réaumur 1742, Linnaeus 1744, 1756, Drury 1770, de Tigny 1802]
- 1740 – (sv) Trollslanda (Linnaeus 1740a)
- 1740 – (de) Jungfer (Linnaeus 1740b)
- 1770 – (en) [Adder Bolts] (Drury 1770)
- 1770 – (en) [Balance Flies] (Drury 1770)
- 1793 – Odonata Fabricius, 1793 [sous-ordre : Fabricius 1793, de Selys Longchamps 1853] [ordre : Paulson & al. [2021b]]
- 1804 – Libellulines Latreille, 1804 [famille → Libellulidae Latreille, 1804]
- 1806 – (en) Horse-Stingers (Shaw 1806) [trad. : « Cheval-Dard »]
- 1840 – Libellulidae de Selys Longchamps, 1840 [famille homonyme] ← Libellulidae Latreille, 1804
- 1840 – (fr) Odonates (de Selys Longchamps 1840) [de Selys Longchamps & Hagen 1850
L’ordre des Odonates est rangé dans la classe des Insectes, embranchement des Arthropodes au sein du règne Animal. Ils sont placés dans le super-ordre des Paléoptères7, comme Odonatoptères (Odonates s.l.) avec les Éphéméroptères et sont ainsi considérés parmi les Insectes les plus anciens. Les premiers Odonates s.str. connus datent de la fin du Permien (~ 250 Ma)8. On les nomme régulièrement Libellules s.l. mais on note ces dernières années un retour au termes originels : Demoiselles et Libellules ce qui correspond grosso modo aux Zygoptères et aux Anisoptères.
L’ordre des Odonates s.str. tel que présenté dans ces pages, correspond assez bien aux Euodonata Grimaldi & Engel, 2005, à savoir rassemblant les Zygoptères et les Anisoptères ainsi que quelques groupes fossiles affines, les Mesomantiidae Ŧ, Saxonagrionidae Ŧ, Cephalozygoptera Ŧ, tout comme les Anisozygoptères.
On découvre parmi les premiers noms donnés aux Odonates, Libella chez Rondelet (1558), alors que les premiers noms anglais connus se trouvent chez Muffet (1589-90) : Adder Boultes, Dragonflies, Watter butterflies. Aldrovando (1602) préfère le nom de Perla. C’est Linnaeus (1735) qui forge ce nom Libellula par diminutif du mot Libella créé en 1558. Après les avoir présentées comme des Demoiselles, de Réaumur (1742), vient les distinguer sous la notion de Demoiselles aquatiques par apposition aux Demoiselles terrestres qui sont en fait les Fourmilions (Myrmeleontidae). On trouve enfin en Allemand, Libellen chez Roessel von Rosenhof (1749).
« Les Libellules sont connues dans presque toute la France, même par les enfans, sous le nom de Demoiselles, qu’elles doivent vraisemblablement à la longueur et à la finesse de leur corps » (de Tigny 1802). Olivier (1792) a été le premier à utiliser le nom Libellules en Français.
Le mot Odonata a été forgé par Fabricius en 1793 à partir du grec οδόντoς qui signifie « mâchoires avec des dents ».

Cet ensemble est d’abord regardé par un genre unique (Libellula) rangé dans l’ordre de Neuroptera (Linnaeus 1758). Fabricius (1775) splite le genre initial en trois en ajoutant les nouveaux genres Agrion et Aeshna, rassemblés parmi les Unogata qu’il resserre autour des trois genres sous l’ensemble des Odonata (Fabricius 1793). Ce zoonyme a été d’abord assez peu utilisé, toutefois de Selys Longchamps (1840) le place comme synonyme des Libellulidées et de Selys Longchamps & Hagen (1850) titrent leur ouvrage de ce nom mais sans en utiliser clairement la dimension systématique : Revue des Odonates ou Libellules d’Europe. Cette dimension systématique sera prise tardivement et par exemple le Dictionnaire universel d’Histoire Naturelle dirigé par Charles d’Orbigny (tome 8 : 1847), en fait un terme tout à fait secondaire (fig. ci-contre). Ce n’est donc que bien plus tard que l’Ordre des Odonates prendra sa pleine dimension telle que nous la connaissons.
Description
Charles de Geer (1778) donne la description suivante qui est particulièrement complète : Antennes très-courtes. Bouche armée de quatre dents. Ailes étendues ou élevées perpendiculairement, toutes de grandeur égale. Trois petits yeux liƒƒes [Ocelles]. Trois articles aux tarƒes. Quatre petites parties plates en feuilles [Pièces abdominales des mâles]. Les yeux ƒont fort grands & occupent presque toute la surface de la tête. Pour s’accoupler le mâle ƒe ƒaiƒit en volant de la femelle, s’accroche à ƒon col par des crochets qu’il porte au derrier & s’envole avec elle de cette manière [tandem] ; pour achever la copulation, la femelle courbe ƒon long corps en deƒƒous & en applique le bout ƒur les parties du mâle, qui ƒe trouvent en deƒƒous du ƒecond anneau, tenant alors ƒon corps courbé en boucle [cœur copulatoire]. Les larves sont vraiment aquatiques et elles vivent dans l’eau jusqu’au moment qu’elles doivent prendre des ailes, après avoir passé par l’état de fausse-nymphe ou nymphe ambulante. Elles portent un masque permettant la capture de leurs proies.. Cet auteur distingue deux familles qu’il ne nomme pas qui correspondent en fait aux Anisoptères (Tête grosse…) et au Zygoptères (Tête large…).
On trouve chez Leach in Brewster (1815) une des premières descriptions “complètes” des Odonates en anglais. Il traite en fait l’ensemble dans la « tribu » [clade] des Libellulides : ils se caractérisent par des tarses jointives au nombre de trois, des mandibules et des maxilles fortes et cornées, des ailes semblables ou avec les postérieures plus larges à la base, l’abdomen non terminé par de soies ou des filaments et enfin des yeux très grands. Ils sont classés dans l’ordre de Neuroptera (quatre ailes, nues, réticulées et divisées en de nombreuses cellules), de la « section » [clade] des Subulicornes (antennes en pointe, très courtes, sétiformes, palpes maxillaires très courts, ailes étendues horizontalement ou redressées, extrêmement réticulées, comprenant de plus les Ephemerides qui se distinguent par leurs quatre tarses, la bouche non distincte, aux ailes postérieures plus petites que les antérieures et à l’abdomen terminé par deux ou trois filaments.
La morphologie des Odonates et très similaire à celle des autres Insectes avec une tête avec deux très grands yeux à facettes, un thorax comprenant deux paires d’ailes et six pattes (Hexapodes) et un abdomen formé de onze segments terminés de pièces abdominales chez les mâles jouant un rôle important dans la formation de l’accouplement (cœur copulatoire) et du tandem alors que le mâle tient la femelle au niveau du prothorax. Les organes sexuels de la femelle se trouvent généralement dans le 8ème segment alors que chez le mâles ils se trouvent dans le 2ème. La tête porte des antennes courtes et de gros yeux composés de nombreuses facettes, trois ocelles et des pièces buccales broyeuses. Le thorax possède trois paires de pattes et deux paires d’ailes membraneuses. L’abdomen est constitué de dix segments dont le dernier comporte des cerques préhensiles chez les mâles. Ce sont des Insectes hétérométaboles dont les nymphes (larves) sont aquatiques et les adultes aériens fondamentalement différents et séparés par une mue imaginale. Les nymphes se caractérisent par la présence de pièces buccales en forme de masque extensible. Les Odonates sont des prédateurs tant à l’état larvaire qu’à l’état imaginal.

Éléments de Biologie
Les Odonates sont des Insectes réputés d’origine tropicale qui sont relativement intolérants aux faibles températures. En ce qui concerne les espèces des zones tempérées, elles réalisent généralement leur cycle selon deux contraintes écologique : passer l’hiver (stade larvaire) et se reproduire selon la belle saison. Dans les zones tropicales lorsque les saisons sont alternées sèches et humide, la période humide est propice au développement larvaire dans les milieux aquatiques qui peuvent alors être saisonniers ([2021]). Le record d’altitude pour l’observation d’un Odonate est de 6300 m dans l’Himalaya. Il s’agit de l’observation d’un individu de Pantala flavescens (voir : Hupało & Tończyk 2016). Notons que quelques rares espèces se développent dans des réservoirs d’eau stockés dans le feuillage de plantes (phytothelmes), d’autres se développent dans des micro-habitats terrestres humides ([2025]).
Valeur emblématique de la conservation des milieux aquatiques, les Odonates sont des Insectes hémimétaboles. La larve aquatique comprends en germe les organes de l’imago aérien et volant. Les précurseurs des Odonates sont apparus avant que n’existent les Dinosaures, au Carbonifère vers 325 Ma. Les premiers Odonates véritables apparaissent quant à eux au Trias et au Jurassique. Parfois nommés Faucons des marais ou Tyrans des Insectes, les Odonates sont exclusivement carnivores tant à l’état larvaire qu’à l’âge adulte. Leurs yeux sont très développés et adaptés au comportement de chasse. Ce sont en proportion pour un animal les plus gros yeux connus. Mobilité du cou comprise, la vision se fait à 360°. Des espèces repèrent une proie immobile distante de 20 m et en mouvement à 50 m. Les ocelles au nombre de trois et situés sur le front renseignent les ailes sur la position relative de l’horizon et permet un guidage précis dans l’espace. Adapté à la chasse les accélérations en vol de ces Insectes peuvent être fulgurante et atteindre 30 G, soit cinq fois plus que celles atteintes pour un pilote d’avion de chasse avant qu’il ne perde connaissance ! Le système sanguin des Libellules est adapté à ce fonctionnement avec le corps qui baigne dans l’hémolymphe qui se répartie de manière homogène lors des accélérations. Leur vitesse passerait chez certains Anisoptères, les 70 km/h. La chasse se fait à l’affut ou à courre, selon que les espèces sont percheuses ou patrouilleuses, parfois en groupes ou essaims. La nourriture des imagos se compose uniquement d’Insectes, mais certaines espèces capturent des Araignées directement dans leurs toiles. On connaît des cas d’Anisoptères ayant capturé de petites Grenouilles et même des Colibris. D’autres et parfois dans des populations locales, on constate des exemples réguliers de cannibalisme intra ou interspécifique ([2019]). Dans l’autre sens les Libellules adultes sont les proies d’Oiseaux dont certains sont de véritables spécialistes de leur capture comme le Faucon hobereau en Europe ou le Tyran de Dominique ou Tyran gris aux Antilles. Araignées, Frelons, Amphibiens sont autant de prédateurs des Odonates. Le vol est aussi propice aux migrations et certaines espèces comme Anax junius sont connues pour réaliser des déplacement aller-retour en plusieurs générations comme c’est le cas chez des Papillons. Pantala flavescens est connue pour savoir se déplacer en passant au-dessus de l’Océan Indien entre le subcontinent Indien et la corne de l’Afrique ([2019]).
Une fois les organes génitaux devenus fonctionnels, maturant pendant une période où les individus s’éloignent généralement en vol des gîtes larvaires, les Libellules reviennent sur les zones aquatiques où elles se reproduisent, d’abord les mâles, puis les femelles. La reproduction est très spéciale chez les Odonates. Le mâle transfère sa semence jusqu’au pénis situé sous le début de l’abdomen à partir des gonades placées à la fin de l’abdomen. Ce placement en avant du pénis par rapport aux autres Insectes, permet l’accouplement en vol qui prends la forme bien connu de cœur copulatoire, généralement précédé par un déplacement du couple en tandem. Les mâles choisissent souvent un territoire (terme parfois rejeté par certains auteurs !) et y attendent les femelles « afin que » celles-ci pondent dans les « meilleures conditions ». Certaines espèces effectuent une parade nuptiale ou s’assurent de signaux visuels propres à permettre l’accouplement. Les œufs sont déposés après celui-ci soit dans les végétaux (ponte endophytique grâce à un ovopositeur) ou librement (ponte exophytique : oeufs lâchés en vol, collés à la surface d’une feuille, laissés par des frappes régulières à la surface de l’eau ou en plongeant l’abdomen dans le milieu aquatique). Entre deux pontes, la femelle quitte les gîtes larvaires et doit attendre entre une et cinq journées avant de pondre à nouveau. Les espèces à ponte endophytique ont des œufs généralement longs et cylindriques alors que les œufs des autres Libellules sont plutôt ronds, parfois rassemblés dans des cordons gélatineux ou sous forme de masses à l’instar des pontes d’Amphibiens. Une Libellule peut pondre plus de 3000 œufs en une seule séance reproductrice ; c’est ainsi le cas de Platetrum depressum. Les pontes réalisées au printemps conduisent parfois à une nouvelle génération au cours de la même saison, celles réalisées en fin d’été doivent le plus souvent attendre – sauf sous les tropiques évidemment où les émergences s’effectuent en continu – le printemps suivant ou peuvent même mettre jusqu’à cinq ou six ans pour que les larves se transforment en adulte suite à un développement alors très lent comme chez Thecagaster bidentata ([2019]).
Les nymphes ou naïades (larves aquatiques) sont des prédateurs redoutables armés d’un masque extensible et préhensile, structure unique dans le monde vivant, mais dont le mécanisme ressemble techniquement à l’usage de la langue chez les Chaméléons. Les « larves » d’Odonates consomment d’abord de petits insectes aquatiques ou du zooplancton et ensuite des larves plus conséquences comme celles de Coléoptères ou des Crustacés, Mollusques, tétards, alevins et aussi leurs propre espèce ou des larves d’espèces différentes de Libellules (cannibalisme). Elles sont à l’inverse les proies des Poissons, Oiseaux, Amphibiens ou Insectes. Elles peuvent se camoufler en se couvrant de sédiment, en changeant de teinte selon le support, en se tenant immobile ou chez des Anisoptères en rejetant de l’eau par le rectum ce qui repousse les prédateurs. Les larves d’Epiophlebia superstes, une espèce du groupe des Anisozygoptères connues au Japon peuvent émettre des sons stridulants qui contraignent les prédateurs à lâcher prise. A contrario les larves de Zygoptères peuvent à la manière des Lézards, abandonner une patte ou une lamelle caudale à leurs agresseurs. Ces dernières se régénèrent le plus souvent.
Au terme de son développement, qui nous l’avons vu dure de quelques semaines à plus de cinq ans, les nymphes cessent de s’alimenter, le masque préhensile devenant non fonctionnel, et s’exercent en sortant de temps à autre de l’eau ou venant à sa surface afin d’éprouver les voies respiratoires aériennes. Alors l’émergence survient sur un support généralement rigide, souvent végétal. La peau larvaire se fends sur le dos et l’imago dans sa forme subémergente ou ténérale se libère progressivement de son exuvie. Enfin les ailes se gonflent et se développent, la Libellule se sèche, avant le premier envol. Elle risque alors d’être la proie de Fourmis et est très vulnérable dans cette étape de sa vie, ou métamorphose imaginale. En conséquence certaines grandes espèces réalisent leur métamorphose la nuit (Anax imperator par exemple). Par ailleurs des Gomphes comme Onychomphus forcipatus réalisent leur transformation très rapidement, ce qui évitent que cette espèce rhéophile soit emportée par le courant alors qu’elle émerge au niveau de galets sortant à peine de la rivière ([2019]).
Bases d’anatomie
Le système digestif ne diffère pas de celui des autres Insectes. Il est composés de trois parties : mesodeum (bouche, œsophae et une structure régulant le passage des aliments), stomodeum (« estomac », structure intestinale à fonction digestive) et proctodeum (rectum et anus agissant dans l’expulsion des « excréments »).
Le système nerveux est composé d’une anneau cervical suivi de cordons nerveux métamérisé selon l’axe thoraco-abdominal en position ventrale. Le « cerveau » comprend trois régions (proctocerveau » » associé aux yeux, deuterocerveau associé aux antennes – très petites – et tritocerveau commandant les fonctions générales).
Le système respiratoire a une structure très différente selon le stade, nymphal ou imaginal. Les Zygoptères présentent des lamelles caudales chez les nymphes assurant les échanges des molécules respiratoires (CO2 et O2) avec l’environnement aquatique alors que chez les Anisoptères une ampoule rectale joue la même fonction, couplée à une capacité de gonflement – éjection de l’eau permettant la propulsion des nymphes en particulier pour les nymphes nageant entre deux eaux. Les « trachéobranchies » sont reliées à une tubulure trachéale qui parcoure l’ensemble du corps de ces animaux. Chez les imagos, le système trachéal est relié à des petites ouvertures ponctuant la structure métamérique assurant la même fonction de circulation des gaz respiratoires dans l’espace aérien.
La circulation de substances dans le corps de ces animaux (système circulatoire) est ouvert comme chez l’essentiel des Arthropodes, doté d’une petite pompe musculaire assurant la circulation des liquides internes fondé sur l’hémolymphe. L’hémolymphe couplée au système trachéen poursuit l’ouvrage de diffusion des molécules respiratoires jusque dans l’espace intime de chaque cellules de l’organisme.
Classification
La Classification donnée par de Selys Longchamps & Hagen (1850) place les Odonates dans un sous-ordre, dans l’ordre des Névroptères. On trouve les Zygoptera et les Anisoptera nommés chez de Selys Longchamps en 1853 (réputés datés de 1854) et les Anisozygoptera Handlirsch (1907), un ensemble qui a perdu toute consistance comme le démontrent Nel & al. (1993) et auquel j’ai introduit un nouveau sens (Deliry 2022) afin de leur redonner de la « substance ».
Ainsi j’ai proposé le 17 novembre 2022, une redéfinition de l’infra-ordre des Anisozygoptères qui devenait un ensemble très ambigu, problème pourtant relativement bien explicité dès les années 1990. Ce « groupe » reste plébiscité par la Communauté odonatologique (Deliry 2022). Il convenait de donner du sens et de la rigueur à un terme qui avait perdu toute consistance de longue date.
La Classification officielle distingue trois sous-ordres (Zygoptères, Anisozygoptères et Anisoptères), alors que la Classification phylogénétique dont je fais la promotion ici, est désormais de plus en plus régulièrement acceptée dans ses grands ensembles qui limite les Odonates à deux sous-ordres (Zygoptères et Epiproctophores) tendant même à ne plus accepter les Anisozygoptères dont les Epiophlebiidae sont rangés dans les Epiproctophores. Plus haut j’ai propose une solution pragmatique qui permet de conserver les Anisozygoptères dans la Classification, cet ensemble étant très médiatique et populaire au sein de la Communauté odonatologique devant être redéfini correctement pour retrouver un sens concret (Deliry 2022). La Classification officielle moderne tend à se désintéresser de l’étude des fossiles essentiellement car les modalités de leur étude diffère de manière substantielle, néanmoins je considère dans la Classification phylogénétique donnée ici, qu’ils ont un rôle important dans la compréhension de la détermination des grands ensembles et sous-ensembles construisant la systématique des Odonates. Selon les conceptions ces ensembles fossiles sont rangés ou non parmi les Odonates ou inclus dans un groupe plus vaste, les Odonatoptères apposés aux Ephéméroptères qui comme nous l’avons vu plus haut, sont rassemblés dans les Paléoptères. Ces derniers sont apposés aux Néoptères composant par ainsi en deux groupes presque tous les Insectes actuels. On trouve chez les fossiles d’Odonatoptères, tour à tour les Archizygoptères Ŧ, Protozygoptères Ŧ, Céphalozygoptères Ŧ, Protanisoptères Ŧ, Protodonates Ŧ, Triadophlebioptères Ŧ. Malgré l’intérêt que je porte à ces ensembles fossiles, il reste encore beaucoup de lectures et de recherche à faire pour leur donner du « corps » et tout leur sens ([2024])9.
- Odonata Fabricius, 1793 (ordre)
- Mesomantidiidae Tillyard, 1923 Ŧ (famille)
- Saxonagrionidae Nel & al., 1999 Ŧ (famille)
- Zygoptera de Selys Longchamps, 1853 (sous-ordre)
- Lestida Deliry, [2023] (infra-ordre)
- Hemiphlebiines Kennedy, 1920 (micro-ordre)
- Lestines Calvert, 1901 (micro-ordre)
- Platystictida Deliry, [2023] (infra-ordre)
- Platystictines Kennedy, 1920 (micro-ordre)
- Calopteragrionida Deliry, 2014 (infra-ordre)
- Calopterygines de Selys Longchamps, 1850 (micro-ordre)
- Coenagrionines Kirby, 1890 (micro-ordre)
- Lestida Deliry, [2023] (infra-ordre)
- Cephalozygoptera Archibald & al., 2021 Ŧ (sous-ordre)
- Dysagrionidae Cockerell, 1908 Ŧ (famille)
- Sieblosiidae Handlirsch, 1907 Ŧ (famille)
- Whetwhetaksidae Archibald & Cannings, 2021 Ŧ (famille)
- Epiproctophora Bechly, 1996 (sous-ordre)
- Anisozygoptera Handlirsch, 1907 (infra-ordre)
- Epiophlebiines Muttkowski, 1910 (micro-ordre)
- Anisoptera de Selys Longchamps, 1854 (infra-ordre)
- Aeshnines Leach in Brewster, 1815 (micro-ordre)
- Gomphines Rambur, 1842 (micro-ordre)
- Libellulines Latreille, 1804 (micro-ordre)
- Anisozygoptera Handlirsch, 1907 (infra-ordre)

Lien Internet ➚
Référentiel taxonomique mondial et Chronologie des catalogues mondiaux

Le référentiel taxonomique mondial est la World Odonata List (WOL) dont il existe deux versions miroir, la première historique, en place depuis au moins l’an 2000 (Schorr & al. 2000) placé sur le site de l’Université Puget Sound (Paulson & al. 2025a) et la seconde disponible depuis 2021 sur le site de l’Université de l’Alabama en collaboration avec Odonata Central (Paulson & al. 2025b). Il s’agit probablement d’un des référentiel les plus complet et exact pour un groupe d’Insectes10. Ce travail est l’héritage de nombreux catalogues des Odonates de dimension mondiale et de recherches particulières en complément : Linnaeus (1758), Olivier (1792), Fabricius (1798), Burmeister (1839), Rambur (1942), Preudhomme de Bore (1889), Kirby (1890), Davies & Tobin (1984, 1985), Tsuda (1986, 1991), Bridges (1994), Steinmann (1997), Silsby & Parr (2001). On trouve encore, un site que j’ai fort peu exploité pour l’instant nommé Lifemap ➚. D’autres catalogues en ligne sont proposés et plusieurs ont disparu (liens obsolètes).
- Linnaeus C. 1758 – Systema naturae. 10e édition. – Holmiae. – [Libellula] PDF
- Olivier G.A. 1792 – Encyclopédie méthodique, dictionnaire des Insectes. Tome septième, partie 2. – Paris, Panckoucke. – ONLINE
- Fabricius J.C. 1798 – Suplementum entomologiae systemicae. – Proft & Storch, Copenhagen : 582 pp.
- Burmeister H. 1839 – Handbuch der Entomologie. – Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862]. – ONLINE
- Rambur P. 1842 – Histoire naturelle des insectes : Névroptères. – Roret, Paris : 534 pp. – ONLINE
- Preudhomme de Borre A. 1889 – Répertoire alphabétique des noms spécifiques admis ou proposés dans la sous-famille des Libellulines. – Hayez, Bruxelles.
- Kirby W.F. 1890 – A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata or Dragonflies with an appendix of fossil species. – London. – PDF LINK
- Davies D.A. & Tobin P. 1984 – The dragonflies of the world: A systematic list of the extant species of Odonata. Vol. 1. Zygoptera, Anisozygoptera. – Societas Internationalis Odonatologica Rapid Comm. (Suppl.) n°3, Utrecht.
- Davies D.A. & Tobin P. 1985 – The dragonflies of the world: a systematic list of extant species of Odonata. Vol. 2. Anisoptera. – Soc. Int. Odonatol. Rapid Comm. (Suppl.) No. 5., Utrecht.
- Bridges C.A. 1994 – Catalogue of the family-group, genus-group and species-group names of the Odonata of the world. 3e éd. – Urbana, chez l’Auteur, édition antérieure (1993). – ONLINE
- Steinmann H. 1997 – World Catalogue of Odonata. 2 volumes. – Walter de Gruyter.
- [Schorr M., Lindeboom M. & Paulson D. 2000] – List of Odonata of the World. (2 parties). – Univ. of Puget Sound, version du 27 avril 2000. – ARCHIVES
- Tsuda S. 2000 – A distributional list of World Odonata. – Chez l’auteur, éditions antérieures (1986 & 1991) : 430 pp.
- Silsby J. & Parr M.J. 2001 – Dragonflies of the World. – Smithsonian Books.
- [Rowe R., Trueman J. & Rhondda J. [jusqu’en 2024]] – The Odonata – Dragonflies and Damselflies (β). – Site en ligne, première mise en ligne : xxxx [A préciser !].
- [Deliry C. 2025] – Odonates du Monde. – Histoires Naturelles (2004-2025). – odonates.net
- [Paulson D., Schorr M. & Deliry C. (coord.) 2025a] – World Odonata List (New). – Slater MNH, Univ. Puget Sound, première mise en ligne en 2000 (Schorr & al. 2000). – ONLINE (nouveau lien)
- [Paulson D., Schorr M., Abbott J., Bota-Sierra C., Deliry C., Dijkstra K.D. & Lozano, F. (coord.) 2025b] – World Odonata List. – Odonata Central, University of Alabama, première mise en ligne en 2021. – ONLINE
Références
A compléter : Bacon (1626), Chen (1962), Crampton (1916), Latreille (1802), Martynov (1932), Pearce (1936), Rafinesque (1815), Schwanwitsch (1946), Shipley (1904)
Détail des références ☞
- Aldrovando U. 1602 – Des Animalibus Insectis libri septem. – Bononiae.
- Archibald S.B. & al. 2021 – The Cephalozygoptera, a new, extinct suborder of Odonata with new taxa from the early Eocene Okanagan Highlands, western North America. – Zootaxa, 4934 (1).
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Liens Internets généraux sur les Odonates ➚
- ☞ Projet Odonata of the Year (iNaturalist – 2025) – ☞ Biodiversity Heritage Library (anciens ouvrages numérisés) – ☞ All Odonata (Waybackmachine) – ☞ Scispace (Références et documents téléchargeables)
- ☞ Revue Odonatologica – ☞ International Journal of Odonatology – ☞ Newsletter Agrion
- ☞ Wordwide Dragonfly Association – ☞ International Dagonfly Fund – ☞ International Research Institut – ☞ Odonata Central – ☞ Laboratory of Evolutionnary and Conservation Ecology (Univ. de Vigo : Cordero Rivera A.) – ☞ Lifemap (Classification)
- ☞ Catalogue of Life – ☞ Encyclopedia of Life (Odonata) – ☞ IRMNG taxon (Odonata) – ☞ UICN Red List of threatened species – ☞ The Paleobiology Database (Fossiles) – ☞ Plazi – Biodiversité en libre accès (Domaine Public) – ☞ Mindat.org (Compilation taxonomique)
- ☞ World odonata list forum – ☞ Monde des Insectes (Portail Odonates) – ☞ Global Biodiversity Information Facility (GBIF) – ☞ Odonata (iNaturalist)
- ☞ Galerie du Monde des Insectes – Libellules (Dominique Mouchené) – Nature Photographie (Christophe Brochard) – Odo-nutters (John & Carol’s world of Odonata) – Ważki (Media Nauka – Pologne) – Illustrations thématiques (Jim Johnson)
- ☞ La Selysienne – Société d’odonatologie Francophone

FaceBook (année de création) – Dragonflies (Felicity Grundlingh – 2012) – Iodonata (International Odonata Research Institute : Bill Mauffray 2017) – Libellul’mE (Cyrille Deliry – 2014) – Libélulas do mundo (Diogo César – 2014) – Mes Libellules (Benoît Guillon – 2012) – Odonata (Dragonflies and Damselflies) (2018) – Odonata of the World (2018) – One Million Dragonflies (2015) – Worldwide Dragonfly Association (WDA – 2013)
- Première citation chez Bacon (1626) : » The delicate coloured Dragon Flies ». Utilisation plus scientifique chez Goedart 1685, Drury 1770 et plus exactement Dragon flies selon ce dernier auteur. On trouve encore chez Drury (1770) les noms « anglois » d’Adder Bolts et de Balance Flies. Voir l’explication des fondements du terme Dragonflies chez Deliry ([2020]). Schaw (1806) cite Horse-Stingers (ce qui signifie « Cheval-Dard »). Deliry ([2022b]) rapproche les élément symboliques qui assemblent les noms de Dragonflies et de Libellules selon une même logique fondamentale. ↩︎
- Ce nom a été remobilisé par les premiers auteurs linnéens pour fonder le genre Perla qui forment les Plécoptères. ↩︎
- J’ai trouvé de plus de nom sous le genre Mordella pour des Coléoptères. ↩︎
- Drury (1770) dit que ce sont les Demoiselles des français. ↩︎
- Le nom « commun » Libella fait la préférence de Drury (1770), car il est « le plus connu aux naturalistes ». ↩︎
- On trouve encore en espagnol Caballitos del diablo ce qui signifie « Roues du diable », probablement en raison de la forme prise par la paire lors de l’accouplement ou cœur copulatoire. ↩︎
- Cet ensemble est composé des Odonatoptera Lameere, 1900 et des Ephemeroptera Hyatt & Arms, 1891. ↩︎
- On situe l’apparition des premiers animaux véritables (Métazoaires) il y a près d’un milliard d’années, les Hexapodes au Dévonien (~ 500 Ma) et les Protodonates au Carbonifère (~ 325 Ma). À cette époque la Pangée n’est pas encore constituée, l’Europe et l’Amérique du Nord sont réunies par la chaîne hercynienne où se développe de luxuriantes forêts humides où apparaissent les premières Libellules s.l.. On trouve les premiers Zygoptères au Permien (~ 250 Ma), alors que les Protodonates sont fortement diversifiés, mais aucun Anisoptère « véritable » n’est repéré avant le Jurassique (~ 150 Ma). ↩︎
- Outre les sous-ordres actuels, on trouve dans les Odonates (sensu Odonatoptera) selon les auteurs, des ensembles fossiles comme par exemple le genre Protolindenia Ŧ ou des clades tels les Protanisoptera Ŧ, Archizygoptera Ŧ, Triadophlebiomorpha Ŧ et Tarsophlebioptera Ŧ. Notons que les Epiproctophora comprennent outre quelques familles fossiles non placées, probablement les Isophlebioidea Ŧ, ce qui me reste à confirmer. ↩︎
- Depuis 2021 la WOL ne précise plus dans les synonymes les formes, sous-espèces ou “races »… De tels zoonymes sont présentés comme de simples trinoms. Depuis début 2019 elle ne traite plus les nomina nuda, je les maintiens au mieux sur mes listes. J’ai toutefois omis une partie des noms traités comme tels dans la littérature anglaise du début du XIXe siècle, ainsi que de nombreux noms sans description issus de collection ou de courriers le plus souvent, donnés par de Selys Longchamps au milieu du même siècle. Depuis août 2019 certains « synonymes mineurs » ne sont plus traités sur la WOL et se retrouvent sur mes listes. La WOL considère les sous-espèces au niveau de synonymes. C’est un fait, mais je tente de les détailler dans le corps des textes. Notons que leur validité est régulièrement discutée, voire incertaine. Lorsque les protonymes (ou basionymes) diffèrent légèrement des noms valides, la WOL ne le précise pas. Je donne ces précisions lorsque que je les ai identifiées. ↩︎
