Odonates en France

L’odonatologie française tient une place très importante dans l’étude des Libellules y compris au niveau international.

C’est la dixième édition du « Systema Naturae » de Linnaeus parue en 175824 qui comprend les premières descriptions retenues officiellement pour les Libellules. Très rapidement à la suite, en 176225, Geoffroy rédige une des toutes premières odonatofaunes régionales, elle est française : « Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris ». L’auteur, bien que connaissant la notion de noms scientifiques, n’applique pas la méthode de Linnaeus de manière concrète. Il faut attendre la réécriture de son ouvrage par Fourcroy en 178526 pour disposer alors de noms adéquates. Ces auteurs introduisent plusieurs synonymes, mais surtout ajoutent à la Science, Libellula cecilia Geoffroy in de Fourcroy, 1785 (la Cécile), soit Ophiogomphus cecilia et un nom maladroitement oublié, Libellula victoria Geoffroy in de Fourcroy, 1785 (nomen oblitum) qui concerne en fait Crocothemis erythraea dont la description officielle retenue ne datera que de 183227. Geoffroy est donc le premier scientifique à décrire des Libellules après Linnaeus en 1758, mais il faut attendre 1785 pour que ses descriptions soient concrétisées par de véritables noms scientifiques. L’odonatologie est par la suite surtout anglaise, germanique, Italienne, suisse voire russe, norvégienne… ou exotique.

L’ouvrage rédigé par de Villers (1789) reprend la méthode de Linné. Il présente une liste relativement complète des Libellules connues à son époque en Europe et se caractérise par l’adjonction de noms français basés sur des prénoms de femmes et quelques indications de la région de Lyon, du sud de la France ou de la Bresse. Il reprend avec une bonne rigueur les espèces décrites par ses contemporains. Il ajoute par jeu de synonymies de nouvelles espèces pour la France : Leucorrhinia caudalis sous Libellula triedra, Leucorrhinia pectoralis sous Libellula rubicunda, Sympetrum striolatum sous Libellula variegata, Orthetrum cancellatum sous Libellula frumenti, Orthetrum albistylum sous Libellula cancellata, Platycnemis pennipes sous Libellula albidella et il donne aussi Sympetrum sanguineum (Libellula sanguinea), Sympetrum vulgatum (Libellula vulgata), etc. Il décrit une nouvelle espèce avec Libellula tenella qui correspond à Ceriagrion tenellum (de Villers, 1789) connue en Europe et en France. Une de ses planches représente une femelle de Calopteryx haemorrhoidalis (voir plus bas). Au terme de cet ouvrage, on connaît un peut plus d’une trentaine d’espèces en France.

Planche de C. de Villers (1789) – annotée – représentant Libellula quadrimaculata et Calopteryx haemorrhoidalis (présentée par l’auteur sous Libellula virgo), cette dernière provient probablement dans la région lyonnaise

La première zoonymie à peu près complète en langue française se trouve chez Olivier (1792)28 qui tente de reprendre la totalité des espèces de Libellules connues dans le Monde à son époque. Il attribue à chaque espèce un nom français « standard », à savoir un nom qui n’est pas le prénom d’une jeune femme. Par ailleurs cet auteur inaugure l’utilisation du mot « Libellule » en français.

Le second ouvrage qui concerne les Odonates de la région parisienne se trouve sous la plume de Walckenaer (1802)29. Cet auteur ajoute aux noms français des Libellules. Fait méconnu, nous pensons que c’est Latreille (1804)30 qui décrit pour la première fois la famille des Libellulidés. Cette famille est le plus souvent attribuée à des auteurs postérieurs, à notre sens par erreur. Nous avons donc les Libellulidae Latreille, 180431. Cet auteur décrit dans le volume suivant de ses ouvrages, Aeshna mixta Latreille, 180532.

Les premières odonatofaunes européennes sont publiées en 1825, indépendamment par Vander Linden33 et de Charpentier. Ces deux auteurs décrivent plusieurs nouvelles espèces pour l’Europe et en particulier le second y précise quelques espèces pour la France. Risso (1826)34 décrit Agrion nicaeensis qui n’est autre que le premier signalement de Calopteryx virgo meridionalis de Selys Longchamps, 1873 avec cinquante ans d’anticipation. Agrion nicaeensis Risso, 1826 (nomen oblitum) est un nom oublié pour la sous-espèce méridionale du Caloptéryx vierge. Il ne se passera pas grand chose pour la France avant plus de 20 ans et l’odonatologie mondiale est alors anglaise, grecque, belge, russe… ou exotique. C’est alors que l’auteur provençal Boyer de Fonscolombe (183735, 183836) ajoute à nos faunes régionales un article en trois parties sur les Libellules des environs d’Aix-en-Provence. Bien que rigoureux, et, peut-être pour partie mal documenté, l’auteur fait quelques confusions qui lui valent la perte de quelques premières scientifiques. Il est toutefois l’auteur d’Orthetrum brunneum (Boyer de Fonscolombe, 1837), Boyeria irene (Boyer de Fonscolombe, 1838) et Coenagrion caerulescens (Boyer de Fonscolombe, 1838). On trouve ajoutées à ses textes de belles planches en couleur. Avec les travaux de l’odonatologue provençal, la liste française d’Odonates dépasse les 40 espèces.

De la même manière qu’en 1825, deux synthèses sur les Odonates d’Europe paraissent la même année en 1840. Elles sont présentées indépendamment par de Charpentier et de Selys Longchamps. Le second auteur en particulier, replace les espèces alors connues, entre autres, en France. Rambur (1842) fait de même et ajoute quelques espèces ou localités dans son ouvrage à dimension mondiale.

« Macromia splendens » entre dans l’histoire sous Cordulia splendida Pictet de la Rive in de Selys Longchamps, 1843 (nomen oblitum)37, mais c’est Cordulia splendens Pictet de la Rive, 1843 [A vérifier]38 qui fera carrière.

Le Baron de Selys Longchamps (1850)39 précise et complète très significativement dans sa « Revue des Odonates ou Libellules d’Europe » les connaissances sur nos Insectes. Cet ouvrage fonde l’odonatologie européenne et présente la première synthèse, dans un de ses chapitres, sur les Libellules de France40. L’auteur y signale 69 espèces sur les 98 connues alors en Europe ; suivent l’Allemagne et l’Italie avec respectivement 65 et 63 espèces. Il y en a 57 en Belgique, un pays bien étudié par de Selys Longchamps. A l’époque l’odonatofaune de la région parisienne avait été à l’avant-garde et comprenait 47 espèces. Mes recherches précise que nous avons dépasser les 70 espèces signalée en France au milieu du XIXème siècle.

Dès lors l’odonatologie mondiale sera dominée par Edmond de Selys Longchamps qui présente les Odonates, groupe par groupe : notamment les Caloptérygines en 185341, les Gomphines en 185442, les Agrionines dès 186043, les Cordulines dès 187144, ouvrages suivis de plusieurs compléments ou additions. La répartition des espèces y est donnée et le cas opportun, leur citation en France est donnée. Entre temps outre quelques brèves notes de Martin en fin de siècle, seuls deux documents intéressent significativement les Libellules de France : la région de Besançon avec Pidancet (1856)45 et la Savoie avec une brève note de Dessaix (1858)46. Il existe toutefois un document ancien concernant les Odonates du département de la Loire datant du tout début du XIXème siècle [A préciser]. Pidancet (op. cit.) auteur forge les noms de Libellula bruandi Pidancet, 1856 et d’Aeschna justi Pidancet, 1856, synonymes méconnus, respectivement d’Orthetrum brunneum et d’Aeshna juncea. Pour Aeshna juncea il s’agit de la première mention française.  Néanmoins le XIXème siècle reste un parent pauvre de l’odonatologie française. On soulignera outre la synthèse de Pidancet, déjà citée et concernant les Odonates du secteur de Besançon, la mention très remarquable de Macromia splendida à Jarnac en Charente dans les années 1860, seconde station française (voire mondiale) pour cette Libellules, par Henry Delamain47. C’est aussi de Savoie que de Selys Longchamps (1874)48 signale Nehalennia speciosa sur le témoignage de J.B.Bailly, naturaliste à Chambéry bien connu pour son ouvrage en quatre volumes sur l’ornithologie de la Savoie.

Dans son catalogue synonymique mondial, Kirby (1890)49, ne cite explicitement de France que Gomphus simillimus, Gomphus pulchellus, Gomphus graslinii, Platycnemis acutipennis et Coenagrion caerulescens ; les autres espèces sont rapportées à l’Europe, sans plus de détails. Il cite en outre comme de « bonnes espèces », Libellula dorothea, L. sophia et L. adelais selon les descriptions données par Geoffoy dans l’ouvrage de Fourcroy (1785)50, taxons que je pense équivalents ou proches de Coenagrion puella.

Voici plus d’un demi-siècle que fort peu de choses se passent en ce qui concerne les Odonates de France, lorsque Martin (1931)51 publie le premier ouvrage concernant les Libellules de France. Celui-ci couvre les Névroptères et Pseudo-Névroptères. Néanmoins, pour le début du XXème siècle, le Poitou-Charentes fait exception et les recherches de René Martin, Joseph Lacroix et Henri Gelin permettent de dresser une liste régionale de 62 espèces pour la région (il y en a aujourd’hui 70) et il faudra par contre longtemps avant que soit poursuivi l’inventaire régional qui ne reprend pas avant les années 1980 (Vienne et Charente), voire la fin des années 1990 (Deux-Sèvres et Charente-Maritime).


  1. Pucelle J. 1323-1326 – Breviarium ad usum fratrum praedicatorum. – [Bréviaire de Belleville]. – Manuscrit. ↩︎
  2. Qian Xuan [1235-1305] – Début d’automne. [et] Libellule sur un Bamboo. – [Peintures chinoises du XIIIe siècle] ↩︎
  3. Hoefnagel J. 1575 – Animalia Rationalia et Insecta (Ignis). – Planches. ↩︎
  4. de Réaumur R. 1742 – Mémoire pour servir à l’histoire des Insectes. Onzième mémoire. Des mouches à quatre aisles nommées Demoiselles. – Imprimerie royale, Paris [Demoiselles] : 387-457. ↩︎
  5. Linnaeus C. 1735 – Systema Naturae. 1ère édition. – Lugduni Batavorum. ↩︎
  6. Olivier G.A. 1792 – Encyclopédie méthodique, dictionnaire des Insectes. Tome septième, partie 2. – Paris, Panckoucke. ↩︎
  7. Acloque A. 1897 – Faune de France contenant la description des espèces indigènes. Orthoptères, Névroptères… – Baillières & fils, Paris. ↩︎
  8. Martin R. 1931 – Pseudo-Névroptères et Névroptères. – Histoire Naturelle de la France, 9 bis partie. – Deyrolle, Paris. ↩︎
  9.  Robert P.A. 1958 – Les Libellules (Odonates). – Del. & Niestl., Neuchâtel, Paris : 364 pp. ↩︎
  10. Aguesse P. 1968 – Les Odonates de l’Europe occidentale, du nord de l’Afrique et des Iles Atlantiques. – Masson, Faune de l’Europe et du Bassin méditerranéen, vol.6, Paris : 258 pp. ↩︎
  11. Dommanget J.L. 1987 – Etude faunistique et bibliographique des Odonates de France. – MNHN, Inv. de Faune et de Flore, fasc. 36. ↩︎
  12. Deliry C. 2022 – Odonates en France. – Histoires Naturelles n°65, v.3 du 17 février 2022 (première édition 2022) : 388 pp. – PDF – [La première version datant du 12 février 2022 a été rapidement corrigée et complétée (v.2) si bien qu’elles ne sont plus diffusées.] ↩︎
  13. Dupont P. (coord.) 2010 – Plan national d’action en faveur des Odonates 2011-2015. – Opie/SfO, Min. de l’Ecologie : 170 pp. ↩︎
  14. Grand D. & Boudot J.P. 2006 – Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg. – Biotope, Meze, (Collection Parthenope) : 480 pp. – [A préciser] ↩︎
  15. Pucelle J. 1323-1326 – Breviarium ad usum fratrum praedicatorum. – [Bréviaire de Belleville]. – Manuscrit. ↩︎
  16. Rondelet G. 1558 – L’Histoire entière des Poissons. – Bonhome, Lion. ↩︎
  17. Hoefnagel J. 1575 – Animalia Rationalia et Insecta (Ignis). – Planches. ↩︎
  18. Je propose de ranger dans un genre particulier, Aeshna affinis et Aeshna mixta, à savoir le genre Simaeschna. En l’occurence on obtient Simaeschna affinis et Simaeschna colubercula (cette dernière ayant été en définitive décrite antérieurement sous le nom Libellula colubercula). – Référence [A préciser] ↩︎
  19. Hoefnagel J. 1590 – Eluminure du Mira Calligraphiae Monumenta de Georg Bocskay. – Manuscrit. ↩︎
  20. Rondelet G. 1558 – L’Histoire entière des Poissons. – Bonhome, Lion. ↩︎
  21. Linnaeus C. 1735 – Systema Naturae. 1ère édition. – Lugduni Batavorum. ↩︎
  22. de Réaumur F. 1738 – Mémoire pour servir à l’histoire des Insectes. Troisième mémoire. De la distribution des Mouches en classe, en genres et en espèces. – Imprimerie royale, Paris. ↩︎
  23. de Réaumur R. 1742 – Mémoire pour servir à l’histoire des Insectes. Onzième mémoire. Des mouches à quatre aisles nommées Demoiselles. – Imprimerie royale, Paris [Demoiselles] : 387-457. ↩︎
  24. Linnaeus C. 1758 – Systema naturae. 10e édition. – Holmiae. ↩︎
  25. Geoffroy E.L. 1762 – Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris. – Durand, Paris. ↩︎
  26. de Fourcroy A.F. 1785 – Entomologia parisiensis. – Parisii. ↩︎
  27. Brullé A. 1832 – Expédition scientifique de Morée. Section des sciences physiques. – Tome III, 1e partie, Zoologie, 2e section, Des animaux articulés. ↩︎
  28. Olivier G.A. 1792 – Encyclopédie méthodique, dictionnaire des Insectes. Tome septième. – Paris, Panckoucke. ↩︎
  29. Walckenaer C.A. 1802 – Faune parisienne, Insectes. – Dentu, Paris. ↩︎
  30. Latreille P.A. 1804 – Histoire naturelle, générale et particulière des Crustacés et des Insectes. Volume 12. – Paris. ↩︎
  31. Aeshna mixta est selon nous un nom « usurpé » car bien que connaissant parfaitement la Libellula colubercula de Harris (1780), l’auteur français donne un nouveau nom à ce taxon et n’applique aucune règle de priorité correcte dans ce cas ! Nous traitons Aeshna mixta sous le nom de Simaeschna colubercula en conséquence. – Référence [A préciser] ↩︎
  32. Latreille P.A. 1805 – Histoire naturelle, générale et particulière des Crustacés et des Insectes. Volume 13. – Paris. ↩︎
  33. Vander Linden P.L. 1825 – Monographiae Libellulinarum Europaearum Specimen. – Frank, Bruxellis : 42 pp. ↩︎
  34. Risso J.A. 1826 – Histoire naturelle des principales productions de l’Europe méridionale et particulièrement de celles des environs de Nice et des Alpes Maritimes. 5 tomes. – Levrault, Paris et Strasbourg : [Agrionides : tome 5] : 220. ↩︎
  35. Boyer de Fonscolombe M. 1837 – Monographie des Libellulines des environs d’Aix. – Ann. de la Soc. Entomol. de France, 6. ↩︎
  36. Boyer de Fonscolombe E.L. 1838 – Monographie des Libellulines des environs d’Aix. Deuxième et troisième parties. – Annales Société Entomologique France, 7 (2 parties). ↩︎
  37. de Selys Longchamps E. 1843 – Note sur quelques libellules d’Europe. (Séance du 3 mai 1843). – Annls de la Soc. Entom. de France, 2e série, tome 1 : 107-109. – de Selys Longchamps E. 1843 – Description d’une nouvelle espèce de Névroptère du genre Cordulia découverte en France. – Revue Zoologique, revue mensuelle, mai 1843. – Deliry C. 2014 – Le véritable nom de la Cordulie splendide. – Nature Life, 13 janvier 2014. – Deliry C. 2019 – Le véritable nom de la Cordulie splendide. – Nomina Odonata (1ère édition 13 janvier 2014), 21 janvier 2019. + Histoires Naturelles n°65 (version 4). ↩︎
  38. Pictet de la Rive & de Selys Longchamps E. 1843 – [Cordulia splendens]. – Magazin de Zoologie, 2e série, 5e année, 1843 : texte + pl.117. ↩︎
  39. de Selys Longchamps E. & Hagen H.A. 1850 – Revue des Odonates ou Libellules d’Europe. – Murquardt, Bruxelles, Paris. ↩︎
  40. On notera parmi les Libellules exotiques mal étiquetées et indiquées de France (p.322 & seq.): Libellula caerulans (col. Serville : Paris), Gomphus pallidus (Paris : col. Serville), Lestes vittata (col. Beschke : Provence). L’auteur cite en outre Libellula viridula (Pantala favescens), Anax junia (Anax junius) et Anax mediterraneus (Anax ephippiger) comme exotiques, mais que nous savons depuis appartenir à la faune française. ↩︎
  41. de Selys Longchamps E. 1853 – Synopsis des Caloptérygines. – Bull. Acad. Belg., 20. ↩︎
  42. de Selys Longchamps E. 1854 – Synopsis des Gomphines. – Bull. de l’Acad. roy. des Sc. de Belgique, 7. ↩︎
  43. [A préciser] ↩︎
  44. [A préciser] ↩︎
  45.  Pidancet L. 1856 – Catalogue des Libellulidées des environs de Besançon. – Mém. de la Soc. d’émulation du département du Doubs, Série 2, 7. ↩︎
  46. Dessaix J. 1858 – La Savoie historique et pittoresque. – Tome II, Chambéry. ↩︎
  47. de Selys Longchamps E. & Delamain J. 1868 – Macromia splendensIn : Assemblée mensuelle du 1er août 1868 In : Comptes-rendus des séances de la Société Entomologique de Belgique. – Annales de la Soc. Entomol. de Belgique, tome onzième, Bruxelles, Paris, 1867-1868. – PDF ↩︎
  48. de Selys Longchamps E. 1874 – Note sur une excursion à Maeseyck, faite le 20 et le 21 juin 1874. – Annales de la Société Entomologique de Belgique, 17. ↩︎
  49. Kirby W.F. 1890 – A Synonymic Catalogue of Neuroptera Odonata, or Dragonflies, with an Appendix of Fossil Species. – Gurney & Jackson. ↩︎
  50. de Fourcroy A.F. 1785 – Entomologia parisiensis. – Parisii. ↩︎
  51. Martin R. 1931 – Pseudo-Névroptères et Névroptères. – Histoire Naturelle de la France, 9 bis partie. – Deyrolle, Paris. ↩︎

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